Jacques Balmat

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Jacques Balmat

Jacques Balmat dit Mont Blanc (né en 1762 vallée de Chamonix (dans ce qui est aujourd'hui le quartier des Pélerins) et à l'époque partie du royaume de Sardaigne - mort en 1834 vallée de Sixt). Ce chasseur de chamois, cristallier et guide réussit la première ascension du mont Blanc (4 807 mètres) en compagnie du Docteur Paccard, le à 18 h 23.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières tentatives[modifier | modifier le code]

Jacques Balmat acquiert une grande robustesse et une parfaite connaissance de la montagne en pratiquant la chasse aux chamois et la recherche de cristaux, avant de devenir l'un des compétiteurs lancés à la conquête du mont Blanc. Cette compétition était de plus motivée par une promesse de forte récompense, faite dès 1760 par Horace-Bénédict de Saussure, au premier qui atteindrait le sommet. Balmat entreprend une infructueuse tentative solitaire début juillet 1786 et apprend à son retour que cinq guides sont partis en direction du sommet. Il repart presque aussitôt et les rattrape à hauteur des Grands Mulets. Au col du Dôme, alors que ses compagnons renoncent, il poursuit seul et après un bivouac improvisé, il redescend à son tour, persuadé que la cime du mont Blanc ainsi que la récompense sont désormais à portée. Il cherche immédiatement un compagnon d'ascension qui puisse ensuite témoigner en cas de réussite.

Première ascension du mont Blanc[modifier | modifier le code]

Pour sa troisième tentative, Balmat sollicite le docteur Paccard, médecin à Chamonix et bon alpiniste qui avait pris part lui aussi à plusieurs tentatives. Les deux hommes partent discrètement le 7 août et bivouaquent avant de se lancer à l'assaut du sommet le 8 août à l'aube, sans cordes, sans piolets ni crampons, par un itinéraire dangereux qui sera abandonné en 1820. Paccard est rendu aveugle par la réverbération de la neige et fait toute la descente les yeux rouges et fermés. En arrivant dans la vallée, les deux hommes apprennent que Judith, la dernière fille de Jacques Balmat nouvellement née et soignée par le Docteur Paccard, est décédée. Balmat se rend ensuite à Genève pour rendre compte à M. de Saussure de son succès.

Jacques Balmat dit le Mont Blanc[modifier | modifier le code]

À la suite de cette réussite, le roi de Sardaigne, souverain du Piémont et de la Savoie, autorise Balmat à s'appeler Jacques Balmat dit le Mont Blanc. Balmat répète l'ascension du mont Blanc le en compagnie de deux autres guides et le 3 août de la même année il conduit Horace-Bénédict de Saussure au sommet ; la cordée comporte alors 17 autres guides ainsi qu'un domestique. Horace-Bénédict de Saussure procède alors au premier calcul de l'altitude du mont Blanc : il trouve comme altitude 2 450 toises, soit 4 775 mètres, au lieu de 4 807 ; l'erreur est infime pour l'époque. En juillet 1811, lors de la dixième ascension, il est accompagné de Marie Paradis qui devient la première femme à atteindre le sommet enneigé. Balmat gravit une dernière fois le mont Blanc le .

Chute dans une crevasse[modifier | modifier le code]

Le guide disparaît en 1834 à l'âge de 72 ans en tombant dans une crevasse alors qu'il cherche un filon d'or. Son corps n'a pas été retrouvé. Une rue de Genève, parallèle à la rue Horace-Bénédict de Saussure, porte son nom.

Chamonix, statue du guide Jacques Balmat indiquant le sommet mont Blanc à Horace-Bénédict de Saussure

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Canac, Jacques Balmat dit Mont-Blanc, nouvelle édition, 1986
  • Jean-Pierre Spilmont, Jacques Balmat dit Mont-Blanc, Albin Michel, prix du Livre d’Histoire de la SGDL, 1987, réédition en 2003 aux éditions Guérin
  • Gérard Bordes, Grande Encyclopédie de la Montagne, t. 2, Paris, Atlas,‎ 1976, 2400 p.
  • A. Den Doolard, Le Vainqueur du mont Blanc", Édition Albin Michel, 1950

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]