Jacques Monory

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Jacques Monory est un peintre français, né le 25 juin 1924[1],[2] à Paris.
Il vit et travaille à Cachan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une formation de peintre-décorateur à l'école des Arts appliqués de Paris, Jacques Monory travaille dix ans chez l'éditeur d’art Robert Delpire, où il se trouve en contact avec l’univers de la photo.

Il est l'un des principaux représentants du mouvement de la Figuration narrative qui, au milieu des années 1960, s'est opposé à la peinture abstraite avec, notamment, les peintres Hervé Télémaque, Erró, Rancillac, Peter Klasen, Eduardo Arroyo, Valerio Adami et Gérard Fromanger.

Profondément préoccupé par la violence de la réalité quotidienne, les tableaux de Monory suggèrent des atmosphères lourdes et menaçantes. Les thèmes sont développés à travers des séries et les images qu'il utilise sont directement issues de la société contemporaine. Des emprunts photographiques et cinématographiques, le recours à la monochromie, la froideur de la touche et de la composition caractérisent un style singulier et engagé dans la représentation, et baignent souvent dans un monochrome bleu.

Peintures (séries[3])[modifier | modifier le code]

  • 1966 : La Fin de Madame Gardénia
  • 1968-1969 : Meurtres
  • 1969-1971 : Velvet Jungle
  • 1970-1972 : Dreamtigers
  • 1971-1972 : Mesures
  • 1971-1974 : N.Y. et U.S.A.
  • 1972 : Rêves
  • 1972-1974 : Les premiers numéros du catalogue mondial des images incurables
  • 1973-1976 : Hommage à Caspar David Friedrich
  • 1974-1975 : Opéras glacés
  • 1974-1975 : Death Valley
  • 1976 : Catastrophes
  • 1976-1977 : Technicolor
  • 1978-1979 : Ciels, Nébuleuses et Galaxies
  • 1980 : Fuite
  • 1982-1983 : Toxiques
  • 1983-1990 : Fragile
  • 1984-1986 : Le Peintre
  • 1985-1986 : La Voleuse
  • 1986-1987 : Tanatorolls
  • 1987-1994 : Alptraum
  • 1988-1990 : Métacrime
  • 1988 : Jardinage
  • 1990-1991 : Noir
  • 1991-1996 : Énigmes
  • 1997-1999 : Ang
  • 1999 : Documents
  • 1999-2003 : Nuit
  • 2000 : Tremblements
  • 2001-2002 : La vie imaginaire de Jonc Erouas Cym
  • 2000-2001 : Baisers
  • 2002-2005 : Couleur
  • 2003 : Monophonie
  • 2005-2007 : Folies de femmes
  • 2006-2008 : Abréviation du vide
  • 2006 : Roman-photo
  • 2007 : Voitures de fou
  • 2008 : Tigres
  • 2010 : Peintures sentimentales
  • 2011-2013 : Noir et Bleu

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[4][modifier | modifier le code]

Expositions collectives[8][modifier | modifier le code]

  • 2000 : « La Figuration narrative »[9], villa Tamaris Pacha, La Seyne-sur-Mer ; Bergen Art Museum, Bergen, Danemark ; Kunts Muséum of Bergen, Norvège ; Reykjavik Art Museum, Reykjavik, Islande
  • 2001 : « Les Années Pop », MNAM, Centre Pompidou, Paris
  • 2004 : « Boulgakov ou l'Esprit de Liberté », musée des beaux-arts d'Ukraine, Institut français d'Ukraine Kiev (avec Erró et Peter Klasen).
  • 2006 : « La Figuration narrative dans les collections publiques, 1964-1977 », musée des beaux-arts d'Orléans et musée des beaux-arts de Dole
  • 2006 : « Noir c'est la vie…comme un polar », CAC, abbaye Saint-André de Meymac
  • 2008 : « Figuration narrative, 1960-1972 », galeries nationales du Grand Palais, Paris et IVAM de Valencia en Espagne
  • 2008 : « La Figuration narrative », galerie Anne-Marie et Roland Pallade, Lyon
  • 2009 : « In-Finitum » Palazzo Fortuny, Piazza San Marco Venezia, Fondazione Musei Civici di Venezia
  • 2011 : « Never the Same River (Possible Futures, Probable Pasts) », choisi par Simon Starling, Camden Art Centr, Londres
  • 2011 : « Hyper Real die Passion des Realen in der Malerei und Fotografie » MUMOK Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien, Autriche
  • 2012  : « La peinture française contemporaine, combinaisons de l'histoire », musée d’art contemporain, Perm, Russie
  • 2012 : « Extra-Large » (organisé par le Centre Pompidou), Grimaldi Forum, Monaco
  • 2012 : « Les locataires » (avec Alain Lapierre), galerie L'Isba, Perpignan
  • 2012 : « Les horizons perdus de Stanislas Rodanski », bibliothèque municipale de Lyon
  • 2013 : « Pens(e)z Cinéma », CAC, abbaye Saint-André de Meymac
  • 2013 : « Gobelins par Nature - Eloge de la Verdure », galerie des Gobelins, Paris
  • 2014 : « L'Aspirateur, lieu d'art contemporain, Narbonne  »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article « Jacques Monory » in Encyclopædia Universalis, rédigé par Alain Jouffroy.
  2. « L’état civil indique 1924 mais sa biographie d’artiste a longtemps mentionné 1934. À l’origine de cette falsification, il y a le désir de participer à un concours ouvert aux artistes de moins de 30 ans. » in présentation de l'exposition « CQFD : Ce qu'il faut découvrir » au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine (2005-2006). Fascicule d'accompagnement de l'exposition.
  3. Les séries datées ont été vérifiées sur le site de l'artiste.
  4. Depuis 2003.
  5. L'exposition est conçue sur le thème de la nuit, élément principal de son travail qui englobe toutes les peurs. Les peintures issues de différentes séries récentes ou spécialement réalisées sont présentées sur fond noir, de façon cinématographique pour faire contraste avec les grandes œuvres de Rebeyrolle accrochées dans les autres salles. Sont exposées 9 toiles de 2,50 x 4 00 m et 25 tableaux de 1 x 1 m dont les « multiples » à la dimension de l'original. Comme à son habitude, Monory utilise la photo, fait une peinture qu'il re-photographie et la restitue comme une reproduction glacée de la peinture, bouclant ainsi le processus.
  6. Exposition à caractère rétrospectif comportant une cinquantaine de peintures de 1965 à 2000.
  7. Texte du catalogue par Jean-Christophe Bailly.
  8. Depuis 200O.
  9. À cette occasion, parution de La Figuration narrative par Jean-Louis Pradel.

Lien externe[modifier | modifier le code]