Jacques Ginoulhiac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Ginoulhiac
Image illustrative de l'article Jacques Ginoulhiac
Biographie
Naissance 3 décembre 1806
Montpellier (France)
Ordination sacerdotale 27 mars 1830
Décès 17 novembre 1875
Montpellier
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1er mai 1853 par
Mgr Pierre Darcimoles
Archevêque de Lyon et de Vienne
Primat des Gaules
2 mars 1870 – 17 novembre 1875
Précédent Louis-Jacques-Maurice de Bonald Louis-Marie-Joseph-Eusèbe Caverot Suivant
Évêque de Grenoble
9 décembre 1852 – 2 mars 1870
Précédent Philibert de Bruillard Justin Paulinier Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques Marie Achille Ginoulhiac était un prélat français (Montpellier - 3 décembre 1806, idem - 17 novembre 1875) sous le pontificat de Pie IX. D'une famille originaire des Cévennes, il est le fils de Pierre Ginoulhiac, négociant, et de Pierrette Elisabeth Nourrit.


Grandes étapes de son sacerdoce[modifier | modifier le code]

Période grenobloise[modifier | modifier le code]

  • 1853 : nommé évêque de Grenoble le 9 décembre 1852, il reçoit ses bulles le 7 mars et est sacré le 1er mai suivant par Mgr Pierre-Marie-Joseph Darcimoles, archevêque d'Aix assisté de Mgr Eugène-Charles-Joseph de Mazenod et Mgr Jean-Irénée Depery, évêques de Marseille et de Gap.
  • 1854 : il est nommé assistant du trône pontifical et fait Chevalier de la Légion d'honneur.
  • 1855 : il confirme, après enquête, l'authenticité de l'apparition de Notre-Dame de la Salette, déjà reconnue par son prédécesseur, mais ne donne pas caution aux prétendues prédictions qui l'auraient accompagnée; sur la "Sainte Montagne", il déclare le 19 septembre, date anniversaire de l'événement, dans une homélie solennelle : "La mission des bergers est finie, celle de l'Église commence" .
  • 1868 : il crée un organe officiel régulier, la "Semaine religieuse du diocèse de Grenoble" (premier numéro paru le 15 août).
  • 1869 et 1870 - Au Ier concile œcuménique du Vatican (Vatican I), il s'exprime publiquement sur la doctrine de la foi, se montre favorable à la liberté de la science et s'affiche comme un des principaux opposants à la définition du dogme de l'Infaillibilité pontificale, auquel il finira par adhérer lors de sa proclamation.

Période lyonnaise[modifier | modifier le code]

  • 1870 : en plein concile, il est nommé archevêque de Lyon et de Vienne (Isère) par l'empereur Napoléon III (2 mars). Craignant l'invasion des prussiens, qui sont aux portes de la Bourgogne, les lyonnais font vœu d'ériger une basilique si la ville est épargnée. La promesse, signée par des milliers de personnes, est déposée sur l'autel de la Sainte Vierge par l'archevêque lui-même. L'armée de Bismarck bat en retraite, la ville est épargnée. Une souscription est lancée.
  • 1873 : promesse tenue : Mgr Ginoulhiac pose la première pierre de l'édifice qui se dresse maintenant sur la colline de Fourvière, lieu hautement symbolique où avait été inaugurée, le 8 décembre 1852, une Vierge en bronze doré, origine de la fête des Illuminations.
  • 1875 : son oraison funèbre est prononcée par Mgr Charles Cotton, évêque de Valence.

Mgr Ginoulhiac ne fut pas élevé à la dignité de cardinal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Correspondance pastorale (mandements, circulaires...)[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  • 1876 - La France Ecclésiastique (Paris)
  • 1907 - L'épiscopat français (Paris)
  • 1983 - Histoire des diocèses de France - Lyon, sous la direction de Jacques Gadille - Éd. Beauchesne (Paris)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Stèle de Mgr de Ginoulhiac en la Primatiale Saint-Jean de Lyon.

Armes[modifier | modifier le code]

Écartelé aux 1 et 4 de gueules au lion d'argent couronné d'or, aux 2 et 3 d'or au dauphin d'azur.

Liens internes[modifier | modifier le code]