Jacques Ploncard d'Assac

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Jacques Ploncard d’Assac

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Naissance 13 mars 1910
Chalon-sur-Saône
Décès 20 février 2005 (à 94 ans)
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession
Famille

Jacques Ploncard, dit Jacques Ploncard d’Assac (né le 13 mars 1910 à Chalon-sur-Saône, mort le 20 février 2005) est un écrivain et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Disciple d'Édouard Drumont et de Charles Maurras, il adhère à l’Action française en 1927. En 1933, il fonde le Front national ouvrier paysan avec Henry Coston, Albert Monniot et Jean Drault. En 1936, il rejoint le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Avec Raymond Cartier, il est parallèlement l’un des animateurs du Centre de propagande des républicains nationaux.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il participe au combat et est décoré de la croix de guerre. Il appuie la Révolution nationale du maréchal Pétain, qui le décore de la Francisque. Avec Bernard Faÿ et Henry Coston, il travaille au Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de répertorier les archives de la franc-maçonnerie. Il a collaboré au journal Documents maçonniques[1].

En 1944, il s’exile au Portugal, où il est conseiller du Premier ministre Salazar (à qui il a consacré une biographie). À partir de 1959, il publie une quinzaine de volumes sur les grands problèmes de l’heure : le nationalisme, le colonialisme, le progressisme chrétien et le communisme, que la critique remarque[réf. nécessaire]. Il anime également des émissions en français à la radio portugaise[réf. nécessaire].

Après la Révolution des œillets, il revient en France et collabore notamment au journal Présent. Il est l’auteur du livre Doctrines du nationalisme. Il est le père de l’essayiste nationaliste Philippe Ploncard d'Assac.

Jacques Ploncard est surtout connu pour son antisémitisme, son antimaçonnisme et ses ouvrages relevant de la théorie du complot[réf. nécessaire]. Son discours est à rapprocher de celui de ses confrères Henry Coston, Xavier Vallat et Maurice Bardèche. Il était apprécié de Pierre Dominique (Rivarol) et des catholiques conservateurs.

Publications[modifier | modifier le code]

Signé Jacques Ploncard[modifier | modifier le code]

  • Pourquoi je suis anti-Juif, Paris, O.P.N., « La lutte nationaliste », n°2, 1938.
  • avec Lucien Pemjean, Paul Lafitte, Jean Drault et Henry Coston, 1892-1942. Le Cinquantenaire de la Libre parole, fondée par Édouard Drumont, Bordeaux, E. Castera et Paris (Centre d'action contre la franc-maçonnerie), 1942.
  • Préface à Henry Coston, Quand la Franc-maçonnerie gouvernait la France, Paris, Centre d'action et de documentation, « Les Cahiers de la France nouvelle », n°2, [1942].
  • La Franc-maçonnerie ennemie de l'Europe, Paris, C.A.D., « Les Cahiers de la France nouvelle », no spécial du Bulletin d'information anti-maçonnique, [1943].

Signé Jacques Ploncard d'Assac[modifier | modifier le code]

  • Doctrines du nationalisme, Paris, La Librairie française, [1958] ; Éditions du Fuseau, 1965 ; Éditions de Chiré, 1978.
  • L'État corporatif. L'expérience portugaise, doctrine et législation, Paris, La Librairie française, 1960.
  • L'Erreur africaine, Lisbonne et Paris, La Voix de l'Occident, no 7, 1963.
  • L'Église et la Révolution, Lisbonne et Paris, La Voix de l'Occident, no 8, [1963].
  • Éditeur de Antonio de Oliveira Salazar, Dictionnaire politique, [éd. et lieu non précisés], 1964.
  • La Crise du communisme, Lisbonne et Paris, La Librairie française, La Voix de l'Occident, no 12, [1965].
  • Salazar, Paris, La Table Ronde, 1967 ; 2e éd. augmentée, Dominique Martin Morin, 1983.
  • Lénine ou la Technique du coup d'État, Paris, Éditions de Permanences (extrait, nos 44-46), 1968.
  • La Nation, l'Europe et la chrétienté, Lisbonne et Paris, Librairie Dauphine, La Voix de l'Occident, no 10, [sans date].
  • L'Afrique trahie, Lisbonne et Paris, La Voix de l'Occident, no 11, [sans date].
  • Critique nationaliste, Lisbonne et Paris, Librairie française, La Voix de l'Occident, no 13, [sans date] ; Éd. du Trident, Diffusion la Librairie française, 1987.
  • Le Poids des clefs de Saint Pierre, suivi de le Reste de la vérité, Paris, La Librairie française (Textes lus au micro de la Voix d'Occident, à Lisbonne), [sans date].
  • Manifeste nationaliste, Paris, éditions Plon, « Tribune libre », 1972.
  • L'Église occupée, Chiré-en-Montreuil, Diffusion de la pensée française, 1975 réédité par la Société de Philosophie Politique.
  • Préface à Luigi Bader, Les Bourbons de France en exil à Gorizia (1836-1845/1875-1886), leurs tombeaux à la Castagnavizza, avec des documents inédits de l'époque de Metternich / Luigi Bader, trad. de l'italien par F. Ditri ; adapté par J. Rousseau et P. Soudan, Paris, Perrin, « Présence de l'histoire », 1977.
  • Le Secret des francs-maçons, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 1979 ; 3e éd., 1992.
  • Éditeur de : 1792 : les dernières marches du trône, documents réunis et présentés par Jacques Ploncard d'Assac, Bouère, Dominique Martin Morin, 1986.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Pseudonyme Jacques de Sainte Marie, Notes sur une exposition d'œuvres d'art et de souvenirs historiques appartenant à Monseigneur le Comte de Paris, 1948.
  • Pseudonyme La Vouldie, Mme Simone de Beauvoir et ses mandarins, 1955.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article « Documents maçonniques », p. 218-219

Liens externes[modifier | modifier le code]

Autour de Philippe Ploncard d'Assac (son fils ) :