Jagdpanzer V

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Jagdpanzer V Jagdpanther
Jagdpanzer V Jagdpanther
Jagdpanzer V Jagdpanther
Caractéristiques générales
Équipage 5
Longueur 9,87 m; 6,87 m châssis seul.
Largeur 3,42 m
Hauteur 2,25 m
Masse au combat 45,5 tonnes
Armement
Armement principal 1 canon de 88 mm Pak 43/3 L/71 (57 obus)
Armement secondaire 1 mitrailleuse MG 34 (600 cartouches), 1 mortier de toit de 90 mm.
Mobilité
Moteur Maybach HL 230 P 30 V-12
Puissance 700 ch (514,8 kW)
Suspension double barre de torsion
Vitesse sur route 46 km/h sur route; 26 km/h en tout terrain.
Puissance massique 12,77 ch/tonne
Autonomie 170 km sur route (288 litres/100 km); 103 km en tout terrain (720 litres/100 km).

Le Jagdpanzer V Jagdpanther (en allemand, lit. Panthère de chasse) était un chasseur de chars basé sur le châssis du char Panther construit par l’Allemagne au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Développement[modifier | modifier le code]

La commande d’un chasseur de chars lourd dont la conception devait être basée sur le canon PaK 43 de 88 mm et le châssis du char Panther fut passée à la fin de 1942 sous le nom d’inventaire SdKfz 173. La production commença début 1944 et c’est à ce moment qu'Adolf Hitler lui donna le nom "Jagdpanther".

Protection[modifier | modifier le code]

Les pans inclinés de la bête augmentent naturellement sa protection. Ainsi, les 80 mm à 35° de la plaque frontale de la superstructure équivalent à 140 mm de blindage à 90°, et les 60 mm avant du châssis équivalent à 105 mm de blindage à 90°. Le blindage latéral de la superstructure n'étant que de 50 mm à 35°, et de 40 mm à l'arrière, l'engin doit absolument éviter de présenter ses flancs ou son dos à l'ennemi, surtout qu'avec une hauteur de 2,72 mètres et une longueur de châssis de 6,87 mètres, il est une cible facile à atteindre.

Armement[modifier | modifier le code]

Le Jagdpanther était armé d'une version modifiée du canon antichar tracté "8,8cm Pak 43", à l'exemple du "Sdkfz 164 Hornisse" ou du "Tiger II"; d’une mitrailleuse MG34 à droite sur le bouclier frontal pour la défense rapprochée, et d'un mortier de toit de 90 mm "Nahverteidigungswaffe". Son canon "8,8cm Pak 43/3 L/71" (soit un tube de 6,248 mètres)tirait trois types d'obus antichars : le "Panzergranate 39/43 de 10,2 kg permettant de percer 165 mm de blindages à 1000 mètres sous une incidence de 30°, ou encore 132 mm à 2000 mètres; le rare obus à pointe en tungstène de 7,3 kg "Panzergranate 40/43 capable de percer 153 mm de blindage à 2000 mètres; et l'obus à charge creuse "Gr. 39/3 HL", peu utilisé car peu précis sauf à courte portée. Ce canon tirait aussi l'obus explosif de 9,4 kg "Sprenggranate 43". Le Jagdpanther se trouvait donc en mesure de détruire tout type de char allié en 1944-1945 jusqu'à au moins 1000 mètres, mais il n'était pas à l'abri de tirs de chars "JS-2" soviétiques ou "M26 Pershing" américains à la même distance. Pour accroître les chances de survie du véhicule, les "Panzerjagertruppen" s'efforcèrent de ne l'utiliser qu'en défensive, camouflé dans une grange ou derrière un mur, et protégé de l'infanterie adverse par quelques grenadiers. Une autre astuce consistait à utiliser le pointage négatif de 8° en site, en plaçant le Jagdpanther sur le revers d'une crête, une faible partie du haut de caisse restant visible de l'ennemi.

La première version du Jagdpanther possédait un groin de protection soudé autour du canon, qui sera remplacé par un groin boulonné. Elle possédait aussi deux épiscopes pour le conducteur, remplacés par un unique épiscope pour simplifier la production. Certains engins seront dotés d'un canon en deux sections pour faciliter le changement du tube après l'usure de l'âme.

Production[modifier | modifier le code]

Jagdpanther vu du dessus. Véhicule exposé au Imperial War Museum

392 Jagdpanther furent construits en 1944 et 1945. Ils étaient attribués aux bataillons de chars lourds et servirent essentiellement sur le front de l'Est. Néanmoins, un nombre significatif d’exemplaires furent concentrés à l’Ouest pour les besoins de l’offensive de décembre 1944 en Ardenne. Les Alliés furent confrontés au Jagdpanther pour la première fois à la fin de la bataille de Normandie lorsque la 654e schwere Panzerjäger-Abteilung en déploya douze contre des unités britanniques.

Survivants[modifier | modifier le code]

Un des Jagdpanther survivants est toujours en état de marche. Il s’agit d’une épave découverte sur un champ de tir restaurée par un groupe historique britannique, l’association SdKfz, pendant quatre ans.

Le blindage frontal présente des impacts d'obus(Ce Jagdpanther est exposé au Panzermuseum Munster)

Il existe en outre neuf autres survivants qui sont exposés dans différents musées comme l’Imperial War Museum à Londres, le Deutsches Panzermuseum à Munster, en Basse-Saxe, au Musée des blindés à Saumur, en France et au United States Ordnance Museum à Aberdeen au Maryland.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • "Encyclopédie des armes". Editions Atlas 1980/1982.
  • Magazine "TNT" n° 34 de novembre 2012.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Tirone, Samakhodnaya Artileriskaya Ustanovoka 100 vs. Panzerjäger mit 8,8 cm L/71 auf Panther, in Trucks & Tanks Magazine n°34, Editions Caraktère, 2012


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