Jacques Sirmond

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Jacques Sirmond.

Jacques Sirmond, né le 12 (ou 22) octobre 1559 à Riom (France), baptisé à Riom le 11 décembre 1547, et décédé le 12 octobre 1651 à Paris[1], est un prêtre jésuite français, historien et patrologue. Considéré comme l'un des plus grands érudits de son temps, il était également confesseur de Louis XIII.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au collège jésuite de Billom, puis, après son noviciat à Verdun et à Pont-à-Mousson, il est ordonné prêtre en 1576. À partir de 1581, il enseigne la rhétorique à Paris, où il compte François de Sales parmi ses élèves. En 1590, il se rend à Rome, où il est secrétaire du supérieur général, Claudio Acquaviva, jusqu'en 1608.

À Rome il fréquente Robert Bellarmin ainsi que Caesar Baronius et consacre du temps à l'étude des textes anciens des Pères de l'Église qu'il découvre dans la bibliothèque vaticane. De retour en France, il est confesseur de Louis XIII de 1639 à 1643.

Comme historien Jacques Sirmond est connu pour avoir édité une quarantaine d'auteurs et chroniqueurs latins et byzantins de l'époque médiévale, parmi lesquels :

On lui doit encore une édition des conciles de Gaule, Concilia antiquae Galliae, parue en trois volumes en 1629, ainsi qu'une Historia Praedestinatiana, traité contre la doctrine de la prédestination, publié en 1648. Ses Opera varia, parues en cinq volumes en 1696 et rééditées à Venise en 1728, contiennent notamment un essai dans lequel il démontre que Denys l'Aréopagite et Denis de Paris sont deux saints distincts, ainsi que l'Hodoeporicum, une relation en vers latins de son voyage de Paris à Rome en 1590. On lui attribue enfin un Elogio di cardinale Baronio, paru en 1607.

Pierre-Daniel Huet, qui connut Sirmond vers la fin de sa vie, écrit : « Je voyais souvent, étant jeune, le docte Jacques Sirmond, alors presque centenaire, mais dont le corps était sain, quoiqu'il ne lui donnât point d'exercice. Je le trouvais pour ainsi dire couché parmi ses livres, rarement sorti, et ne prenant de relâche (si l'on peut employer ce mot dans le cas dont il s'agit) que ce qu'en exigeaient ses entretiens avec ses amis sur des matières sérieuses et de littérature[2]. »

Voltaire a dit de Sirmond qu'« il était l’un des plus savants et des plus aimables hommes de son temps. On sait à peine qu’il fut confesseur de Louis XIII, parce qu’il fit à peine parler de lui dans ce poste délicat. Il fut préféré par le pape à tous les savants d’Italie pour faire la Préface de la Collection des conciles. Ses nombreux ouvrages furent très estimés, et sont très peu lus[3]. »

Son neveu, Jean Sirmond, sera un ardent défenseur de Richelieu et l'un des premiers membres de l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le Dictionnaire des familles nobles du Comté de Remacle
  2. Mémoires de Daniel Huet, évêque d'Avranches, traduits pour la première fois du latin en français par Charles Nisard, Livre I, p. 26 (1853)
  3. Le siècle de Louis XIV, Catalogue de la plupart des écrivains français qui ont paru dans le Siècle de Louis XIV, pour servir à l’histoire littéraire de ce temps (1751)

Article connexe[modifier | modifier le code]