Jacques de Lalaing (1421-1453)

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Jacques de Lalaing

alt=Description de l'image Jacques de Lallaing Tombeau Fragment Lithographie de J. Lapotre Douai.JPG.
Nom de naissance Jacques de Lalaing
Alias
Jacquet de Lalaing
Naissance 1421
Décès 4 juillet 1453
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Jacques de Lalaing (1421-1453), dit le Bon Chevalier, est l'un des chevaliers les plus vaillants du duc de Bourgogne Philippe III le Bon. Il est nommé également Jacquet de Lalain[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques de Lalaing (1421-1453)

Il est le fils de Guillaume de Lalaing et de Jeanne, dame de Créquy.

Il a trois frères : Jean de Lallaing, prévôt de Saint-Lambert de Liège ; Philippe de Lallaing, filleul de Philippe le Bon ; Antoine de Lalaing, qui est tué par les Suisses en combattant sous l'étendard de Charles le Hardi ; et un demi-frère bâtard du nom de Jean, seigneur de Haubourdin.

Il a trois sœurs : Yoland de Lalaing, qui se marie au seigneur de Brederode, grand baron de Hollande ; Isabeau de Lalaing, qui épouse Pierre 1er de Henin-Liétard, seigneur de Bossu, grand baron du Hainaut[2] ; et Jeanne, dame d'Esclaibes, qui épouse Philippe de Bourbon, seigneur de Duisant.

Il se distingue à Clermont en Beauvaisis. Un tournoi l'oppose à cinq Bourguignons. En 1436, il est envoyé par le duc de Bourgogne avec 600 combattants pour servir le roi de France, sous les ordres du maréchal Jean de Villiers de L'Isle-Adam. En 1445, un tournoi l'oppose à un chevalier sicilien dénommé Jean de Boniface. Il joute également en 1448 à Valladolid devant le roi Jean II de Castille[3]. Il tient un pas d'armes à Chalon-sur-Saône, le Pas de la Fontaine aux Pleurs, entre 1449 et 1450[4]. En 1451, il est décoré de l'ordre de la Toison d'or après le tournoi de Gand. En 1452, il résiste aux Gantois révoltés qui assiègent Audenarde. Au combat de Lokeren, en 1453, il a cinq chevaux tués sous lui[5]. Il est mortellement atteint le 4 juillet 1453, au château de Poucques, par un boulet qui lui enlève le sommet de la tête[5].

Il est enterré dans l'église de Lallaing[5]. Avant la Révolution, une pierre tombale était dans la chapelle Notre-Dame, représentant une statue couchée d'un chevalier armé, avec l'épitaphe : « Chy gist le bon chevalier messire Jacques de Lallaing, aisné filz de hault et noble monsieur Guille, seigneur de Lallaing, quy trepassa au siege devant Poucques le III jour du mois de juillet de l'an mil CCCC et LIII[5] »etc.

En littérature[modifier | modifier le code]

Sa vie est racontée dans la Chronique du bon chevalier messire Jacques de Lalain[6], que l'on a longtemps attribuée à Georges Chastelain (ce qui paraît douteux aujourd'hui[7]).

Sa vie est également racontée par Jean Dennetière[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Maison de Lalaing[modifier | modifier le code]

Armes de la Maison Lalaing

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Lalaing

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Chastellain, Chronique du bon chevalier messire Jacques de Lalain, sur books.google.fr, Paris, Verdière, 1825, p. 11.
  2. Douai pittoresque ou descriptions et objets d'antiquité par M. Dubois-Druelle- 1845- archive de la bibliothéque Bodletava - numérisé par Google Books
  3. Sébastien Nadot, Rompez les lances ! Chevaliers et tournois au Moyen Âge, Paris, Autrement, 2010.
  4. Sébastien Nadot, Le Spectacle des joutes : sport et courtoisie à la fin du Moyen Âge, P.U. Rennes, 2012.
  5. a, b, c et d Aimé Leroy, Arthur Dinaux, Les Hommes et les Choses du Nord de la France et du Midi de la Belgique, sur books.google.fr, Valenciennes, Archives du Nord, p. 445.
  6. Georges Chastellain, op. cit., sur books.google.fr.
  7. Laffont, Bompiani, Le Nouveau Dictionnaire des auteurs de tous les temps et de tous les pays, coll. « Bouquins », Bompiani, Laffont, 1994, t. I, p. 646. Kenneth Urwin, Georges Chastelain : la vie, les œuvres, sur books.google.fr, Slatkine, 1975, p. 85 et 86.
  8. Aimé Leroy, Arthur Dinaux, op. cit., sur books.google.fr, p. 446, note 1.

Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul, Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai, Douai, Adam Aubers à Douai,‎ 1884 (lire en ligne)