Jacques-Louis Monod

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Jacques-Louis Monod

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Naissance 25 février 1927
Asnières-sur-Seine, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur, pianiste, chef d'orchestre
Années d'activité 1949-

Jacques-Louis Monod, né le 25 février 1927 à Asnières-sur-Seine (France), est un pianiste, chef d'orchestre et compositeur franco-américain, issu d'une famille de la bourgeoisie protestante.

Biographie[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

1934-1949 : Études à Paris[modifier | modifier le code]

Jacques-Louis Monod, fils du chirurgien Pierre Monod, est né à Asnières, banlieue Nord-Ouest de Paris, dans une famille de la bourgeoisie protestante.

Il s'inscrit en 1934 au conservatoire de musique de Paris, musicien prodige âgé de 7 ans (2 ans plus jeune que le minimum requis). Il restera inscrit comme étudiant au Conservatoire de Paris pendant près de 20 ans (référence souhaitée). Ses maîtres étaient Yves Nat et Olivier Messiaen, il a également étudié avec son parrain, Paul-Silva Hérard, organiste de l'église Saint-Ambroise à Paris.

À partir de 1944, Monod a également pris des leçons privées avec le compositeur et chef d'orchestre français René Leibowitz, un disciple d'Anton Webern, émigré de Varsovie, qui a participé au développement de la musique sérielle à Paris après la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci est rapidement devenu le principal professeur et mentor de Monod et d'autres élèves, parmi lesquels Jean Prodromidès, Antoine Duhamel, Pierre Chan, Michel Philippot, Serge Nigg, André Casanova, Claude Helffer, et pendant une brève période, Pierre Boulez.

L'œuvre de Jacques-Louis Monod est historiquement significative dans le cadre de l'évolution vers la musique moderne à Paris (ca. 1945-51), de promouvoir d'abord la musique d'Arnold Schönberg et, plus tard, la musique sérielle de Webern. La musique de Schönberg - considérée comme radicale pendant une courte période en France, après la Deuxième Guerre mondiale - a rapidement été considérée comme dépassée et remplacée par celle de son élève, Webern. Monod n'abandonna pas la musique de Schönberg tout au long de sa longue carrière, comme beaucoup de l'avant-garde française l'ont fait sous la direction de Boulez, avec son implication sur le développement de la musique «expérimentale» à Darmstadt.

Les débuts de Jacques-Louis Monod en tant que pianiste ont eu lieu à Paris lors d'un concert organisé par Leibowitz pour le 75e anniversaire de Schönberg (1949), exécutant une des premières Fantaisie pour violon et piano op. 47.

Aux USA[modifier | modifier le code]

1947-1950 : Pianiste et études[modifier | modifier le code]

Peu après les premiers voyages de Leibowitz aux États-Unis (le premier en 1947 pour rencontrer Schönberg à Los Angeles), Monod suivit, accompagnant Leibowitz à New York en 1950. Leibowitz devait y entendre le légendaire musicien de jazz et saxophoniste Charlie Parker qui jouait à Harlem, tandis que Monod s'est entretenu avec Milton Babbitt et a entrepris des études supérieures à l'université de Columbia (sous la conduite de Thomas R. et H. Allendorf) et à la Juilliard School (composition avec B. Wagenaar).

(Monod a aussi accompagné Leibowitz en 1948 pour les premiers séminaires de composition à Darmstadt, à l'Internationale Ferienkurse für Neue Musik, et plus tard, au début des années 1950, Monod a suivi le séminaire de composition de Boris Blacher et le séminaire d'analyse de Josef Rufer à la Berlin Hochschule für Musik.)

À une époque où les musiques de Schönberg, Berg et Webern sont les moins jouées en Amérique, Monod en a été parmi les tout premiers champions. Il a passé la majeure partie des années 1950 en tant que pianiste, jouant les œuvres de la Seconde école de Vienne pour piano et voix, comme l'ont fait les pianistes, E. Steuermann; P. Stadlen; C. Helffer;, le pianiste viennois, Karl Steiner, et le pianiste américain, L. Stein. Monod a enregistré la partie de piano du Concerto de chambre de Berg et l'Ode à Napoléon Bonaparte, op. 41 de Schönberg, et avec Leibowitz, Monod participa aux enregistrements historiques de la musique de chambre de Berg et Webern pour le label Dial Records au début des années 1950 (un label fondé par Ross Russell, qui a également produit des enregistrements historiques de jazz de Charlie Parker et Miles Davis). Le 18 décembre 1950, Monod joua pour un concert de musique de chambre de Alban Berg à Juilliard, et la première américaine des Two Songs de Berg (extrait inédit de Die Musik 1930) avec la soprano virtuose Bethany Beardslee. Le duo a également interprété les Seven Early Songs (1905-08) et Four Songs, op. 2 (1908-10), de Berg. Pendant ses premières études aux États-Unis, il montra son extraordinaire capacité analytique : alors qu'il assistait à l'université Columbia à un séminaire sur la musique du XXe siècle, enseigné par Chou Wen-chung (disciple de Varèse), l'analyse convaincante de Ionisation de Varèse que fit Monod l'a conduit à enseigner le reste du cours.

Chef d'orchestre[modifier | modifier le code]

New York[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

Londres[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

New York[modifier | modifier le code]

Années 1970, 1980, 1990[modifier | modifier le code]

Compositeur : le Cantus Contra Cantum[modifier | modifier le code]

Liste de compositions[modifier | modifier le code]

Une liste partielle des compositions incluant la série Cantus Contra Cantum:

  • Cantus Contra Cantum I (1968/1980) pour Soprano et Orchestre de chambre
  • Cantus Contra Cantum II (1973) pour Violon et Violoncelle
  • Cantus Contra Cantum III (1976) pour Chœur (il existe une adaptation pour Piano)
  • Cantus Contra Cantum IV (Tränen des Vaterlandes - Anno 1636) (1978) pour Chœur mixte et Sackbuts ou Trombones
  • Cantus Contra Cantum V pour Orchestre
  • Cantus Contra Cantum VI pour Chœur mixte et Orchestre de chambre
  • 2 Elegies (1978) (incl. Canonic Vocalise, 1978)
  • Chamber Aria (1952) (ou la Passacaglia)

Théoricien et éditeur[modifier | modifier le code]

Pédagogue[modifier | modifier le code]

  • Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon étudie la composition à la Julliard School of Music de New York, tout en travaillant la direction d'orchestre avec Jacques-Louis Monod.
  • Peter Schubert a étudié la direction d'orchestre avec Nadia Boulanger, Helmuth Rilling, Jacques-Louis Monod et David Gilbert.
  • Né à Washington D.C., le chef d’orchestre Michael Alexander Willens poursuivit sa formation de chef d’orchestre à Tanglewood chez Jacques-Louis Monod, Harold Farberman et Leonard Bernstein.

Résumé de son œuvre[modifier | modifier le code]

Monod et la dialectique de la musique contemporaine en Amérique[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle, un coup d'œil au futur[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]