Jacques de Menou de Boussay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Jacques-François Menou)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Menou.
Jacques-François de Menou de Boussay
Jacques-François de Menou de Boussay
Naissance 3 septembre 1750
Boussay
Décès 13 août 1810 60 ans)
Venise
Origine Français
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Grade Général de division
Conflits Guerres de la Révolution
Commandement Armée d'Orient
Faits d’armes Bataille de Saumur
Campagne d'Égypte
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Comte d'Empire
Hommage Nom inscrit sur l'arc de triomphe


Jacques-François de Menou, baron de Boussay, né à Boussay le 3 septembre 1750, décédé à Mestre (Venise) le 13 août 1810, est un général français.

Sommaire

[modifier] Biographie

D'une ancienne famille, il entre de bonne heure dans la carrière des armes ; il est déjà maréchal de camp en 1789, lorsqu'il est député de la noblesse du bailliage de Touraine aux États généraux en 1789 ; il se rallie à la Révolution, dont il est nommé secrétaire en décembre et président le 31 mars 1790. Membre du comité diplomatique, il est employé après la session comme maréchal de camp à Paris, puis à l'armée de l'Ouest.

Il combat en Vendée en 1793. Commandant des sections de Paris au 1er prairial an III (20 mai 1795), il forçe le faubourg Saint-Antoine à capituler. Général en chef de l'armée de l'intérieur, il est dénoncé comme traître, mis en jugement et acquitté en 1795.

En 1798, il commande l'une des cinq divisions de l'armée d'Orient lors de la campagne d'Égypte. Général de division à l'armée d'Égypte, il y montre beaucoup de valeur, épouse une riche musulmane et se convertit à l'islam[1] et prend le nom d'Abdallah.

Après l'assassinat de Jean-Baptiste Kléber, il lui succède à la tête de l'Égypte comme général en chef[2].

Menou, loin d'égaler le grand général aimé de ses hommes qu'était Kléber, n'est pas du tout soutenu par les autres officiers. Il faut dire que Menou, méprisé par ses hommes, commet bévue sur bévue (il n'hésite pas, par exemple, à prénommer son fils du prénom de l'assassin de Kléber peu après la mort de ce dernier).

Le 21 mars 1801, il prend la tête du corps expéditionnaire français pour repousser le débarquement anglais lors d'une ultime bataille à Aboukir qui se solde par une défaite. Après cette bataille, il se retire à Alexandrie, où il capitule le 1er août.

Quoi qu'il en soit, il faut évacuer l'Égypte. Il est appelé au Tribunat en 1802, administrateur du Piémont, gouverneur de la Toscane en 1805, et enfin gouverneur de Venise.

Rappelé en France le 23 juillet 1810, il meurt à la villa Corneso, près de Mestre (Venise) (Italie) le 13 août 1810.

Le nom du général Menou est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

[modifier] États de service

[modifier] Décorations, titres, honneurs

[modifier] Notes

Jacques François Menou
  1. Le général Menou était très-instruit, bon administrateur, intègre. Il s'était fait musulman, ce qui était assez ridicule, mais fort agréable au pays ; on était en doute sur ses talents militaires ; on savait qu'il était extrêmement brave, il s'était bien comporté dans la Vendée et à l'assaut d'Alexandrie, Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.
  2. Après la mort de Kléber, l'Égypte ne fut plus qu'un champ d'intrigues ; la force, et le courage des Français restèrent les mêmes ; mais l'emploi ou la direction qu'en fit le général ne ressemblèrent plus à rien. Menou était tout à fait incapable ; les Anglais vinrent l'attaquer avec 20 000 hommes ; il avait des forces beaucoup plus nombreuses et le moral des deux armées ne pouvait pas se comparer. Par un aveuglement inconcevable, Menou se hâta de disperser toutes les troupes, dès qu'il apprit que les Anglais paraissaient ; ceux-ci se présentèrent en masse et ne furent attaqués qu'en détail, Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.

[modifier] Source partielle

« Jacques de Menou de Boussay », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail édition] (Wikisource)

Créer un livre