Jacques Alexandre Allix de Vaux

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Jacques Alexandre Allix de Vaux
Naissance 21 décembre 1768
Percy, (Manche)
Décès 26 janvier 1836 (à 67 ans)
Courcelles (Nièvre),
Origine Drapeau de la France France
Arme artillerie
Grade général de division
Années de service 17841834
Commandement 1re Division du 1er Corps de l'Armée du Nord (Cent-Jours) - 8e Corps de la Grande Armée (1812).

Jacques Alexandre François Allix de Vaux, comte de Freudenthal[1], né le 21 décembre 1768 à Percy, en Normandie, et mort le 26 janvier 1836 dans son château de Bazarne sur la commune de Courcelles, est un général de la Révolution et du Premier Empire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra dans l'armée, comme élève d'artillerie, le 21 mars 1792 servit d'abord à l'armée du Nord pendant les premières guerres de la Révolution, et sous les généraux Kellermann, Dumouriez et Custine. Il se distingua au siège de Luxembourg en 1795. En 1796 il était colonel. Au passage du Grand Saint-Bernard, à l'attaque de Vérone qu'il emporta d'assaut, et pendant l'expédition de Saint-Domingue, Allix donna les preuves les plus brillantes de sa valeur et de ses talents ; mais l'opposition qu'il montra au coup d'État du 18 brumaire retarda son avancement.

L'Empereur l'éloigna en Westphalie auprès du roi Jérôme de 1808 à 1813. Celui-ci lui accorda les grades de général de brigade le 1er octobre 1808 et de général de division le 15 avril 1812. Il l'envoya servir en Espagne de 1808 à 1811. Puis il fit la campagne de Russie en 1812 comme chef du 8e corps de la Grande Armée en remplacement de Junot, puis réprime avec succès les émeutes qui se produisent en Westphalie en 1813.

Il passe alors au service de la France. Promu général de brigade le 28 novembre 1813, il chassa les Autrichiens et les Cosaques de la forêt de Fontainebleau le 18 février 1814 puis, le 26, il sauva la ville de Sens, ce qui lui valut d'être promu général de division le 26 février 1814.

Désigné au commandement de la 1re Division du 1er Corps de l'Armée du Nord pendant les Cent-Jours, sous les ordres de Drouet d'Erlon le 26 mai 1815, il ne put rejoindre son poste, et ne put donc pas servir à Waterloo. Après cette bataille, il fut chargé de fortifier Saint-Denis et en fit une position inexpugnable.

Exilé par l'ordonnance du 24 juillet 1815, le général Allix se réfugia en Westphalie, où il publia un ouvrage sur le système du monde. Autorisé à rentrer en France le 23 décembre 1818, il fut rétabli sur la liste des lieutenants généraux en non-activité (sans traitement) le 1er janvier 1819. Il fut déclaré retraité par ordonnance du 29 avril 1834. Il a fait une traduction de De la tyrannie de Vittorio Alfieri[2].

Source[modifier | modifier le code]

« Jacques Alexandre Allix de Vaux », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Créé comte par Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie
  2. De la tyrannie, Vittorio Alfieri, traduction de Jacques-Alexandre-François Allix, A. Leclaire, Paris, 1831