Jamaat-e-Islami

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Jamaat-e-Islami

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Présentation
Fondation 26 août 1941
Secrétaire-général Liaqat Baloch
Fondateur Sayyid Abul Ala Maududi
Président Syed Munawar Hasan
Représentation
Députés
4 / 342
Sénateurs
0 / 104
Représentation régionale
Députés du Penjab
1 / 371
Députés du Sind
0 / 166
Députés de Khyber Pakhtunkhwa
8 / 124
Députés du Balouchistan
0 / 65
Orientations
Idéologie Islamisme
Couleurs vert, bleu et blanc
Informations
Siège Islamabad, Pakistan

Le Jamaat-e-Islami (en ourdou : جماعتِ اسلامی, « Parti islamique, » Jamaati, JI) est un parti politique islamiste pakistanais. Il a été fondé à Lahore, en Inde britannique, aujourd'hui au Pakistan, par Sayyid Abul Ala Maududi le 26 août 1941 et est le plus vieux et l'un des plus influents partis religieux du Pakistan[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Sayyid Abul Ala Maududi, fondateur de la Jamaat-e-Islami.

La Constitution originelle du parti, qui se concevait comme à l'« avant-garde de la révolution islamique », incluaient la création d’un État islamique (hukumat-e-ilahiya) et le boycott des institutions liées à la démocratie et jugées anti-islamiques (taghuti nizâm). Bien que Maududi soit un rival direct de Muhammad Ali Jinnah et de sa Ligue musulmane, le parti décide toutefois de s'installer au Pakistan après la partition de l'Inde (1947).

Le JI envisage un gouvernement islamique au Pakistan gouvernant selon la loi islamique (charia). Il est contre l'occidentalisation, notamment contre le capitalisme, le socialisme et d'autres principes tels l'intérêt bancaire, le contrôle des naissances ou les libertés individuelles. Toutefois, le parti a participé à la plupart des élections nationales, ainsi qu'à des alliances politiques et des coalitions.

La Jamaat est très active au sein de la société civile pakistanais : elle mène souvent des manifestations et est présente dans les différentes parties de la société, notamment dans les campus universitaires . Elle mène une politique de terrain, notamment dans les écoles et les mosquées, et elle collecte des dons pour venir en aide aux plus démunis et notamment aux dizaines de milliers réfugiés causés par les affrontements entre les talibans et l'armée ou par des catastrophes naturelles comme les inondations de 2010 au Pakistan. La Jamaat jouit ainsi d'une certaine popularité, surtout dans le nord-ouest du pays.

Participation aux élections[modifier | modifier le code]

La Jamaat participe aux premières élections du pays en 1970, et remporte quatre député en réunissant 6 % des voix. Opposé au gouvernement de Zulfikar Ali Bhutto, le parti rejoint l'Alliance nationale pour les élections législatives de 1977 et soutient ensuite Muhammad Zia-ul-Haq et sa politique d'islamisation du pays.

Lors des élections de 1988 et de 1990, la Jamaat rejoint l'Alliance démocratique islamique menée par Nawaz Sharif, mais ne participera pas au gouvernement de ce dernier suite à sa victoire en 1990. Le parti se présente ensuite seul aux élections de 1993 et boycotte les élections de 1997.

Lors des élections législatives pakistanaises de 2002, le parti s'est allié avec quatre autres partis islamistes au sein du Muttahida Majlis-e-Amal, dont son principal rival, la Jamiat Ulema-e-Islam (F). L'alliance remporte 11,3 % des voix et 63 sièges sur 342 à l'Assemblée nationale dont une grande partie sont membres de la Jamaat-e-Islami. La MMA remporte alors largement le scrutin dans la province de Khyber Pakhtunkhwa avec une majorité absolue à l'Assemblée provinciale de Khyber Pakhtunkhwa.

Aux élections de 2008, alors que l'alliance islamiste a éclaté, le parti boycotte le scrutin pour protester contre le président Pervez Musharraf, en estimant qu'il jette le doute sur la régularité du scrutin.

Aux élections de 2013, le parti ne parvient pas à réitérer son succès de 2002. Il décroche quatre sièges de députés à l'Assemblée nationale, huit sièges provinciaux à l'Assemblée de Khyber Pakhtunkhwa et un à l'Assemblée du Pendjab. Il forme ensuite une alliance avec le Mouvement du Pakistan pour la Justice afin de former le gouvernement local de Khyber Pakhtunkhwa, mené par Pervez Khattak.

Élections % de suffrages
(échelle nationale)
Votes populaires Nombre de sièges à
l’Assemblée nationale
% des sièges Position
Législatives de 1970 6,0 % 1 989 461 4 / 300 1,3 % Opposition
Législatives de 1993
Au sein du Front islamique
3,2 % 645 278 3 / 207 1,4 % Opposition
Législatives de 1997 - - - - Boycott
Législatives de 2002
Au sein du MAA
11,3 % 3 349 436 63 / 342 18,4 % Opposition
Législatives de 2008 - - - - Boycott
Législatives de 2013 2,12 % 963 909 4 / 342 1,2 % Opposition

Influence dans le monde[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, des branches du Jamaati existent avec des objectifs et des approches idéologiques plus ou moins semblables dans d'autres pays, en Inde (Jamaat-e-Islami Hindi), au Bangladesh (Jamaat-e-Islami Bangladesh), au Cachemire et au Sri Lanka, lesquelles ont des « relations fraternelles » avec des mouvements et missions islamistes « travaillant sur différents continents et sur différents pays », particulièrement ceux affiliés aux Frères musulmans ou aux Akhwan-al-Muslimeen[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b GlobalSecurity.org: Jamaat-e-Islami

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]