Jacques Rossi

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Jacques Rossi

Nom de naissance Franz Xaver Heymann
Activités Romancier, Universitaire
Naissance 10 octobre 1909
Breslau, Drapeau de la Pologne Pologne
Décès 30 juin 2004 (à 94 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français, Polonais

Œuvres principales

Jacques Rossi, écrivain franco-polonais, est né le 10 octobre 1909 à Breslau et mort le 30 juin 2004 à Paris. Après avoir passé plus de vingt ans au Goulag, il a témoigné de son expérience dans les livres Qu'elle était belle cette utopie !, Le Manuel du Goulag et Jacques, le Français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franz Xaver Heymann, il est le troisième enfant de Martin Heymann, architecte germano-polonais et de Léontine Charlotte Goyet, son épouse française, née en 1877 à Bourg-en-Bresse.

À la suite de l’indépendance de la Pologne en 1920, la famille Heymann s'installe à Varsovie. mais sa mère meurt et son père devient préfet à Kutno, puis directeur du département d’urbanisme au ministère de l’Enseignement supérieur. Franciszek fait ses études secondaires au lycée.

En 1927, il s'inscrit à l’École des arts appliqués de Poznań, et devient adhérent au Parti communiste polonais. L'année suivante, il interné pendant 6 mois, puis il poursuit ses études à l'École des beaux-arts de Cracovie. Envoyé à Berlin par le Parti communiste, il fut affecté, grâce à ses talents de polyglotte (il parlait huit langues), à la section des relations internationales (OMS) du Komintern qui le « prête » aux services secrets de l’Armée rouge. Il voyage alors à travers l’Europe en accomplissant des missions techniques, tout en poursuivant des études dans diverses universités européennes, dont l’École des beaux-arts de Berlin, l’École des langues orientales de Paris (il y obtint un diplôme sous un nom d’emprunt), l’université de Cambridge en 1932, l’École des langues orientales de Narimanov à Moscou.

En 1937, alors qu'il est agent de liaison avec les Républicains espagnols à Valladolid, il est convoqué à Moscou lors des purges de l'URSS stalinienne et est condamné à huit ans de camp de redressement par le travail pour espionnage au profit de la France et de la Pologne. Envoyé au goulag en tant que zek, il en ressort en 1958, pour être exilé en Asie centrale où il est assigné à résidence à Samarcande jusqu'en 1961, date à laquelle il est rapatrié en Pologne.

De 1964 à 1977, il devient chargé de cours en langue et littérature française à l’université de Varsovie. Après avoir pris sa retraite, il effectue de nombreux séjours en France, au Japon et aux États-Unis.

Il revient se fixer définitivement en France en 1985, d'abord dans la Drôme, puis à Marseille, Paris et enfin Montreuil-sous-Bois. Il obtient la nationalité française par décret le 9 août 1990.

Après plusieurs accidents vasculaires cérébraux, il entre à l’Institution de religieuses polonaises Saint-Casimir à Paris en 2001, où il meurt trois ans plus tard.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Manuel du Goulag (traduit en collaboration avec Sophie Benech et Véronique Patte), Le Cherche midi éditeur, 1997
  • Fragments de Vies (en collaboration avec Sophie Benech), Elikia, 1995, devenu :
  • Qu’elle était belle cette utopie !, Le Cherche midi éditeur, 2000 et une version augmentée Pocket en 2002.
  • Jacques le Français - Pour mémoire du goulag avec Michèle Sarde, Le Cherche midi, 2002

Théâtre[modifier | modifier le code]

Une pièce de théâtre lui a été consacrée : Ce que j'ai vu et appris au Goulag de Judith Depaule / Cie Mabel Octobre[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Malaurie, « Jacques Rossi, le miraculé du goulag », L'Express, 22/01/1998, pp. 160–161.

Liens externes[modifier | modifier le code]