Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière
| Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière | |
Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, gouverneur et lieutenant-général en Canada, Acadie, la Louisiane et autres pays en dépendant
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| Fonctions | |
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| Gouverneur général de la Nouvelle-France | |
| 1749 – 1752 | |
| Monarque | Louis XV |
| Prédécesseur | Rolland-Michel Barrin |
| Successeur | Michel-Ange Duquesne de Menneville |
| Biographie | |
| Date de naissance | 18 avril 1685 |
| Lieu de naissance | Château de Lasgraïsses, près d’Albi, France |
| Date de décès | 17 mars 1752 |
| Lieu de décès | Québec, Canada |
| Religion | Catholicisme |
| Résidence | Château Saint-Louis, Québec |
| Gouverneurs généraux de la Nouvelle-France | |
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Jacques-Pierre de Taffanel, marquis de la Jonquière, né le 18 avril 1685 au château de Lasgraïsses et mort le 17 mars 1752 à Québec, est un officier de marine français, lieutenant-général et gouverneur de la Nouvelle-France de 1749 à 1752.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Originaire de la région de Graulhet (Tarn), grand-cousin par son arrière-grand-mère du célèbre navigateur La Pérouse[réf. nécessaire], il eut une brillante carrière maritime.
Elle s'exerça du Spitzberg au Chili, de la Louisiane au Brésil, et plus particulièrement autour du Canada français. Devenu chef d'escadre, il sera nommé gouverneur de la Nouvelle-France de 1749 à 1752, date où il mourut à Québec.
[modifier] Mandat de Gouverneur du Canada
En 1746, La Jonquière a déjà servi 49 ans dans la marine française. Il a fait ses premières armes sous Louis XIV où il s'est révélé un bon marin. En 1744 la guerre reprend avec l'Angleterre (Guerre de Succession d'Autriche). Il participe en 1746 à l'Expédition du Duc d'Anville et ramène les survivants après l'échec de celle-ci, victime des tempêtes et des épidémies. En 1747, il est nommé gouverneur du Canada et prend la tête d'une force navale de 6 vaisseaux et 40 bâtiments de transport pour faire la reconquête de Louisbourg. Il est cependant capturé au large des côtes espagnoles lors de la bataille du cap Ortégal. Il y est grièvement blessé et ne se rend qu'après un combat acharné. Il arrive finalement à Québec en 1749 après la conclusion du traité de paix. Il y remplace La Galisonnière.
C'est un gouverneur actif dans la défense de la colonie française. En 1750, poursuivant la politique établie par son prédécesseur[1], il fait édifier le Fort Rouillé, situé à l'emplacement de la ville actuelle de Toronto, et le nomme ainsi en l'honneur de Antoine Louis Rouillé, ministre de la Marine.
Il est mêlé à certaines spéculations de l'intendant François Bigot[2],[3].
Pour récompenser ses services Louis XV l'avait fait Marquis et Grand Croix de Saint-Louis, avec règlement d'armoiries:
D'azur, au rocher d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'un annelet du même; au chef aussi d'argent, chargé d'un croissant entre deux étoiles, les trois de gueules
Maintenue de noblesse, 1749
Plusieurs lieux du Québec portent son nom de « La Jonquière », ainsi qu'un fort français, le Fort La Jonquière.
[modifier] Notes et références
- Jacques LACOURSIÈRE, Histoire populaire du Québec, Éditions Septentrion, 1995, p.257
- Bernard POTHIER, Course à l'Accadie : journal de campagne de François Du Pont Duvivier en 1744, Moncton, Éditions d'Acadie, 1982. 195 p
- Étienne Taillemite, « TAFFANEL DE LA JONQUIÈRE, JACQUES-PIERRE DE, marquis de LA JONQUIÈRE », dans le Dictionnaire biographique du Canada, 2000
[modifier] Sources et bibliographie
- Étienne Taillemite, « TAFFANEL DE LA JONQUIÈRE, JACQUES-PIERRE DE, marquis de LA JONQUIÈRE », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne, 2000
- Bernard Pothier, Course à l'Accadie : journal de campagne de François Du Pont Duvivier en 1744, Moncton, Éditions d'Acadie, 1982. 195 p. (en ligne)