Jacob Golius

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Jacob van Gool, érudit du siècle d'or néerlandais.

Jacob Golius (de son vrai nom Jacob van Gool, en allemand « Jacob Gohl » et en italien « Iacobo Golio »), né en 1596 à La Haye, mort le 28 septembre 1667 à Leyde, est un orientaliste et mathématicien néerlandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Golius vint à l’université de Leyde en 1612 pour y étudier les mathématiques. En correspondance avec Albert Girard, il invita son ami Samielois à le rejoindre. En 1618 il s'inscrivit dans la même université pour y étudier l’arabe et d'autres langues orientales, devenant l'étudiant favori d’Erpenius et l'ami de Willebrord Snell. En 1622 il accompagna la délégation des Provinces-Unies au Maroc, et à son retour fut élu comme successeur à la chaire d’Erpenius (12 mai 1625). L'année suivante, il entreprit un voyage en Syrie et au Proche-Orient, dont il ne revint qu'en 1629. À la mort de Snell, il lui succéda dans sa chaire et passa le reste de sa vie à Leyde où il occupa conjointement les chaires de mathématiques et d'arabe. Golius était un ami personnel de Constantin Huygens, à qui il fit découvrir les manuscrits perdus de Snell, et les connaissances que celui-ci avait de la loi de la réfraction. Il fréquenta également René Descartes et quelques auteurs pensent qu'il lui a fourni des traductions d'auteurs arabes, particulièrement sur la catoptrique et les sections coniques.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son œuvre la plus importante est un dictionnaire bilingue d'arabe, le Lexicon Arabico-Latinum (Leyde, 1653) : cet ouvrage, empruntant pour la matière à la Sihah du grammairien arabe Al-Jawhari, ne devait être supplanté que par le dictionnaire de Freytag en 1837. Auparavant, Golius avait traduit plusieurs autres livres de l'arabe (Proverbia quaedam Alis, imperatoris Muslemici, et Carmen Tograi poetæ doctissimi, necnon dissertatio quaedam Aben Synae, 1629 ; et Ahmedis Arabsiadae vitae et rerum gestarum Timuri, gui vulgo Tamerlanes dicitur, historia, 1636). En 1656 il publia une édition considérablement augmentée de la Grammatica Arabica d’Erpenius. À sa mort, on retrouva dans ses papiers un Dictionarium Persico-Latinum qui fut publié avec des commentaires dans le Lexicon heptaglotton d’Edmund Castell (1669). Golius édita, traduisit et commenta le traité astronomique d’Alfraganus (Muhammedis, filii Ketiri Ferganensis, qui vulgo Alfraganus dicitur, elementa astronomica Arabice et Latine, 1669).

Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]