Jalognes

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Jalognes
Carte de localisation de Jalognes
Pays France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Arrondissement de Bourges
Canton Canton de Sancerre
Code Insee 18116
Code postal 18300
Maire
Mandat en cours
Patrick Léger
2008-2014
Intercommunalité sans
Latitude
Longitude
47° 14′ 12″ Nord
         2° 47′ 11″ Est
/ 47.2366666667, 2.78638888889
Altitude 172 m (mini) – 239 m (maxi)
Superficie 28,09 km²
Population sans
doubles comptes
285 hab.
(1999)
Densité 10 hab./km²

Jalognes est une commune française, située dans le département du Cher et la région Centre.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Histoire

C'est en 1772 que Jalognes prend son nom de baptême définitif, après maintes modifications... de Jaloria en 1136 à Jalonnia en 1164... Jalugnes en 1260... Jaloignes en 1541, Jallongnes en 1663... Jalognes constitua une seigneurie acquise au XVIIe siècle, probablement par les seigneurs de Pesselières.


Les seigneurs de Pesselières étaient, de droit, maréchaux du Comté de Sancerre. Comme tels, ils avaient le privilège très honorable de conduire tous les vassaux et arrière-vassaux du Comté à la première entrée du Comte de Sancerre, le droit très lucratif de s'approprier le cheval que montait le seigneur à cette entrée ainsi que toute la vaisselle dont on se servait ce jour-là à la cour du Comte. Cette prérogative donna lieu, comme bien l'on pense, à de nombreuses difficultés.


En 1348, Béatrix de Courcy, comtesse de Sancerre, reconnut à Loys de La Porte le droit de prendre son char et le limonier (premier cheval de trait) tout garni et tout le vaissellement, tant de manger que de boire. Marmande, sa fille, comtesse de Sancerre, ayant fait aussi son entrée et donné naissance aux mêmes droits, la comtesse de Sancerre racheta toute sa vaisselle moyennant l'abandon de treize arpents de bois. En 1407, Marguerite de Sancerre discuta et transigea pour soixante francs d'or, mais en 1409, Bernard, dauphin d'Auvergne, ne put racheter sa vaisselle que par l'abandon de la grange d'Oysi et de la bergerie.


En 1626, Jean de La Porte ayant accompagné la Comtesse de Sancerre à son entrée et ayant réclamé les privilèges de sa charge, René de Bueil, évinça par cette distinction, plus subtile que chevaleresque, que ce n'était pas comme comtesse que sa noble épouse avait fait cette entrée. De même, en 1640, lorsque Jean de Guibert eut acquis la seigneurie de Pesselières, on refusa de l'admettre à l'aveu.

En 1693, les Guibert cèdent Pesselières à François Robert, sieur du Verger qui en fait le dénombrement en 1700. En 1705, c’est la famille Chastenet de Puységur qui en devient propriétaire. A la révolution, les Puységur ayant émigré, Pesselières est vendu comme bien national. Sous l’Empire et la Restauration, Le château et ses terres sont entre les mains de Monsieur Boin, président du tribunal civil de Sancerre. Il édifie en 1820 une chapelle à l’entrée du Parc. En 1835 Madame de Mager, parente des Puységur, acquiert Pesselières des héritiers Boin. Elle est la veuve du Colonel Collard, officier du Roi en 1773, puis des armées révolutionnaires et enfin de Napoléon 1er qui le fait chevalier de la Légion d’Honneur à Schonbrunn en 1809. Les Collard demeurent propriétaires de Pesselières jusqu’à la fin des années 1980. Depuis le début des années 2000 le château est l'objet de travaux de restauration ainsi que le parc.

Une rue de Sancerre à proximité immédiate de ce qui fut autrefois l’Hôtel de Pesselières porte le nom du Sénéchal de Pesselières.

Chaque année le 1er Juin a lieu à Pesselières la seule survivante de l’une des quatre foires annuelles datant du haut Moyen Age, réputée la plus ancienne de France avec celle de Beaucaire.


[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2008 Patrick Léger
mars 2001 mars 2008 Roger Fromenteau
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
388 423 354 295 271 285 319
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Le château de Pesselières est d'origine féodale. La forteresse a été remaniée à maintes reprises. Pendant les guerres de religion, Pesselières est occupé successivement par les troupes de la ligue en 1589 puis par celle des royalistes en 1591. Il est alors fortement endommagé et Jean de Guibert entreprend d'importants travaux en 1640 dont témoigne l'étonnante porte d'entrée à bossage sur la cour. Des cheminées monumentales encore en place datent de cette campagne. L'aile en retour au sud-est est également reconstruite à cette époque. Le plan du comté de Sancerre de 1674 donne la représentation d’un plan en U entouré de douve avec châtelet d’entrée commandant le pont-levis. Le dénombrement de 1700 en précise la description : le château consiste en un grand corps de logis de face flanqué par derrière et au milieu d’une grande tour couverte d’ardoises, deux autres bâtiments avec ailes, comprenant une grande salle, plusieurs chambres hautes, chapelle et prison, pont-levis en planches et dormant en pierres à arcades, profonds et larges fossés remplis d’eau vive ; basse cour avec portail accompagné de deux tours, le tout environné de hautes murailles et fossés profonds, gros colombier en pierre… Après la révolution, le pont-levis a été remplacé par un pont dormant en pierre, les fossés par des vallonnements de gazons, les murailles et les fortifications rasées. Vers 1880, le Colonel Collard fait démolir l’aile gauche ouvrant ainsi la vue sur le Parc et sa rivière. La tour est rehaussée et coiffée de créneaux, les ornements architecturaux des bâtiments revus dans le style néo-renaissance. Les relevés les plus récents mettent en évidence la structure médiévale du corps central et confirment l’édification de l’aile en retour Sud Est au XVIIème siècle.


  • L'église, presque entièrement reconstruite, a conservé au nord sa porte du XI ou XIIe siècle. Deux dalles funéraires du XVIIe et une statue du XVIe siècle retiennent l'attention.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Loys de La Porte
  • Jean de La Porte

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Jalognes sur le site de l'Insee

[modifier] Liens externes

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