Jacques de Lévis, comte de Caylus

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Portrait contemporain de Jacques de Lévis par François Quesnel

Jacques de Lévis, comte de Caylus ou Quélus selon la prononciation du nord de la France, (1554-1578) fut l'un des mignons du roi Henri III.

Issu de la fameuse Maison de Lévis, il est le fils d'Antoine de Lévis, seigneur de Caylus, de Villeneuve-la-Crémade, de Privezavc et de Penne, sénéchal (1568) et gouverneur (1574) du Rouergue, et de Balthazarde de Lettes. Le Rouergue était intégré à l'apanage du duc d'Anjou. Jacques est le cousin d'un autre mignon, Henri de Saint-Sulpice.

Il fit la connaissance du futur roi Henri III à 18 ans alors qu'il était porteur d'une missive[1] de son père en automne 1572 à propos des places tenues par les Protestants en Rouergue.

Il participa au siège de La Rochelle en 1573, sous la direction du duc d'Anjou, futur Henri III.

En 1574, il fit partie de la suite de ce prince lors de son bref règne en Pologne. Il intègre la maison du roi à son retour en France et porte le titre d'Échanson en novembre 1575[2]. Il combat sous les ordres de Guillaume de Hautemer-Fervacques à la bataille de Dormans le 10 octobre 1575. Il est fait prisonnier, début juillet 1577, à Saugeon, près de Brouage, par les huguenots dans une action organisée par le gouverneur protestant de Royan, Campeste. Il est relâché trois mois plus tard après la signature de la paix et le paiement d'une rançon.

Blessé de dix-neuf coups d'épée lors du duel des Mignons, le 27 avril 1578, il mourut de ses blessures le 29 mai à l'hôtel de Boisy, rue Saint-Antoine à Paris[3]. Henri III lui fit élever un mausolée avec cette épitaphe : Non injuriam, sed mortem, patienter tulit.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Le Roux, La Faveur du Roi, chez Champ-Vallon, Seyssel, 2000
  2. Archives Nationales, Minutier central des Notaires parisiens, Etude XC, 124 (7 nov 1575)
  3. Nicolas Le Roux, La Faveur du Roi, Seyssel, chez Champ-Vallon, 2000, p 298