Jacques de Brézé

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Jacques de Brézé est né vers 1440 et mort le 14 août 1494 à Nogent-le-Roi[1] ; il appartient une grande famille de l'Anjou ; « grant seneschal et general refformateur des pays et ducie de Normandie », il est baron de Mauny et du Bec-Crespin, seigneur de Nogent-le-Roi, la Varenne, Brissac, Anet, Bréval, Montchauvet et du Vivier[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du grand sénéchal Pierre de Brézé et de Jeanne du Bec-Crespin, Jacques de Brézé épouse en 1462 Charlotte de Valois, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel. Ils ont six enfants : Pierre, Louis de Brézé, Jean, Anne, Catherine et Gaston[1],[3].

Aussitôt que le roi Louis XI avait été sacré à Reims le 15 août 1461, il lui prêta hommage le 17 août[2]. Il reçut par lettres datées d'Orléans, le 5 décembre 1466, le revenu de la seigneurie de Mante, au lieu de la capitainerie de Rouen, qui lui avait d'abord été attribuée[4].

Il surprend sa femme, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1477 au château de Rouvres près d'Anet, en flagrant délit d'adultère avec son frère de lait et ami Pierre de Lavergne, et tue les deux amants d'un coup d'épée. Condamné par le parlement de Paris, une amende de 100 000 livres tournois[1], il voit sa peine commuée en emprisonnement de 1477 à 1481, avec saisie de ses terres par Louis XI qui les rend immédiatement à son fils aîné Louis de Brézé. Ses enfants sont placés sous tutelle. Après la mort de Louis XI, il se pourvut contre cette condamnation et obtient de Charles VIII de France ses lettres de rémission en 1486[1]. Il meurt en 1494.

Grand chasseur, il compose, sans doute après 1481, un poème sur la vénerie, en 55 strophes de 10 octosyllabes, intitulé La Chasse, où il raconte une chasse au cerf. Entre 1483 et 1490, il rédige un poème de 50 vers en l'honneur de son chien favori, les Dits du bon chien Souillard. Ces deux œuvres sont imprimées à Paris vers 1494 par Pierre Le Caron sous le titre : Le livre de la chasse du grant seneschal de Normandie. Les Ditz du bon chien Souillard qui fut au roy de France, XIe de ce nom[5]. Pendant la régence d’Anne de Beaujeu, il lui dédie un poème, les Louanges de madame Anne de France.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Brézé, La « Chasse », les « Dits du bon chien Souillard » et les « Louanges de Madame Anne de France », éd. critique Gunnar Tilander et Lund, Blom, 1959 (Cynegetica, 6).
  • Gunnar Tilander et Françoise Fery-Hue, « Jacques de Brézé », dans Robert Bossuat, Louis Pichard et Guy Raynaud de Lage (dir.), Dictionnaire des lettres françaises, t. 1 : Moyen Âge, éd. entièrement revue et mise à jour sous la dir. de Geneviève Hasenohr et Michel Zink, Paris, Fayard, 1992, p. 727.
  • Charity Cannon Willard, « Le bon chien Souillard », dans Reinardus, 11, 1989, p. 207-214.
  • Liste de manuscrits et bibliographie sur ARLIMA.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Anselme, tome VIII, p.272, d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII, p.160, note n°1, Librairie Renouard, Paris 1903
  2. a et b Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol.509, dossier Brézé 11513, n°52
  3. Généalogie des Brézé.
  4. Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol.509, dossier Brézé 11513, n°53
  5. Un seul exemplaire connu, mais localisation actuelle inconnue (après sa vente à Paris, l’acquéreur s'est vu refuser le droit de l'exporter hors de France, voir Avis no 2003-04 du 19 février 2003 de la Commission consultative des trésors nationaux)

Articles connexes[modifier | modifier le code]