Jacques Desjardin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Jardin
Image illustrative de l'article Jacques Desjardin

Surnom Desjardin
Naissance 9 février 1759
Angers
Décès 11 février 1807 (à 48 ans)
Landsberg, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17761807
Distinctions Commandant de la Légion d'honneur
Hommages Son Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 16e colonne
il a son buste dans la galerie des batailles
Famille Marie Françoise Adélaïde Rigaux, son épouse[1]
Anne-François-Charles Trelliard, son beau-frère[2],
Henri Maurice Berteaux, son arrière-petit-neveu[3]

Jacques Jardin, dit Desjardin, né à Angers (Maine-et-Loire), où son père exerçait la profession de voiturier, le 9 février 1759 et mort le 11 février 1807, est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'engagea, le 8 décembre 1776, dans le régiment du Vivarais (71e), y devint caporal et sergent le 1er février 1781 et 17 juin 1789, et sortit de son corps, par congé, le 5 février 1790; il retourna alors auprès de son père. Le zèle avec lequel il s'occupa de l'instruction de la garde nationale de sa ville natale depuis le 20 février 1790, le fit nommer adjudant-général de cette milice le 5 août 1791.

Lors de l'organisation des forces départementales, en 1792, ses frères d'armes relevèrent, le 19 août, au grade de lieutenant-colonel du 2e bataillon de Maine-et-Loire, avec lequel il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée du Nord. Il se distingua à la bataille de Jemappes, à la prise de Namur, dans les différents combats qui signalèrent la retraite de Dumouriez, notamment près de Namur, ou le corps qu'il commandait mérita l'honneur d'être mis à l'ordre de l'armée. Le conseil exécutif le fit général de brigade le 3 septembre 1793, et lorsqu'il le nomma général de division, le 29 ventôse an II, il avait eu déjà sous ses ordres les trois divisions réunies sous Maubeuge.

Il concourut aux tentatives qui furent faites pour débloquer Le Quesnoy. Le 12 floréal il commanda la division de droite de l'armée du Nord, manœuvrant sur la Sambre. Un arrêté du Comité de salut public, du 13 prairial, le nomma général en chef de l'armée des Ardennes, grade que les représentants du peuple confirmèrent par leur arrêté du 20 du même mois.

Après la reddition du Luxembourg, il continua de servir à l'armée du Nord jusqu'en l'an V, et passa en l'an VI à l'armée de Batavie. Il fut mis en disponibilité le 1er vendémiaire an X. En l'an XII le premier Consul le fit membre de la Légion d'honneur, et l'envoya au camp de Brest le 8 ventôse, puis devenu Empereur, et voulant récompenser les services de cet officier général, il le créa commandant de l'Ordre le 25 prairial. Pendant la campagne de l'an XIV il commanda la première division du 7e corps de la grande armée, et se fit remarquer par sa bravoure et son intelligence.

Blessé à la bataille d'Eylau, le 8 février 1807, il mourut le 11, à Landsberg en Prusse Polonaise, des suites de ses blessures. Il est compris, sous le nom de Desjardins, parmi les hommes qui figurent sur l'arc de triomphe de l'Étoile, pilier Est et son buste sculpté par Antoine Laurent Dantan se trouve dans la galerie des batailles du château de Versailles

Source[modifier | modifier le code]

« Jacques Desjardin », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l’acte de décès de son épouse, sur le site des Archives départementales de l’Aisne, le 9 avril 1860 à Soissons, vue 297, acte 103.
  2. Voir l'acte de décès de l’épouse de Anne-François-Charles Trelliard, Elisabeth Emelie Rigaux, sœur de Marie Françoise Adélaïde Rigaux, le 22 juillet 1861 à Soissons, vue 310, acte 180.
  3. par Marie Victoire Rigaux, la sœur des deux précitées et arrière-grand-mère de Henri Maurice Berteaux.