Jacques Rose (Québec)

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Jacques Rose (né en 1947 à Montréal) était un des membres de la Cellule de financement Chénier du Front de libération du Québec (FLQ).

Il est le frère de Paul Rose. Il a été mécanicien aux ateliers du Canadien National[1].

Lors de la crise d'octobre de 1970 au Québec, il participa activement à l'enlèvement, le 10 octobre 1970, et au meurtre du ministre du travail du Québec, Pierre Laporte. Arrêté le 28 décembre 1970 à Saint-Luc, il fut condamné pour le meurtre en responsabilité collective de Pierre Laporte en 1971[réf. nécessaire].

[modifier] Les procès

Jacques Rose est le dernier membre de la cellule Chénier à être jugé[2] relativement aux événements d'octobre 1970. Il subit quatre procès. Ceux-ci se déroulent selon des procédures plus normales que ceux des autres accusés. Il est aussi le seul accusé à être représenté par un avocat, soit Robert Lemieux[2]. Le ministère public porte des accusations d'enlèvement et de meurtre.

Le premier procès porte sur l'accusation d'enlèvement. Il débute le 7 février 1972 et se termine le 12 mai 1972 sans conclusion, sur un désaccord du jury, 11 jurés se prononçant pour l'acquittement [3]et 1 juré pour la culpabilité. Un nouveau procès devra donc avoir lieu. Ce deuxième procès sur l'accusation d'enlèvement s'ouvre le 15 octobre 1972 et se termine le 9 décembre 1972 par l'acquittement de Jacques Rose[2].

En décembre 1972, le ministère public porte de nouvelles accusations, de complicité après le fait et de séquestration[2].

Le troisième procès porte sur l'accusation de meurtre. Il débute le 16 janvier 1973 et se termine en février 1973 par l'acquittement[4].

Le quatrième procès porte sur les accusations de complicité après le fait et séquestration. Il a lieu en juillet 1973 et se termine par un verdict de culpabilité de complicité après le fait. Jacques Rose est condamné à huit ans de prison[5]. Il est libéré sous conditions en juillet 1978[6].

[modifier] Notes et références

  1. Louis Fournier, FLQ Histoire d'un mouvement clandestin, Lanctôt éditeur, Montréal, 1998, 533 pages (ISBN 978-2-89485-073-2), page 234 et 235
  2. a, b, c et d Manon Leroux, Les Silences d'octobre : le discours des acteurs de la crise de 1970, VLB éditeur, 2002, 169 pages, (ISBN 978-2-89005-810-1), pages 24 et 25
  3. La Presse, 17 mai 1972, mentionné dans Leroux, op. cit., page 25
  4. Leroux, op. cit., page 26
  5. Leroux, op. cit., page 27
  6. Fournier, op. cit., page 368
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