Jacques d'Albon de Saint-André

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Portrait de Jacques d'Albon vers 1562 (musée national du château et des Trianons, Versailles)

Jacques d'Albon de Saint-André, né vers 1505 au château de Saint-André en Roannais et mort le 19 décembre 1562 à la bataille de Dreux, est un maréchal de France, qui se distingue dans les guerres contre les Espagnols et les guerres de religion.

Présentation[modifier | modifier le code]

Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André par Jean-François-Théodore Gechter, Galerie des batailles du château de Versailles

Jacques d'Albon de Saint-André est le fils de Jean d'Albon, sgr de Saint-André. Frère de Marguerite d'Albon de Saint-André, il devient, en 1523, le beau-frère du neuvième Artaud de Saint-Germain.

Il est marquis de Fronsac, seigneur de Montrond et de Saint-André d'Apchon, d'où son nom.

Compagnon d'enfance d'Henri II, le 3 avril 1547, trois jours après la mort de François Ier, il est appelé au Conseil, et nommé premier gentilhomme de la Chambre.

Le 29 mai 1547, il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel et maréchal de France.

Le 25 juillet 1547, au sacre d'Henri II, il remplace comme grand maître de France Montmorency absent. De 1552 à 1555, il guerroie contre Charles Quint, à propos des Trois-Évêchés.

En 1557, il est fait prisonnier des Espagnols à la bataille de Saint-Quentin. Pour se libérer, il précipite la conclusion du traité du Cateau-Cambrésis, entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne.

En mars 1560, il participe, contre les protestants, à la répression de la conjuration d'Amboise.

Le 5 décembre 1560, à la mort de François II, il parvient à rester en place. Le 6 avril 1561, avec Montmorency et le duc de Guise, il crée le triumvirat catholique. Le 4 juillet 1562, il prend Blois aux protestants. Le 29 juillet, il prend Poitiers, le 31 août, Bourges, réprimant toute résistance avec une extrême brutalité. Il fait pendre par exemple le maire calviniste de Poitiers, Jacques Herbert, sieur de l'Isle, et quelques autres protestants, le 7 août 1562[1].

Cette position centrale empêche les protestants du sud de la France de joindre ceux du Nord.

Le 19 décembre 1562, il bat les protestants à la bataille de Dreux, mais est tué lors de la bataille.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason fr Famille d Albon.svg

Blasonnement de la famille d'Albon de Saint-André : De sable à la croix d'or, au lambel de trois pendants de gueules brochant sur le tout[2]

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse Marguerite de Lustrac, dame d'honneur de Catherine de Médicis, qui lui donne :

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Dictionnaire de biographie française »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Romier, La Carrière d'un favori. Jacques d'Albon de Saint-André, Maréchal de France (1512-1562), Paris, Perrin, 1909, VI-462 p., [compte rendu en ligne].
  • Nicolas Le Roux, La Faveur du roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547 - vers 1589), Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », 2001, chap.  1 et 2.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Des châteaux dont Jacques d'Albon fut le seigneur :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 16, 1850.
  2. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com