Jacques D'Hondt

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Jacques D'Hondt est un philosophe et résistant français, né à Tours en 1920 et mort le 10 février 2012 à Paris[1].

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Jeune professeur à Chinon, sympathisant communiste[2] durant la seconde guerre mondiale, Jacques D'hondt fut membre du mouvement résistant Combat.

Ancien élève de Jean Hyppolite et de Paul Ricœur, professeur émérite de philosophie à l'Université de Poitiers, Jacques D'Hondt a fondé dans cette même ville, en 1970, le Centre de Recherche et de Documentation sur Hegel et Marx (CRDHM), qu'il a dirigé jusqu'en 1975. Membre du comité de direction de la Hegel-Vereinigung, il a présidé la Société française de philosophie de 1982 à 1995, et l'Association des sociétés de philosophie de langue française (ASPLF) de 1988 à 1996.

C'est par ses travaux sur Hegel (Hegel philosophe de l'histoire vivante, en 1966, Hegel secret. Recherches sur les sources cachées de la pensée de Hegel, et Hegel en son temps parus tous deux en 1968) que Jacques D'Hondt a acquis une renommée internationale en restituant au philosophe allemand un visage historique lui rendant justice, tout en éclairant les procédés qui ont généré les « légendes noires » qui ont couru à son encontre. Ces recherches extrêmement rigoureuses ont culminé avec la biographie sobrement intitulée Hegel. Biographie, parue en 1998.

Mais l'enseignement, les travaux, et les publications de Jacques D'Hondt ne se sont pas seulement consacrées à une « réhabilitation » du Hegel vivant en son temps : participant à la reconnaissance philosophique de Diderot et des penseurs matérialistes des Lumières, Jacques D'Hondt est également un éminent lecteur de Marx (antagoniste résolu des positions philosophiques d'Althusser) et un interprète des rapports de Marx à Hegel (le recueil De Hegel à Marx, publié en 1972, ne réunit qu'une petite partie de ses contributions sur la question). Philosophe saisi par et dans une histoire continuée, c'est encore un critique de ses contemporains dans L'Idéologie de la rupture (1978) et dans nombre de ses publications aujourd'hui encore dispersées.

Œuvres[modifier | modifier le code]

** Hegel**

  • Hegel, philosophe de l'histoire vivante, Paris, PUF, collection Epiméthée, 1966
  • Hegel secret : recherches sur les sources cachées de la pensée de Hegel, Paris, PUF, collection Epiméthée, 1968
  • Hegel en son temps, Paris, Éditions Sociales, 1968 ; ré-édité Éditions Delga, 2011
  • Hegel et la pensée moderne : séminaire sur Hegel dirigé par Jean Hyppolite au Collège de France (1967-1968); ( textes publiés sous la direction de Jacques d'Hondt ), Paris, PUF, collection Epiméthée, 1970
  • De Hegel à Marx, PUF, collection « Bibliothèque de Philosophie contemporaine », 1972
  • Hegel et l'hégélianisme, Paris, PUF, collection « Que sais-je? »,1982
  • Hegel : le philosophe du débat et du combat, Paris, Libraire générale française, collection « Le livre de poche. Textes et débats », 1984
  • Hegel : Biographie, Paris, Calmann-Lévy, collection « La vie des philosophes », 1998

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Vadée et Jean-Claude Bourdin (dir.), La Philosophie saisie par l'histoire. Hommage à Jacques D'Hondt, Paris, Kimé,1999.
  • Fiorinda Li Vigni, Jacques D'Hondt e il percorso della ragione hegeliana, Naples, Città del Sole, 2002 (trad. fr. Jacques D'Hondt et le parcours de la raison hégélienne, Paris, L'Harmattan)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jacques D'Hondt, résistant, philosophe, spécialiste de Hegel » sur LeMonde.fr (21 février 2012)
  2. Claude Mazauric, « Les chaussées sont désertes, plus de passants sur les chemins » (Esaïe 33.8) La SER dans la tourmente : 1940-1945 », Annales historiques de la Révolution française, no 353 (juillet-septembre 2008).