Jacques Friggit

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Jacques Friggit, ingénieur général des ponts, eaux et forêts, est un économiste spécialiste du secteur immobilier français. Il est actuellement chargé de mission au Conseil général de l'environnement et du développement durable.

Sommaire

[modifier] Travaux scientifiques

Cet économiste – souvent consulté par certains grands journaux / médias – s’est distingué à travers ses travaux macroéconomiques dans le domaine immobilier. Il peut être considéré comme un des grands spécialistes du secteur immobilier.

Il a collationné et reconstitué des indices de prix des logements dans divers pays depuis le treizième siècle[1],[2], reprenant notamment les travaux de Georges d'Avenel et Gaston Duon. Sur les deux derniers siècles, il a reconstitué le montant des transactions immobilières[3] et a comparé l’investissement en logement aux investissements en or, en obligations et en actions[4].

Il actualise chaque mois des graphiques qui replacent l’évolution récente du prix des logements et des montants de transactions immobilières dans un contexte sur longue période, en France mais également aux États-Unis et au Royaume-Uni[5].

Ses études et analyses sont entre autres publiées sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable[6].

[modifier] Évolution des prix

Jacques Friggit s'intéresse particulièrement à la relation, dans le temps comme dans l'espace, entre le revenu par ménage et le prix des logements. Il relève que de 1965 à 2000 l’indice du prix des logements en France a augmenté approximativement au même rythme que le revenu par ménage (« tunnel de Friggit »), mais a ensuite crû beaucoup plus rapidement, atteignant en 2007 puis en 2010 un niveau supérieur de 70% à cette tendance longue. Ainsi, le prix des logements est passé de deux fois et demi à plus de quatre fois le revenu annuel moyen par ménage. Jacques Friggit argue que le prix des logements rejoindra à terme cette tendance longue, l’incertitude portant sur le rythme auquel ce retour s’effectuera : un scénario rapide correspondrait à une diminution cumulée du prix des logements de 35 % en cinq à huit ans ; un scénario lent correspondrait à un prix des logements restant constant pendant quinze à vingt ans, le « tunnel » n’étant rejoint que sous le lent effet de la croissance du revenu par ménage. Au vu des évolutions passées, un scénario rapide serait plus probable qu’un scénario lent, mais ce dernier ne peut être exclu[7],[8].

[modifier] Notes et références

[modifier] Liens externes

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