Jacques Nicolas Colbert

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Jacques-Nicolas de Colbert
Image illustrative de l'article Jacques Nicolas Colbert
Portrait de Colbert, archevêque de Rouen, École française, XVIIIe siècle, musée des beaux-arts de Rouen
Biographie
Naissance 14 février 1655
Paris
Décès 10 décembre 1707 (à 52 ans)
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 4 août 1680
Par Mgr François Rouxel de Médavy[1]
Archevêque de Rouen
Primat de Normandie
29 janvier 169110 décembre 1707 (†)
Précédent François IV Roussel de Médavy Claude-Maur d'Aubigné Suivant
Archevêque « in partibus » de Carthage
29 avril 168029 janvier 1691
Coadjuteur de l'archevêque de Rouen
2 février 1680
(confirmé le 29 avril 1680)29 janvier 1691

Ornements extérieurs Patriarches et Primats.svg
Blason Colbert.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques-Nicolas Colbert, né le 14 février 1655 à Paris où il est mort le 10 décembre 1707, est un ecclésiastique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du ministre Colbert, il a pour tuteur le théologien Noël Alexandre. Docteur en Sorbonne, il est abbé du Bec-Hellouin, prieur commendataire et seigneur spirituel et temporel de la Charité-sur-Loire en 1665, d'Ambierle, de Saussure et de Saint Just de Troyes[2] Élu à l’Académie française grâce à l’influence de son père, il remplace Jacques Esprit le 20 août 1678 et est reçu le 31 octobre par Racine.

Très vite, il est donné comme coadjuteur, le 2 février 1680[3], à François IV Rouxel de Médavy[4], auquel il succéda en 1691. Il avait également été nommé archevêque in partibus de Carthage le 29 avril 1680.

Le 21 juillet 1685, à la tête du clergé de France, il harangue Louis XIV, en faveur des protestants[5]. Colbert intégra également l’Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il fut l'un des premiers membres.

« Le grand mérite dont il avait fait preuve, ses connaissances en théologie, les études approfondies auxquelles il s’était livré sur les matières religieuses, le rendaient précieux pour un diocèse où il fallait convaincre par la parole […]. L’Archevêque Colbert était d’ailleurs très empreint des idées de la Cour[6]. »

Il fait réaliser par Mansart et Le Nôtre d'importants travaux de restauration au château de Gaillon, qui servait de résidence d'été aux archevêques de Rouen ; il est également le restaurateur du prieuré de La Charité-sur-Loire.

Mgr de Colbert avait été le principal consécrateur de :

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les co-consécrateurs sont François de Nesmond (évêque de Bayeux) et Léonor II de Goyon de Matignon (évêque de Lisieux).
  2. Jean-Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, Paris, 1829, X, p. 21.
  3. Confirmé le 29 avril
  4. Évêque de Séez, conseiller d’État puis archevêque de Rouen dès 1671
  5. Pierre Blet, Les assemblées du clergé et Louis XIV de 1670 à 1693, Rome, 1972, p. 475
  6. Fallue, Histoire de la cathédrale de Rouen, 1851, p. 252.
  7. Lugt, 1061 ; Robert-Dumesnil, Tome II, 19
  8. « M. l’archevesque de Rouën Colbert ». voir J. Roman, 1919, p. 52, 60, 61, 74, 76, 77
  9. H. 45,3 ; L. 36,3. Sur le pourtour de l’ovale, de part et d’autre d’une composition aux armes : JACOBUS NICOLAUS COLBERT ARCHIEPISCOPUS ROTHOMAGENSIS NORMANIÆ PRIMAS ABBAS BECCENSIS ET PRIOR DE CHARITATE. Sur le dessus de la corniche du socle, de part et d’autre de la même composition aux armes, à gauche : Hyacint Rigaud pinxit ; à droite : Petr. Devret Sculpsit. Trois états connus.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Philosophia vetus et nova, ad usum scholae accommodata, in regia Burgundia novissimo hoc biennio pertractata (1674)
  • Harangue faite au roi, à Versailles, le 21 juillet 1685, par monseigneur l'illustrissime et révérendissime Jacques-Nicolas Colbert, archevêque et primat de Carthage, assisté de messeigneurs les archevêques, évêques, et autres députés de l'Assemblée générale tenue à Saint-Germain-en-Laye en ladite année 1685, en prenant congé de Sa Majesté (1685)

Lien externe[modifier | modifier le code]