Jacques Morali

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Jacques Morali, né le 4 juillet 1947 et mort le 15 novembre 1991, est un auteur-compositeur français de musique disco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il débute à la fin des années 1960 en composant à Paris des musiques pour orchestres, pour le Crazy Horse, pour lui-même (il interprète en 1967 Elle aime, elle n’aime pas), mais aussi pour des interprètes comme Peter Fersen.

C´est au début des années 1970 qu´il rencontre Henri Belolo. Pour Jacques, son succès en France n´est pas notable et il commence à tourner son regard vers les États-Unis.

Début 1975, Jacques Morali intéresse Henri Belolo en lui proposant d´adapter la chanson brésilienne Brazil d'une comédie musicale interprétée par Carmen Miranda. L'idée de Morali est d´essayer de faire un enregistrement pour les discothèques. Séduit par l´idée, Henri part avec Jacques à Philadelphie au studio Sound Sigma. Après un casting rapide, trois jeunes filles (Cheryl Jacks, Cassandra Wooten et Gwendolyn Oliver) sont recrutées et le groupe Ritchie Family est formé.

À partir de ce premier succès, Jacques et Henri ne vont plus cesser de travailler sur le concept Disco naissant, l'un comme compositeur, et l´autre comme auteur et éditeur (Black Scorpio).

C´est en fréquentant les discothèques que Jacques et Henri puisent leur inspiration. Mais c´est Jacques tout particulièrement qui va trouver dans les clubs de Greenwich Village tous les stéréotypes représentant dans l´imaginaire, l'homme américain (The US Man).

Jacques et Henri fréquentent à New York le quartier appelé The Village. C´est dans ce cadre qu´ils découvrent un barman indien et un cow-boy et de ces personnages une idée va germer. Comment représenter l´homme US à travers cette époque de liberté sexuelle et de développement de la communauté gay ? Avec le vocaliste Victor Willis, et cinq personnages, ils sortent The Wiz.

C´est un succès underground avec cent mille singles. Ils composent et écrivent les chansons en s´inspirant de lieux mythiques comme Hollywood, San Francisco, Key West et Fire Island… Fire Island était une petite île de Long Island qui était célèbre pour ses fêtes. Les meilleurs DJ jouent à cette époque à Fire Island. Le single San Francisco est testé live à Los Angeles en présence de Neil Bogart (Casablanca Records). C'est un miracle : cinq mille personnes crient sur le dancefloor.

Par la suite, Casablanca Records les signe et Henri et Jacques recrutent de vrais chanteurs (Glenn Hughes [le motard], Alexander Briley [l'Indien], David Hodo [l'ouvrier du bâtiment], Randy Jones [le cowboy]).

WBLS radio et le DJ Frankie Crocker commencent à passer les disques de Village People, puis ce sont les hit-parades sur les télévisions, les spectacles…

Macho Man suit avec le même succès que San Francisco. En 1978, Jacques découvre un lieu particulier, le YMCA (The Young Men Christian Association), lieu d´accueil et également de rencontre. Jacques Morali commence à fredonner Young Man…, Young Man… : 6 000 000 d´albums 33-tours sont vendus de par le monde.

Par la suite, il compose pour Patrick Juvet des titres comme I Love America, Viva California, pour Régine, Dalida, Eric Russell, Eartha Kitt, Patricia Norton, Julius Brown, Starlight, Diva, Dennis Parker, David London, Break Machine, Wayne Scott pour le film Rambo, Pia Zadora, etc. C´est aussi au début des années 1980 qu´il compose les jingles pour la station de radio naissante NRJ.

Des années 1960 jusqu'à 1990, Jacques Morali a composé ou est l´auteur de près de 362 œuvres musicales enregistrées auprès de la SACEM[1].

Il aura été l´un, sinon le meilleur des mélodistes et compositeurs disco des années 1970, homme de la nuit, homme de studio, créateur de talent et de concepts comme Village People.

Jacques Morali est contaminé par le VIH au milieu des années 1980, et décède du SIDA en 1991. Il repose en France, au cimetière de Saint-Paul-de-Vence.

Notes et références[modifier | modifier le code]