Jacques Charpentier (compositeur)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charpentier (homonymie).

Jacques Charpentier est un compositeur et un organiste français du XXe siècle, né à Paris le 18 octobre 1933.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, il commence seul l'apprentissage de la musique au piano. De 1950 à 1953, il travaille avec Jeanine Rueff, puis part pour l'Inde et s'initie à la musique traditionnelle hindoue, à Bombay et Calcutta. Il y restera dix-huit mois, ce séjour s'avérant décisif pour son évolution musicale à venir. De retour en France, en 1954, il travaille la composition avec Tony Aubin et la philosophie de la musique avec Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Il entre aux jeunesses musicales de France en 1959, puis André Malraux le nomme inspecteur principal de la musique en 1966 et inspecteur général de la musique au secrétariat d'État à la Culture en 1975. Il est titulaire du grand orgue de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris depuis 1974. L'année où il intègre le secrétariat d'État à la Culture, il fonde le Centre d'études grégoriennes et de musiques traditionnelles comparées à l'abbaye de Sénanque, et est aussi chargé de cours d'orchestration au Conservatoire de Paris. Par la suite, il succède à Jean Maheu au poste de directeur de la musique, de l'art lyrique et de la danse au ministère de la Culture et de la Communication de 1979 à 1981. Il est ensuite directeur de la musique de la ville de Nice. Depuis plusieurs années, il réside à Carcassonne.

Jacques Charpentier est aussi l'auteur d'ouvrages didactiques sur le chant grégorien et sur la musique de l'Inde. Il est marié à la mezzo-soprano Danielle Vouaux-Charpentier.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Koussewitski (1966)
  • Grand Prix musical de la Ville de Paris (1978)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Influences musicales[modifier | modifier le code]

L'Inde a influencé de façon décisive l'homme et sa musique. En 1957, il entreprend un travail colossal consacré aux 72 modes karnatiques de l'Inde, échelles de base de la musique traditionnelle de ce pays. Ce seront les 72 études karnatiques, terminées en 1984, soit 27 ans plus tard, et où l'influence de Messiaen est manifeste. Le piano y est traité en percussions avec étagement de résonances, avec des sonorités rappelant certains instruments de l'Inde. À son retour des Indes, Charpentier cherche à synthétiser ses nouvelles influences orientales avec sa culture musicale occidentale. Messiaen l'oriente vers la lecture de Saint Thomas d'Aquin, qui lui prendra deux années de travail. Charpentier a parfois aussi écrit dans un style néo-classique, comme sa Symphonie brève (1958), la Sinfonia sacra pour le jour de Pâques (1965) ou le Prélude pour la Genèse (1967).

Compositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

  • 72 études karnatiques, pour piano. Début de composition : 1957 (terminées en 1984)
  • Symphonie brève (1958)

Années 1960[modifier | modifier le code]

  • Sinfonia sacra pour le jour de Pâques (1965)
  • Prélude pour la Genèse (1967)

Années 1970[modifier | modifier le code]

  • Béatrix de Plannisolas, opéra en 5 actes et en langue d'oc (1971), Création au Festival d'Aix-en-Provence, 1971
  • Le Livre d'orgue, Commande des Journées de musique contemporaine de Metz (1973)
  • Symphonie no 5 (1977)
  • Symphonie no 6, pour orgue et orchestre (1978)
  • Te Deum (1978)

Éléments de discographie[modifier | modifier le code]

  • Messe de Chartres, Patrick Delabre et Benjamin Righetti au grand orgue, Philippe Frémont, chef de chœur, avec le concours de la maîtrise de la cathédrale de Chartres, direction d’orchestre : Joachim Jousse, DBA, 2006
  • “Jacques Charpentier joue Jacques Charpentier à Notre-Dame de Paris”, Solstice, 2004
  • "Le grand orgue de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse de la cité de Carcassonne", 3D Classics

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire de la musique française, Marc Vignal, Larousse, 1988
  • Dictionnaire de la Musique, Les hommes et leurs œuvres, Marc Honegger, Bordas, 1986

Liens externes[modifier | modifier le code]