Jacques J. P. Martin

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Jacques Jean Paul Martin (Alger, 23 novembre 1942 - ), couramment appelé Jacques J. P. Martin, est un homme politique français, maire de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) depuis 2001.

Parcours[modifier | modifier le code]

Jacques J. P. Martin fait ses études primaires en France, en RFA, à Madagascar ainsi qu'au Liban. Ses études secondaires à Madagascar, puis au lycée Édouard-Branly de Nogent-sur-Marne, ville dont il deviendra le maire. Bachelier en 1962, il fait deux années préparatoires Math sup/Math spé à la Faculté des sciences de Paris, il obtiendra une maîtrise d'électrotechnique en 1965 : En parallèle, ses études dans deux grandes écoles lui permettent d'être diplômé Ingénieur en 1966. Dans le même temps, par des cours du soir, il deviendra diplômé de l'Institut français du froid industriel aux Arts et Métiers en 1965. En tant qu'ingénieur électrotechnicien, il commence sa carrière dans un centre de recherches et de calcul à EDF puis dans le civil pendant plusieurs années dans diverses entreprises.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

C'est après avoir rencontré le général Charles de Gaulle en 1955 à Madagascar qu'il se passionne pour la politique. Il milite pour l'élection de Roland Nungesser à la mairie de Nogent-sur-Marne en 1958. Il s'engage en 1963 au sein de l’Union démocratique du travail ou UDT (gaullistes de gauche), puis à l'UNR de Saint-Maur-des-Fossés et de Nogent-sur-Marne. Il fait partie de l’action étudiante gaulliste, puis de l'équipe fondatrice de l’Union des jeunes pour le progrès ou UJP (jeunes gaullistes) en 1965, avec entre autres Robert Grossmann, Paul Aurelli, Yves Deniaud, Michel Barnier, Patrick Ollier, Alain Carignon, Jacques Godfrain, et crée avec l'aide de Robert-André Vivien l’UJP du Val-de-Marne. Il fut secrétaire départemental adjoint du mouvement gaulliste de 1975 à 1977 puis secrétaire départemental du « RPR 94 » de 1977 à 1983. Entre 1971 et 1977 il fut conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Son intérêt pour le canton de Nogent-sur-Marne avait débuté 4 ans plus tôt en travaillant aux côtés de Roland Nungesser. Délégué national du RPR aux entreprises de 1982 à 1984 auprès de Bernard Pons, il est élu en 1988 à 72 % et réélu en 1992, 1998 et 2004 conseiller général de Nogent-sur-Marne. Après avoir accompagné Philippe Seguin lorsqu’il était ministre du Travail, il devient président du groupe UMP et apparentés depuis 2002. Il est maire adjoint de Nogent-sur-Marne de mars 1989 à juin 1995. Il travaille aux côtés de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux à la « définition de la France du XXIe siècle ». Il a été élu président de la communauté d'agglomération de la Vallée de la Marne en octobre 2009 pour 2 ans[1] (dans le cadre de l'alternance bisannuelle entre le maire du Perreux-sur-Marne et celui de Nogent-sur-Marne), après avoir déjà occupé cette fonction de 2002 à 2004. Il est également membre du comité directeur de l’Association des maires de France (AMF), Vice-président du Syndicat d’assainissement de l’agglomération de Paris (SIAAP), Vice-président de l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF), Membre du Bureau de l’ACTEP (Association des collectivités territoriales de l’Est parisien) et président de l’Association des communes d’Île-de-France pour le Liban.

Il est élu maire de Nogent-sur-Marne en mars 2001 dans une triangulaire RPR/UDF/Union de la gauche, avec 87 voix d’avance contre le maire sortant, Estelle Debaecker.

Il est réélu maire de Nogent-sur-Marne en mars 2008 dans une triangulaire avec 46 % des voix, contre 33 % pour Marie-Anne Montchamp (députée UMP de la 7e circonscription du Val-de-Marne, candidate dissidente alliée à Estelle Debaecker, et 20 % pour William Geib (PS).

Le 19 juin 2008, il est élu président de l'Union des Conseillers Généraux de France, succédant à Maurice Leroy[2].

Le 25 septembre 2008, son élection à la mairie de Nogent-sur-Marne est invalidée par le tribunal administratif de Melun. Il fait appel du jugement d’inéligibilité pour une période d’un an[3].

Le 1er juillet 2009, le rapporteur du Conseil d’État recommande de confirmer l’inéligibilité du maire de Nogent-sur-Marne, Jacques J-P Martin, et de son adjoint Jean-René Fontaine, pour un an, au sein du Conseil municipal[4].

Le 10 juillet 2009, un arrêt du Conseil d’État annule le jugement du tribunal administratif de Melun de septembre 2008 qui l’avait déclaré inéligible pour un an[5]

Le 10 décembre 2008, il est réélu à l'unanimité président de l'Union des Conseillers Généraux de France[6].

Le 10 juin 2009, il est élu vice-président du syndicat Paris Métropole[7]

Le 16 novembre 2009, il est nommé membre de la « task-force » du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux pour défendre la réforme des collectivités territoriales[8].

Le 8 novembre 2010, il est élu à l’unanimité président du syndicat Paris Métropole[9]. À la suite de la nomination de Maurice Leroy, Ministre de la Ville et du Grand Paris, il est membre du comité de pilotage créé par le Ministre pour lancer la réflexion sur les sujets structurants du Grand Paris. Secrétaire général de l'association Orbival depuis 2007 aux côtés de Christian Favier, président PC du conseil général du Val-de-Marne.

En mars 2011, il est réélu Conseiller Général du Canton de Nogent sur Marne.

En octobre 2011, il prend un arrêté "anti chiffonage" interdisant la fouille des poubelles. Le 17 novembre 2011, le texte est suspendu par le Tribunal administratif de Melun, sur plainte de la Ligue des droits de l'homme[10].

En 2012, il décide de faire installer en ville une statue en hommage aux plumassières italiennes de la ville en prenant pour modèle Carla Bruni, ce qui lui vaut d'être qualifié dans la presse de "maire le plus fayot de France"[11].

Le 31 mars 2014, il est réélu Maire de Nogent-sur-Marne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]