Jacques d'Alphée

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Jacques d'Alphée ou Jacques, fils d'Alphée, du grec Ἰάκωβος ὁ τοῦ Ἁλφαίου, fait partie des apôtres de Jésus. Il est aussi appelé Jacques le Mineur, par opposition à l'autre apôtre Jacques de Zébédée dit Jacques le Majeur, frère aîné de l'apôtre Jean. Fête le 3 mai en Occident[1], et le 9 octobre en Orient[2].

Saint Jacques le Mineur, basilique saint Jean de Latran, Rome, Italie.

Il est généralement assimilé en Occident à un personnage que l'Orient considère comme un troisième Jacques du Nouveau Testament, Jacques le Juste, "frère" de Jésus.

Il serait le fils d'Alphée, nom traduit du grec Alphaios, de l'araméen alpay, lui-même parfois assimilé avec Clopas (de l'araméen qelopa, transposition du grec Kleopatros), ce qui est très discuté. Selon l'Évangile de Marc (Mc 2.14), l'apôtre Matthieu était aussi fils d'un Alphée.

Occurrences néotestamentaires[modifier | modifier le code]

L'un des apôtres appelés Jacques[modifier | modifier le code]

Jacques le Mineur (ou le Petit) est souvent en Occident identifié à Jacques le Juste, « frère du Seigneur » (éventuellement cousin, la question est controversée) : « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?  » (Mc 6,3). La tradition orientale en revanche distingue trois Jacques : le fils de Zébédée, le fils d'Alphée et le Juste, le frère du Seigneur et premier archevêque de Jérusalem. Le qualificatif de « Mineur » a pu traduire une volonté du courant majoritaire de minimiser le courant judéo-chrétien dont Jacques le Juste était le chef[3].

Il est aussi parfois compris comme étant Jacques, fils d'Alphée, un des apôtres : « Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée  » (Mt 10, 3). Ce qui implique que le nom d'« Alphée » soit assimilable à celui de « Clopas », ce qui est très discutable.

Quant au qualificatif de « Majeur » désignant Jacques, fils de Zébédée, il est utilisé dans le sens de mot « aîné », car ce dernier était le frère aîné de Jean, un apôtre de Jésus de Nazareth : « Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère  » (Mt 10, 2 )

Premier Patriarche de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Eusèbe de Césarée le désigne comme le premier évêque de Jérusalem, prédécesseur de Siméon Ier[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint Jacques le Mineur sur Nominis
  2. Saints pour le 9 octobre du calendrier ecclésiastique orthodoxe
  3. René Nouailhat Les premiers christianismes, Errance, 1991
  4. L'art de vérifier les dates, David Bailie Warden,Saint-Allais Saint Jacques, surnommé le Mineur pour le distinguer de saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de saint-Jean j fut créé par les apôtres, du nombre desquels il était, évêque de Jérusalem. L'écriture le nomme frère, c'est-à-dire cousin du Seigneur; et presque tous les critiques anciens et modernes s'accordent à l'identifier avec Jacques, fils d'Alphée et l'un des douze apôtres que J. C. élut sur la montagne. Mais les Bollandistes s'écartent de l'opinion commune, prétendant qu'il était fils de Cléophas et de Marie, sœur de la mère du Sauveur.

Églises Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]