Jacques Du Roure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jacques Du Roure (début XVIIe - vers 1685) est un philosophe français du XVIIe siècle, et l'un des premiers partisans de Descartes en France. Sa vie reste très méconnue, et il a publié la plupart de ses livres à compte d'auteur. Il semble avoir fait partie du cercle de Claude Clerselier et avoir rencontré le cartésien néerlandais (d'origine allemande) Johannes Clauberg lors du passage de ce dernier à Paris. En 1654, il publie son ouvrage La philosophie divisée en toutes ses parties, qui peut être considéré comme le premier manuel cartésien publié en France.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Physique expliquée, 1653.
  • La Philosophie divisée en toutes ses parties, établie sur des principes évidents, Paris, 1654.
  • Dessein d'une institution universelle, 1661.
  • Abrégé de la vraie philosophie, 1665.
  • Divers traités des sciences, 1671.
  • Nouvelles diversités des sciences, 1671.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • F. Bouillier, Histoire de la philosophie cartésienne (Paris, 1854), vol. I, p. 494-95, 506-507.
  • R. Ariew, "Du Roure, Jacques (fl. 1654-83)", in : Dictionary of Seventeenth Century French Philosophers, ed. L. Foisneau (Bristol - New York, 2008), vol. I, p. 414-415.

Notes de lecture de l‘Abrégé de la vraie philosophie[modifier | modifier le code]

  • "Comme Néoptolème dans Ennius, j'ai fait dessein de m'attacher à une philosophie qui ne soit pas trop longue."
  • "Ma philosophie est sans secte."
  • "Trois sortes d'évidence :
    • morale : le contraire n'arrive pas ordinairement.
    • physique : le contraire n'arrive jamais.
    • métaphysique : le contraire ne peut arriver."
  • "Rien de plus commun que la fausse philosophie ancienne ou nouvelle."
  • "La santé convient toujours au malade et quelquefois la maladie au médecin."
  • "Quiconque fait plus de raisonnements que d'expériences ou de réflexions sur elles, tombe souvent dans l'erreur."