Jack l'Éventreur

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Jack l'Éventreur
Un homme bien vêtu à la britannique s'apprête à poignarder une femme pauvrement vêtue.
Jack the Ripper attacks a woman (« Jack l'Éventreur agresse une femme »). Caricature parue dans le journal Police Gazette en 1888.
Information
Nom de naissance inconnu
Surnom « The Whitechapel Murderer » (« L'Assassin de Whitechapel »)
« Leather Apron » (« Tablier de cuir »)
Condamnation aucune
Sentence aucune
Meurtres
Nombre de victimes Au moins cinq (meurtres dits « canoniques »)
Période août 1888 (première victime canonique) - novembre 1888 (dernière victime canonique)
Pays Angleterre
Villes Londres
Arrestation aucune
Commentaire Onze meurtres brutaux survinrent du 3 avril 1888 au 13 février 1891 dans Whitechapel. La police ne put jamais, avec certitude, en attribuer plus que cinq à Jack l'Éventreur.

Jack l'Éventreur (en anglais, Jack the Ripper) est le surnom donné à un tueur en série qui sévit dans les quartiers pauvres du district londonien élargi de Whitechapel en 1888. Ce surnom apparut la première fois dans la lettre « Dear Boss » rédigée par une personne s'accusant des meurtres et qui fut largement diffusée dans les médias. La police et des journaux reçurent également des lettres de gens s'accusant des meurtres. La couverture médiatique de l'époque donna une ampleur internationale à l'affaire et lui assura une notoriété durable.

Des enquêtes sur onze meurtres brutaux qui survinrent dans Whitechapel entre 1888 et 1891 ne permirent pas de les relier avec certitude. En septembre et octobre 1888, des rumeurs plus persistantes laissèrent croire que plusieurs assassinats étaient reliés, mais seulement cinq sont imputés le plus souvent à Jack l'Éventreur : Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Parce que ces meurtres présentent plusieurs similitudes, ces cinq femmes sont qualifiées de « canoniques ». Le tueur aurait surtout agressé des prostituées qui vivaient dans les bas-fonds de Londres. Leur gorge fut tranchée avant de subir des mutilations abdominales ; l'extirpation d'organes internes d'au moins trois victimes mena à l'hypothèse que le meurtrier maîtrisait des notions d'anatomie ou de chirurgie. Un membre du Whitechapel Vigilance Committee (Comité des vigiles de Whitechapel) reçut la lettre « From Hell » et la moitié d'un rein conservé, peut-être de l'une des victimes.

Les légendes entourant l'affaire s'inspirent d'études historiques approfondies, du folklore et de la pseudohistoire. Le terme « ripperology » fut créé pour identifier l'ensemble des études sur Jack l'Éventreur et ses victimes. En 2014, plus de cent personnes sont soupçonnées d'être le meurtrier, lequel a inspiré une multitude d'œuvres de fiction.

Contexte[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XIXe siècle, la Grande-Bretagne vit un important flux migratoire d'Irlandais qui gonfla les populations des grandes villes, y compris l'East End de Londres. À partir de 1882, les juifs de l'Europe de l'Ouest et de la Russie tsariste fuirent les pogroms dont ils faisaient l'objet et se réfugièrent dans les mêmes régions britanniques[1],[2]. Le district de Whitechapel dans l'East End devint de plus en plus surpeuplé. Les logements et les conditions de travail se détériorèrent ; les vols, la violence et l'alcoolodépendance devinrent communs. Tous ces phénomènes provoquant la formation d'une classe économique de plus en plus défavorisée, des femmes se prostituèrent pour assurer leur survie. En octobre 1888, le Metropolitan Police Service (MPS) évalua que Whitechapel comptait 62 lupanars et que plus de 1 200 femmes se prostituaient[3],[4],[5],[6]. Les difficultés économiques provoquèrent des troubles sociaux de plus en plus fréquents. Entre 1886 et 1889, la police intervint lors de plusieurs émeutes, telle celle du 13 novembre 1887, ce qui fit augmenter l'agitation populaire[7],[8],[9]. L'antisémitisme, les crimes, le nativisme, le racisme et d'autres phénomènes sociaux soutinrent l'opinion publique que Whitechapel était un foyer d'immoralité[10]. En 1888, cette opinion fut confirmée lorsqu'une série de meurtres vicieux et grotesques imputés à Jack l'Éventreur reçut une couverture médiatique sans précédent[11].

Meurtres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Meurtres de Whitechapel.
Carte de la Londres victorienne. Sept points marquent des endroits sur des rues proches.
Carte montrant les endroits des sept premiers meurtres de Whitechapel :
1. Osborn Street (droite au centre),
2. George Yard Building (gauche au centre),
3. Hanbury Street (en haut),
4. Buck's Row (droite en haut),
5. Berner Street (droite en bas),
6. Mitre Square (gauche en bas),
7. Miller's Court (gauche au milieu).

Le nombre élevé d'agressions contre des femmes dans l'East End à cette période ne permet pas d'établir avec certitude combien de personnes furent assassinées par un seul tueur[12]. Onze meurtres, commis du 3 avril 1888 au 13 février 1891, firent l'objet d'une enquête du Metropolitan Police Service qui les regroupa dans un dossier appelé « Whitechapel murders » (« Meurtres de Whitechapel »)[13],[14],[15]. Parmi ces meurtres, les « cinq canoniques » seraient le fait d'un tueur unique[16]. Selon plusieurs spécialistes, le modus operandi de Jack l'Étrangleur se distingue par de profondes balafres à la gorge, des mutilations de l'abdomen et aux parties génitales, l'absence d'organes internes et des mutilations faciales[17].

Les deux premiers meurtres de Whitechapel, ceux d'Emma Elizabeth Smith et Martha Tabram, ne font pas partie des cinq canoniques[18]. Smith fut volée avant d'être sexuellement agressée sur Osborn Street dans Whitechapel le 3 avril 1888. Un objet contondant fut introduit dans son vagin et rompit le péritoine. Elle mourut le lendemain au London Hospital à la suite d'une péritonite[19],[20],[21]. Avant d'être admise à l'hôpital, elle rapporta qu'elle avait été agressée par deux ou trois hommes[22],[23]. La presse écrite relia cette agression à d'autres meurtres ultérieurs[24], mais plusieurs auteurs modernes jugent que cette attaque fut la conséquence d'une rivalité entre bandes criminelles[13],[25],[26],[20],[27].

Martha Tabram, assassinée le 7 août 1888, reçut 39 coups de couteau et son corps fut découvert près des George Yard Buildings dans Whitechapel. La brutalité du meurtre, l'absence évidente de motif, la proximité du lieu du meurtre de Smith et la date rapprochée des autres meurtres attribués à Jack l'Éventreur incitèrent la police à les relier[28]. Puisque Tabram fut poignardée, plusieurs spécialistes modernes l'excluent des victimes de Jack l'Éventreur[28],[29].

Les cinq victimes canoniques[modifier | modifier le code]

Les cinq victimes canoniques de Jack l'Éventreur sont Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Le corps de Nichols fut découvert le vendredi 31 août 1888 vers 15 h 40 sur Buck's Row dans Whitechapel. Sa gorge avait été tranchée de deux coups de couteau et la partie basse de l'abdomen présentait une profonde blessure de forme irrégulière. Également, le même couteau avait servi à faire plusieurs incisions sur l'abdomen[30],[31].

Article détaillé : Mary Ann Nichols.

Le corps d'Annie Chapman fut découvert le samedi 8 septembre 1888 vers 18 h près d'une porte donnant sur l'arrière-cour du 29 Hanbury Street dans le quartier Spitalfields[32]. L'abdomen était complètement ouvert ; plus tard, il fut établi que l'utérus avait été retiré[33],[32]. Pendant l'enquête, un témoin affirma avoir vu Chapman vers 17 h 30 en compagnie d'un homme au teint foncé dont l'apparence était à la fois « distinguée et minable[trad 1] »[34],[35],[36],[37].

Article détaillé : Annie Chapman.

Stride et Eddowes furent assassinées tôt le matin du dimanche 30 septembre 1888. Le corps de la première fut découvert vers h dans une cour près de Berner Street dans Whitechapel. Sa gorge présentait une coupe franche qui avait sectionné l'artère principale gauche. Son abdomen ne présentait cependant aucune mutilation, peut-être parce que le tueur aurait été dérangé[38],[39]. Des témoins, qui affirmèrent avoir vu Stride avec un homme, firent des descriptions incohérentes : quelques-uns dirent qu'il avait bonne apparence, d'autres, pas ; certains affirmèrent qu'il semblait honnête, d'autres, peu fréquentable ; quelques-uns mentionnèrent qu'il était mal habillé, d'autres, bien habillé[40].

Article détaillé : Elizabeth Stride.
Texte écrit sur une feuille
Copie du graffiti de Goulston Street écrit sur un mur près du fragment de tablier d'Eddowes.

Le corps d'Eddowes fut découvert dans la Cité de Londres, dans Mitre Square, trois quarts d'heure après la découverte du corps de Stride. La gorge était en partie tranchée et l'abdomen ouvert par une longue et profonde coupure. Le rein gauche et une grande partie de l'utérus avaient été retirés. Un habitant du coin, qui était passé dans le square avec deux amis quelques instants avant le meurtre, déclara qu'un homme chevelu pauvrement habillé se tenait avec une femme, laquelle était peut-être Eddowes. Cependant, ses amis ne purent confirmer sa déclaration[41],[42]. Plus tard, un fragment du tablier ensanglanté d'Eddowes fut trouvé à l'entrée d'un bâtiment sur Goulston Street dans Whitechapel. Un écrit sur un mur à proximité, surnommé « graffiti de Goulston Street », semble faire référence à un juif ou des juifs, mais il n'est pas certain qu'il soit de la main du meurtrier[43],[44],[45]. Le chef de la police Charles Warren, de crainte que le graffiti ne provoque des émeutes antisémites, ordonna qu'il soit effacé avant l'aube[46].

Article détaillé : Catherine Eddowes.

Le corps mutilé de Mary Jane Kelly fut découvert sur le lit de la pièce où elle vivait seule au no 13 de Miller's Court dans Spitalfields[13] le vendredi 9 novembre 1888 à 10 h 45. La gorge avait été tranchée jusqu'à la colonne vertébrale et l'abdomen presque entièrement éviscéré. Le cœur manquait.

Article détaillé : Mary Jane Kelly.

Les cinq meurtres canoniques furent exécutés de nuit[47]. La sévérité des mutilations augmente d'une agression à l'autre, sauf dans le cas de Stride, peut-être parce que le meurtrier fut dérangé[48],[49]. Aucun organe ne manquait dans le corps de Nichols ; l'utérus de Chapman fut prélevé ; l'utérus et un rein manquaient dans le corps d'Eddowes, son visage fut mutilé ; le corps de Kelly fut éviscéré et son visage sévèrement entaillé, mais seul son cœur manquait.

L'hypothèse que ces cinq meurtres sont de la main d'un même tueur provient d'analyses de documents contemporains à l'affaire qui les relient ensemble, tout en excluant les autres meurtres de la même époque[16],[50]. En 1894, Melville Macnaghten, chef du département d'enquêtes criminelles de Scotland Yard, écrivit dans un rapport : « l'assassin de Whitechapel tua 5 victimes — et seulement 5 victimes[trad 2] »[51]. Cependant, Macnaghten rejoignit le MPS qu'un an après les meurtres et son mémorandum comprend plusieurs erreurs factuelles sur des suspects potentiels[52],[53]. Les cinq victimes canoniques furent aussi reliées par le médecin légiste de la police Thomas Bond dans une lettre envoyée au commissaire adjoint du bureau d’enquête criminelle Robert Anderson le 10 novembre 1888[54]. Des chercheurs avancent que certains meurtres sont indubitablement de la main d'un seul tueur, et plusieurs autres meurtres sont le fait de différents tueurs qui agirent sans concertation[55]. Stewart P. Evans et Donald Rumbelow affirment que les cinq meurtres canoniques font partie d'un mythe et que seules trois victimes, Nichols, Chapman et Eddowes, sont reliées sans aucun doute ; ce n'est pas le cas de Stride et Kelly, et encore moins de Tabram[56]. D'autres auteurs avancent que les meurtres survenus entre ceux de Tabram et Kelly sont de la main d'un seul tueur[17]. Percy Clark, adjoint du médecin légiste George Bagster Phillips, relia seulement trois meurtres et avança que les autres furent accomplis par « des faibles d'esprit ... invités à imiter le crime[trad 3] »[57].

Meurtres subséquents dans Whitechapel[modifier | modifier le code]

Dessin montrant un homme tenant un couteau ensanglanté et observant les portraits de personnes.
Caricature de Tom Merry évoquant Jack l'Éventreur sur la page couverture de l'édition du 21 septembre 1889 du magazine Puck.

Kelly serait la dernière victime de Jack l'Éventreur, qui aurait cessé de tuer à la suite de sa mort, de son emprisonnement, de son institutionnalisation ou de son émigration[25]. Cependant, le district de Whitechapel vit quatre autres meurtres après les cinq canoniques : Rose Mylett, Alice McKenzie, le « torse de Pinchin Street » et Frances Coles.

Mylett fut étranglée et son corps découvert près de High Street dans le quartier Poplar le 20 décembre 1888. N'ayant observé aucun indice de lutte, la police conclut qu'elle s'était soit involontairement étouffée alors qu'elle était ivre, soit qu'elle s'était suicidée[58]. Cependant, un jury d'enquête émit un verdict de meurtre[58].

McKenzie décéda le 17 juillet 1889 lorsque son artère carotide externe gauche fut sectionnée. Son corps, trouvé sur Castle Alley dans Whitechapel, présentait plusieurs blessures légères et des coupures. L'un des médecins légistes, Thomas Bond, affirma que le tueur était Jack l'Éventreur, mais un autre médecin légiste, George Bagster Phillips, qui avait examiné le corps de trois victimes antérieures, rejeta cette conclusion[59],[60]. Des auteurs ultérieurs prirent parti pour l'un ou l'autre. Ceux en faveur de Bagster Phillips émirent l'hypothèse qu'un tueur avait tenté d'imiter le modus operandi de Jack l'Éventreur pour égarer la police[61].

Le « torse de Pinchin Street » est le surnom donné à une partie de corps dont la tête et les jambes manquaient. Cette partie, d'une femme inconnue, fut découverte sous un viaduc ferroviaire de Pinchin Street dans Whitechapel le 10 septembre 1889. Selon les apparences, le meurtre était survenu ailleurs et les membres du corps avaient été dispersés[62],[63].

Coles fut assassinée le 13 février 1891 sous un viaduc ferroviaire de Swallow Gardens dans Whitechapel. Sa gorge fut tranchée, mais son corps ne fut pas mutilé. James Thomas Sadler, aperçu plus tôt avec elle, fut arrêté et accusé du meurtre et même soupçonné pendant quelque temps d'être Jack l'Éventreur[64]. Faute de preuves suffisantes, la cour rejeta cependant l'accusation le 3 mars 1891[64].

Autres victimes présumées[modifier | modifier le code]

En plus des onze meurtres de Whitechapel, des observateurs ont relié des agressions à Jack l'Éventreur. En ce qui concerne « Fairy Fay », ils ne peuvent conclure s'il s'agit d'une légende ou d'un meurtre authentique[65]. « Fairy Fay » est le surnom d'une victime prétendument découverte le 26 décembre 1887, morte après qu'un pieu fut planté dans son abdomen[66],[note 1], mais aucun meurtre dans Whitechapel, ou à proximité, ne fut rapporté le jour même de Noël 1887[15]. « Fairy Fay » pourrait être une invention de la part de journalistes qui auraient confondu des détails sur le meurtre d'Emma Elizabeth Smith avec ceux d'une agression survenue le jour de Noël de l'année précédente[65]. Plusieurs auteurs jugent que « Fairy Fay » n'a jamais existé[65],[67].

Le 25 février 1888, Annie Millwood fut admise dans une infirmerie de Whitechapel ; elle présentait des coups de couteau aux jambes et à l'abdomen[68]. Elle obtint son congé après avoir été soignée, puis décéda le 31 mars 1888 de causes naturelles[67]. Des rumeurs affirment qu'elle serait la première victime de Jack l'Éventreur, mais les indices ne permettent pas de conclure en faveur ou contre cette hypothèse[69]. Une autre prétendue victime est Ada Wilson[70], [71], qui aurait survécu à deux coups de couteau au cou le 28 mars 1888[72]. Annie Farmer, qui demeurait dans la même maison de chambres que Martha Tabram[73], déclara une agression le 21 novembre 1888. Elle avait une coupure superficielle au cou, qu'elle aurait pu s'infliger elle-même[73],[74],[75].

Dessin montrant trois hommes découvrant le torse d'une femme nue.
Caricature du mystère de Whitehall parue dans The Illustrated Police News en octobre 1888.

Le torse nu d'une femme fut découvert le 2 octobre 1888 dans la cave des Norman Shaw Buildings sur la rue Whitehall, bâtiments récemment construits pour les bureaux du Metropolitan Police Service. Un peu plus tôt, le bras de la femme avait été repêché de la Tamise près du quartier de Pimlico ; l'une des jambes fut déterrée près de l'endroit où le torse fut découvert[76]. Les autres parties du corps, dont la tête, ne furent jamais retrouvées et la femme, jamais identifiée[77]. L'expression « Whitehall Mystery » fut forgée pour exprimer le « mystère de Whitehall »[76]. Les mutilations ressemblant à celles de la victime de Pinchin Street, les deux meurtres pourraient être de la main du même meurtrier, qui fut surnommé le « tueur aux torses » (« Torso killer »)[77]. Il pourrait s'agir de Jack l'Éventreur, puisque les deux agirent dans le même secteur, mais encore une fois, il n'y a pas suffisamment d'indices pour conclure dans un sens ou l'autre[77]. Puisque les modus operandi du tueur aux torses et de Jack l'Éventreur diffèrent, la police rejeta tout lien à l'époque[78]. Elizabeth Jackson, une prostituée dont les parties du corps furent repêchées de la Tamise entre les 2 et 25 juin 1889, pourrait être une autre victime du tueur aux torses[79].

John Gill, un garçon de sept ans, fut assassiné à Manningham dans le Yorkshire de l'Ouest en Angleterre le 29 décembre 1888. Ses jambes étaient tranchées, son abdomen ouvert, ses intestins exposés et son cœur et une oreille retirés. La presse avança que ce meurtre ressemblait à celui de Mary Jane Kelly et donc que c'était l'œuvre de Jack l'Éventreur[80]. L'employeur du garçon, le laitier William Barrett, fut arrêté deux fois sur la base de preuves circonstancielles, puis relâché (personne d'autre ne fut accusé du meurtre)[80].

Carrie Brown, surnommée « Shakespeare » parce qu'elle aurait cité des sonnets de Shakespeare, fut étranglée à l'aide d'un tissu puis mutilée avec un couteau le 24 avril 1891 à New York[81]. Lorsque son corps fut découvert, il montrait une large entaille à l'aine et des coupures superficielles sur les jambes et dans le dos. Aucun organe n'avait été prélevé, mais un morceau d'ovaire se trouvait sur le lit, peut-être à la suite d'un acte prémédité[81]. À l'époque, l'affaire fut reliée aux meurtres de Whitechapel, mais le MPS rejeta cette hypothèse[81].

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Dessin de la face droite du visage d'un homme portant une fine barbe et une moustache.
Portrait de l'inspecteur en chef Frederick Abberline, publié en 1888.

Les dossiers sur les meurtres de Whitechapel encore disponibles au début du XXIe siècle tracent un portrait détaillé des méthodes d'enquête policière de l'époque victorienne[82]. De nombreux policiers inspectèrent un grand nombre de logements dans Whitechapel. Des matériaux susceptibles d'intéresser les médecins légistes furent recueillis, puis analysés. Une liste de suspects fut dressée[82]. Plus de 2 000 personnes furent interrogées, la police examina les faits et gestes de « plus de 300 » personnes et 80 furent emprisonnées[83].

Le Criminal Investigation Department (CID) de la division Whitechapel du Metropolitan Police Service, supervisé par l'inspecteur-détective Edmund Reid, fut chargé d'enquêter sur les meurtres. Après l'assassinat de Nichols, l'inspecteur en chef Frederick Abberline et les détectives Henry Moore et Walter Andrews furent détachés du Central Office (Scotland Yard) comme renfort. Après le meurtre d'Eddowes dans la Cité de Londres, la City of London Police, sous la supervision du détective James McWilliam, s'engagea également dans les enquêtes[13]. Cependant, la supervision de l'ensemble des enquêtes fut entravée par l'absence du nouveau responsable du CID, Robert Anderson, qui était en congé en Suisse du 7 septembre au 6 octobre, période pendant laquelle Annie Chapman, Elizabeth Stride et Catherine Eddowes furent assassinées[84]. Le chef de la police Charles Warren nomma alors l'inspecteur en chef Donald Swanson responsable de l'ensemble des enquêtes, travail qu'il fit des bureaux de Scotland Yard[85],[86].

Dessin montrant un policier yeux bandés et bras étirés qui recherche des hommes près de lui.
Blind man's buff (« Colin-maillard »), une caricature de John Tenniel parue dans l'édition du 12 septembre 1888 du magazine Punch. Elle critiquait l'incompétence présumée de la police. Des radicaux affirmèrent qu'elle était « inepte et mal gérée[trad 4] » à cause de son incapacité à capturer l'un des tueurs[87].

En partie à cause d'une insatisfaction envers la police, des volontaires de l'East End londonien formèrent le Whitechapel Vigilance Committee (Comité des vigiles de Whitechapel) dont les membres patrouillaient dans les rues à la recherche de personnages inquiétants. De plus, ils demandèrent au gouvernement de verser une récompense à toute personne possédant des renseignements susceptibles de mener au tueur et embauchèrent des détectives pour interroger des témoins indépendamment de la police[88].

Des bouchers, des assommeurs[note 2], des chirurgiens et des médecins furent soupçonnés à cause de la forme des mutilations. Une note du major Henry Smith, commissaire de la City of London Police, indique que les alibis des bouchers et des assommeurs de la Cité de Londres furent vérifiés, ce qui permit de les éliminer de la liste des suspects[89]. Un rapport de l'inspecteur Swanson expédié au Home Office confirma que 76 bouchers et assommeurs furent interrogés et que les enquêteurs interrogèrent également tous les gens à leur emploi pendant les six derniers mois[90]. Quelques personnalités de l'époque, dont la reine Victoria, en se fiant au modus operandi des tueurs, pensaient que le coupable était un boucher ou un éleveur bovin parce que des navires chargés de bétail naviguaient entre Londres et l'Europe continentale. Whitechapel était près de docks londoniens[91] et ces navires accostaient habituellement le jeudi ou le vendredi et appareillaient le samedi ou le dimanche[92],[93]. Les navires chargés de bétail furent examinés, mais aucune date des meurtres ne concordait avec les allers et venues d'un navire ; de plus, l'étude des changements de personnel entre les navires ne mena à aucune piste sérieuse[94].

Profilage[modifier | modifier le code]

À la fin d'octobre 1888, Robert Anderson demanda au médecin légiste de la police Thomas Bond d'émettre un avis sur les techniques et connaissances chirurgicales de l'assassin[95],[96]. Cet avis sur la personnalité de « l'assassin de Whitechapel » est le plus ancien document connu de profilage criminel[97]. L'évaluation de Bond s'appuie sur son examen de la victime la plus mutilée et les notes d'autopsies des quatre victimes canoniques[54]. Il écrivit :

« Il ne fait aucun doute que les cinq assassinats sont de la même main. En ce qui concerne les quatre premiers, les gorges semblent avoir été tranchées de la gauche vers la droite, mais dans le dernier cas, à cause des mutilations massives, il est impossible d'affirmer dans quelle direction la coupure fatale fut faite, mais du sang artériel fut découvert dans les éclaboussures sur le mur près de l'endroit où la tête de la femme aurait dû s'appuyer.

L'ensemble des circonstances entourant les meurtres m'amène à former l'opinion que les femmes devaient être étendues lorsqu'elles furent assassinées et dans tous les cas, la gorge fut coupée en premier[trad 5],[54]. »

Bond s'opposait vivement à l'idée que l'assassin maîtrisait quelque notion scientifique ou anatomique, et même « les connaissances techniques d'un boucher ou d'un assommeur de chevaux[trad 6] »[54]. Selon son opinion, le meurtrier était un homme solitaire sujet à des « crises périodiques de manie meurtrière et érotique[trad 7] », les mutilations laissant penser qu'il souffrait d'« hypersexualité »[54]. Bond ajouta que « l'impulsion meurtrière peut s'être développée dans un esprit vengeur ou protecteur de sa couvée, ou encore qu'une manie religieuse peut être la maladie originelle, mais je doute que l'une de ces hypothèses soit plausible[trad 8] »[54].

Bien qu'il n'y a aucun indice qui laisse penser à une relation sexuelle avec l'une des victimes[17],[98], des psychologues jugent que leur pénétration avec un couteau ainsi que leur « exposition dans des positions sexuelles dégradantes avec les plaies visibles[trad 9] » indiquent que le meurtrier recherchait et obtenait un plaisir sexuel pendant les agressions[17],[99]. Cette conclusion est cependant catégoriquement rejetée par d'autres auteurs[100],[101].

Suspects[modifier | modifier le code]

Les meurtres étant survenus le plus souvent près des week-ends et des jours fériés et à quelques rues les uns des autres, des spécialistes conclurent que Jack l'Éventreur occupait un emploi stable et demeurait à proximité[102],[103],[104]. D'autres pensaient que le tueur était un homme éduqué appartenant à une classe sociale aisée, peut-être un médecin ou un aristocrate, qui s'aventurait dans Whitechapel mais vivait dans un quartier aisé[105]. De telles théories prennent racine dans la crainte des professionnels de la santé, dans la méfiance envers la science moderne ou dans l'exploitation des pauvres par les riches[106]. La liste des suspects, qui s'allongea avec les années, comprend virtuellement n'importe quelle personne qui fut de loin ou de près impliquée dans l'affaire selon les documents de l'époque, ainsi que plusieurs personnalités qui ne furent jamais considérées lors des enquêtes policières. Puisque tout le monde ayant vécu à cette époque est mort aujourd'hui, les auteurs contemporains sont libres d'accuser n'importe qui sans présenter quelque preuve historique que ce soit[107]. Par exemple, le mémorandum de Melville Macnaghten de 1894 liste trois suspects qui sont mentionnés dans les documents de la police de l'époque, mais les preuves à leur encontre sont au mieux circonstancielles[108].

Même si les théories sur l'identité et la profession de Jack l'Éventreur abondent, les spécialistes ne s'entendent sur aucune et le nombre de suspects dépasse la centaine[109],[110].

Lettres[modifier | modifier le code]

À l'époque des meurtres de Whitechapel, la police, les journaux et d'autres institutions reçurent des centaines de lettres en lien avec l'affaire[111]. Quelques-unes, de personnes bien intentionnées, offraient des conseils pour capturer le tueur, mais la plupart n'étaient d'aucune valeur[112],[113],[114].

Lettres gribouillées sur une feuille de papier jaunie.
Fac-similé de la lettre « From Hell ».

Des centaines de lettres auraient été rédigées par le tueur[115]. Parmi tous les écrits reçus par les autorités et les institutions, trois sont remarquables : la lettre « Dear Boss », la carte postale « Saucy Jacky » et la lettre « From Hell »[116],[117].

La lettre « Dear Boss », datée du 25 septembre, fut oblitérée le 27 septembre 1888 et remise à la Central News Agency de Londres la même journée, qui la transmit à Scotland Yard le 29 septembre[118],[119],[120],[121]. À première vue, la police crut qu'il s'agissait d'un canular, mais lorsque le corps de Catherine Eddowes fut découvert le 30 septembre avec une oreille partiellement coupée, des enquêteurs se rappelèrent la promesse de « couper les oreilles de la femme[trad 10] » et ils prêtèrent plus d'attention à la lettre[122],[123]. Cependant, la coupure à l'oreille sembla accidentelle et la promesse d'envoyer les oreilles à la police ne fut jamais exécutée[124],[125],[123]. C'est dans cette lettre que le surnom « Jack the Ripper » (« Jack l'Éventreur ») apparaît la première fois, et cette expression devint internationalement notoire lorsqu'elle fut abondamment reprise dans les médias[126],[127],[128],[129]. La plupart des lettres postérieures imitèrent le style de la lettre « Dear Boss »[130],[131]. Quelques auteurs avancent qu'une autre lettre, datée du 17 septembre 1888, est la première à avoir utilisé l'expression « Jack the Ripper »[132],[133], mais la majorité des spécialistes pensent que c'est une tromperie introduite dans les dossiers de la police au cours du XXe siècle[133].

La carte postale « Saucy Jacky » fut oblitérée le 1er octobre 1888 et remise le même jour à la Central News Agency. L'écriture manuscrite ressemble à celle de la lettre « Dear Boss »[134]. Elle disait que deux victimes seraient tuées presque en même temps, « évènement double cette fois-ci[trad 11] », qui pouvait faire allusion aux meurtres d'Elizabeth Stride et de Catherine Eddowes[135]. Des gens dirent qu'elle avait été postée avant que les deux assassinats ne soient connus du public, ce qui excluait la possibilité qu'un excentrique puisse en avoir entendu parler[136], mais elle avait été oblitérée plus de 24 heures après les meurtres, dont les détails étaient largement connus des journalistes et des habitants du coin[135].

Dans une rue sombre, un homme portant un chapeau s'éloigne vers la gauche sous les regards de quatre hommes se tenant debout à la droite.
With the Vigilance Committee in the East End: A Suspicious Character (« En présence du Comité des vigiles dans l'East End : un personnage inquiétant »), caricature parue dans The Illustrated London News le 13 octobre 1888[137].

George Lusk, président du Whitechapel Vigilance Committee, reçut la lettre « From Hell » le 16 octobre 1888. L'écriture et le style diffèrent de la lettre « Dear Boss » et de la carte postale « Saucy Jacky »[138]. La moitié d'un rein, conservé dans un « esprit de vin[trad 12] » (éthanol), avait été remis en même temps que la lettre[138]. L'auteur écrivit qu'il avait « frit et mangé[trad 13] » l'autre moitié. Pour certains, la moitié de rein provenait du corps d'Eddowes, car son rein gauche avait été retiré par l'assassin ; d'autres affirmèrent plutôt qu'il s'agissait d'une farce macabre[13],[139]. Le médecin Thomas Horrocks Openshaw, du London Hospital, examina le rein ; il établit qu'il était d'origine humaine et provenait du côté gauche mais ne put établir ni l'âge ni le sexe de l'hôte[140],[141].

Le 3 octobre, Scotland Yard publia des copies de la lettre « Dear Boss » et de la carte postale « Saucy Jacky », dans l'espoir que quelqu'un puisse identifier l'écriture manuscrite[142]. Dans une lettre envoyée à Godfrey Lushington, Sous-secrétaire d'État permanent pour le Home Department, le chef de la police Charles Warren écrivit : « Je pense que toute cette affaire est un canular mais nous sommes quand même obligés d'essayer et de trouver l'auteur dans tous les cas[trad 14] »[143]. Dans l'édition du 7 octobre 1888 du quotidien Sunday Referee, George Robert Sims mentionna de façon implicite et cinglante que la lettre et la carte postale avaient été rédigées par un journaliste dans le but « de propulser dans la stratosphère le tirage d'un journal[trad 15] »[144]. Plus tard, la police déclara avoir identifié un journaliste comme l'auteur des deux écrits[145],[146],[147],[134],[148]. Le journaliste fut identifié comme Tom Bullen dans une lettre du 23 septembre 1913 du chef inspecteur John Littlechild expédiée à Sims[149]. En 1931, un journaliste du nom de Fred Best confessa avoir rédigé les écrits pour « maintenir les affaires à flot[trad 16] »[150].

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Lettres en noir sur un fond blanc.
Page couverture d'un journal paru en septembre 1888. Les gros titres sont : « Horrible meurtre dans l'East End. Terrible mutilation d'une femme. Capturé : Tablier de cuir[trad 17] ».

Les meurtres de Whitechapel constituent un tournant du journalisme criminel[25],[151]. Même si Jack l'Éventreur n'est pas le premier tueur en série, c'est le premier à recevoir une couverture médiatique à la fois internationale et intensive[25],[151]. Les réformes fiscales britanniques des années 1850 favorisèrent l'émergence de médias écrits peu coûteux, qui pouvaient donc être largement diffusés[152]. Ces diffusions furent les précurseurs d'une tendance qui prit de l'ampleur à l'époque victorienne, laquelle vit l'arrivée de périodiques massivement distribués. Un journal, The Illustrated Police News, profita largement de l'engouement du public pour Jack l'Éventreur, qui reçut ainsi une couverture médiatique sans précédent[153].

Après le meurtre de Mary Ann Nichols au début septembre, le quotidien Manchester Guardian mentionna que : « Peu importe l'information que la police possède et juge nécessaire de garder secrète ... Nous pensons que son attention est particulièrement dirigée vers ... un personnage notoirement connu sous le pseudonyme de « Tablier de cuir »[trad 18],[154]. » Les journalistes, furieux de la décision du CID de ne rien révéler des enquêtes en cours, rapportèrent des informations de nature douteuse[25],[155]. Des descriptions fantaisistes du tueur « Tablier de cuir » firent leur apparition[156],[157], mais des journalistes à l'emploi de journaux rivaux se moquèrent, un écrivant qu'il s'agissait d'une « excroissance mythologique de l'imaginaire du journaliste[trad 19] »[158]. John Pizer, un juif polonais du district de Whitechapel qui fabriquait des chaussures en cuir, était aussi surnommé « Tablier de cuir »[159] et fut arrêté, même si un inspecteur responsable de l'affaire déclara qu'« au moment présent, il n'y aucune preuve tangible contre lui[trad 20] »[160]. Pizer fut relâché aussitôt que ses alibis furent confirmés[159].

Après la publication de la lettre « Dear Boss », l'expression « Jack l'Éventreur » remplaça « Tablier de cuir » dans la presse et chez le public[161],[129]. Le prénom « Jack » était déjà utilisé pour identifier un agresseur folklorique, Jack Talons-à-Ressort, qui selon les rumeurs sautait par-dessus les murs pour agresser ses victimes et s'enfuyait aussi vite de la même façon[162],[163]. L'invention et l'usage d'un pseudonyme pour désigner des tueurs devinrent une pratique habituelle des médias à partir de cette époque, que ce soit l'Étrangleur de Boston[164] ou le couple Ken et Barbie[165] (clin d'œil aux poupées Ken et Barbie). Des pseudonymes furent dérivés de celui de Jack l'Éventreur : Jack l'Éventreur du Sud-Est[166], l'Éventreur de Camden (Anthony Hardy (en))[167],[168], l'Éventreur du black-out (Gordon Cummins (en))[169], l'Éventreur du Yorkshire[170],[171],[172] et Jack l'Effeuilleur (Jack the Stripper (en))[173],[174].

Suites[modifier | modifier le code]

Dessin d'un fantôme brandissant un poignard et flottant au-dessus d'une rue délabrée pendant la nuit. Sur son front apparaît « CRIME ».
Nemesis of Neglect (« Némésis de la négligence ») : le fantôme de Jack l'Éventreur rôdant dans Whitechapel symbolise la négligence sociale. Caricature parue dans le magazine Punch en 1888.

La nature des meurtres et la condition des victimes attirèrent l'attention sur les aspects misérables de l'East End londonien[175],[176]. Le public s'émut de la surpopulation et du manque de salubrité des taudis[177],[178]. Deux décennies après les meurtres, les pires taudis avaient été rasés[179], mais les rues et quelques bâtiments existent encore, et les visites touristiques tirent profit de la légende de Jack l'Éventreur[180],[181].

Lorsque plusieurs meurtres de Whitechapel furent imputés à un seul tueur, « Jack l'Éventreur devint le croque-mitaine des enfants [NdT : anglo-saxons][trad 21] »[182]. Il était souvent décrit comme un spectre ou un monstre. Dans les années 1920 et 1930, les films le montraient en tenue de tous les jours, porteur d'un secret intérieur et agressant des victimes sans méfiance. Des effets lumineux suggéraient une atmosphère dramatique et son aspect diabolique[183]. Pendant les années 1960, Jack l'Éventreur devint le « symbole d'une aristocratie pillarde[trad 22] »[183], et donc régulièrement habillé comme un gentilhomme portant un haut-de-forme. La classe dirigeante au complet devint le scélérat dont Jack l'Éventreur personnifiait l'exploitation des pauvres par les riches[184]. La littérature d'horreur exploita des traits généralement associés au personnage qui, lui, emprunta des symboles de ce genre littéraire, telles la cape de Dracula ou la cueillette d'organes de Victor Frankenstein[185]. L'univers fictif de Jack l'Éventreur peut aussi emprunter à plusieurs genres, de Sherlock Holmes au cinéma érotique d'horreur japonais[186].

Des articles sensationnalistes, ajoutés à l'échec de la capture du meurtrier, ont gêné les analyses savantes et créé une légende dont l'ombre s'étend sur les tueurs en série postérieurs[187]. En plus des contradictions et du manque de fiabilité des documents de cette époque, les tentatives d'identifier le tueur sont gênées par le manque de matériaux de nature médico-légale[188]. Les analyses génétiques des lettres qui existent encore ne sont pas concluantes[189]. Les matériaux disponibles furent trop souvent manipulés et sont donc trop contaminés pour en tirer quelque résultat utile que ce soit[190],[191].

Le personnage de Jack l'Éventreur apparaît dans des centaines d'œuvres de fiction, tout comme dans des ouvrages qui mélangent les faits et la fiction, que ce soit des lettres de sa main ou un journal intime qu'il aurait rédigé[192],[193],[194]. Le tueur est mentionné dans des romans, des nouvelles, des bandes dessinées, des jeux, des chansons, des pièces de théâtre, des opéras, des séries télévisées et des films.

Article détaillé : Jack l'Éventreur dans la culture.

En anglais, plus de 100 ouvrages de non-fiction sont consacrés à l'assassin et les meurtres qui lui sont imputés, ce qui en fait l'un des tueurs les plus étudiés[109]. Colin Wilson forgea le terme « ripperology » dans les années 1970 pour décrire l'ensemble du champ d'études investi tant par des experts que des amateurs[195],[196],[197]. Les périodiques Ripperana, Ripperologist et Ripper Notes publient des recherches[198].

Alors que la Chambre des horreurs de Madame Tussauds comprend des meurtriers moins célèbres, elle ne renferme aucune représentation de Jack l'Éventreur, puisqu'il est inconnu[199] ; il est seulement représenté comme une ombre[200]. En 2006, le magazine BBC History et ses lecteurs choisissent Jack l'Éventreur comme le « pire Britannique » des dernières 1 000 années[201],[202].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jack the Ripper » (voir la liste des auteurs)

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « shabby-genteel »
  2. (en) « the Whitechapel murderer had 5 victims—& 5 victims only »
  3. (en) « weak-minded individual[s] ... induced to emulate the crime »
  4. (en) « inept and mismanaged »
  5. (en) « All five murders no doubt were committed by the same hand. In the first four the throats appear to have been cut from left to right, in the last case owing to the extensive mutilation it is impossible to say in what direction the fatal cut was made, but arterial blood was found on the wall in splashes close to where the woman's head must have been lying.
    All the circumstances surrounding the murders lead me to form the opinion that the women must have been lying down when murdered and in every case the throat was first cut
     »
  6. (en) « the technical knowledge of a butcher or horse slaughterer »
  7. (en) « periodical attacks of homicidal and erotic mania »
  8. (en) « the homicidal impulse may have developed from a revengeful or brooding condition of the mind, or that religious mania may have been the original disease but I do not think either hypothesis is likely »
  9. (en) « leaving them on display in sexually degrading positions with the wounds exposed »
  10. (en) « clip the ladys  [sic] ears off »
  11. (en) « double event this time »
  12. (en) « spirits of wine »
  13. (en) « fried and ate »
  14. (en) « I think the whole thing a hoax but of course we are bound to try & ascertain the writer in any case. »
  15. (en) « to hurl the circulation of a newspaper sky high »
  16. (en) « keep the business alive »
  17. (en) « Ghastly murder in the East End. Dreadful mutilation of a woman. Capture: Leather Apron »
  18. (en) « Whatever information may be in the possession of the police they deem it necessary to keep secret ... It is believed their attention is particularly directed to ... a notorious character known as 'Leather Apron'. »
  19. (en) « a mythical outgrowth of the reporter's fancy »
  20. (en) « at present there is no evidence whatsoever against him »
  21. (en) « Jack the Ripper became the children's bogey man »
  22. (en) « symbol of a predatory aristocracy »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Faute d'un meilleur nom, Terrence Robinson est le premier à utiliser l'expression « Fairy Fay » dans la parution du 29 octobre 1950 du journal Reynold's News.
  2. Il s'agit de bouchers qui assomment les animaux à dépecer (voir par exemple « Dictionnaire vivant de la langue française », Université de Chicago (consulté le 26 septembre 2014)).

Références[modifier | modifier le code]

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  18. Evans et Rumbelow 2006, p. 47-55.
  19. Begg 2003, p. 27-28.
  20. a et b Evans et Rumbelow 2006, p. 47-50.
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  23. Evans et Skinner 2000, p. 4-7.
  24. Consulter par exemple un article de l'édition du 8 septembre 1888 du quotidien londonien The Star, cité dans Begg 2003, p. 155-156 et Cook 2009, p. 62.
  25. a, b, c, d et e (en) Richard Davenport-Hines, « Jack the Ripper (fl. 1888) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press,‎ 2004 (lire en ligne) (frais de consultation requis)
  26. Begg 2003, p. 29-31.
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  28. a et b Evans et Rumbelow 2006, p. 51-55.
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  30. Evans et Rumbelow 2006, p. 60-61.
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  40. Begg 2003, p. 176-184.
  41. Begg 2003, p. 193-194.
  42. Rapport du 6 novembre 1888 du chef inspecteur Swanson, document HO 144/221/A49301C, cité dans Evans et Skinner 2000, p. 185-188.
  43. Cook 2009, p. 143.
  44. Fido 1987, p. 47-52.
  45. Sugden 2002, p. 254.
  46. Lettre de Charles Warren datée du 6 novembre 1888 expédiée au sous-secrétaire d'État permanent Godfrey Lushington, document HO 144/221/A49301C, citée dans Evans et Skinner 2000, p. 183-184.
  47. Consulter par exemple un article paru dans l'édition du 10 novembre 1888 du Daily Telegraph, cité par Evans et Skinner 2000, p. 339-340.
  48. Notes de Macnaghten citées dans Evans et Skinner 2000, p. 584-587
  49. Fido 1987, p. 98.
  50. Woods et Baddeley 2009, p. 85.
  51. La note de Macnaghten est citée dans Cook 2009, p. 151, Evans et Skinner 2000, p. 584-587 et Rumbelow 2004, p. 140
  52. Marriott 2005, p. 231-234.
  53. Rumbelow 2004, p. 157.
  54. a, b, c, d, e et f Lettre de Thomas Bond du 10 novembre 1888 expédié à Robert Anderson, document HO 144/221/A49301C, citée dans Evans et Skinner 2000, p. 360-362 et Rumbelow 2004, p. 145-147.
  55. Voir par exemple Cook 2009, p. 156-159, 199.
  56. Evans et Rumbelow 2006, p. 260.
  57. Entrevue publiée par le quotidien East London Observer dans son édition du 14 mai 1910, citée par Cook 2009, p. 179-180 et Evans et Rumbelow 2006, p. 239.
  58. a et b Evans et Rumbelow 2006, p. 245-246 et Evans et Skinner 2000, p. 422-439
  59. Evans et Rumbelow 2006, p. 208-209.
  60. Rumbelow 2004, p. 131.
  61. Evans et Rumbelow 2006, p. 209.
  62. Evans et Rumbelow 2006, p. 210.
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    • (en) Wolf Vanderlinden, « The New York Affair, part two », Ripper Notes, no 17,‎ janvier 2004
    • (en) Wolf Vanderlinden, « The New York Affair, part three », Ripper Notes, no 19,‎ juillet 2004
  82. a et b Canter 1994, p. 12-13
  83. Rapport du 19 octobre 1888 de l'inspecteur Donald Swanson transmis au Home Office, document HO 144/221/A49301C, cité dans Begg 2003, p. 205 et Evans et Rumbelow 2006, p. 113 et Evans et Skinner 2000, p. 125.
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  87. Begg 2006, p. 57.
  88. Evans et Skinner 2000, p. 245-252.
  89. Rumbelow 2004, p. 274.
  90. Rapport du 19 octobre 1888 de l'inspecteur Donald Swanson transmis au Home Office, document HO 144/221/A49301C, cité dans Begg 2006, p. 206 et Evans et Skinner 2000, p. 125.
  91. (en) John Marriott, « The Imaginative Geography of the Whitechapel murders » dans Werner 2008, p. 48.
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  93. Article paru le 10 novembre 1888 dans le quotidien Daily Telegraph, cité dans Evans et Skinner 2000, p. 341.
  94. Rapport du 10 janvier 1889 de Robert Anderson au Home Office, document 144/221/A49301C (pages 235-236), cité dans Evans et Skinner 2000, p. 399
  95. Evans et Rumbelow 2006, p. 186-187.
  96. Evans et Skinner 2000, p. 359-360.
  97. Canter 1994, p. 5-6.
  98. Woods et Baddeley 2009, p. 38.
  99. Consulter aussi des éditions récentes de l'ouvrage Psychopathia Sexualis de Richard von Krafft-Ebing, cité dans Woods et Baddeley 2009, p. 111.
  100. Evans et Rumbelow 2006, p. 187-188, 261.
  101. Woods et Baddeley 2009, p. 121-122.
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  106. Woods et Baddeley 2009, p. 111-114.
  107. Evans et Rumbelow 2006, p. 261.
  108. Par exemple, consulter l'article de Frederick Abberline paru dans l'édition du 31 mars 1903 du quotidien Pall Mall Gazette, cité dans Begg 2006, p. 264.
  109. a et b (en) Ken Whiteway, « A Guide to the Literature of Jack the Ripper », Canadian Law Library Review, vol. 29,‎ 2004, p. 219-229
  110. Eddleston 2002, p. 195-244.
  111. Donald McCormick estima que « probablement et au moins 2 000 » lettres furent reçues (Evans et Skinner 2001, p. 180). L'édition du 20 octobre 1888 du quotidien Illustrated Police News avança que la police avait enquêté sur environ 700 lettres (Evans et Skinner 2001, p. 199). Plus de 300 sont conservées par la Corporation of London Records Office (Evans et Skinner 2001, p. 149).
  112. Begg 2003, p. 165.
  113. Evans et Skinner 2001, p. 105.
  114. Rumbelow 2004, p. 105-116.
  115. Plus de 200 sont conservées au Public Record Office (Evans et Skinner 2001, p. 8 et 180).
  116. Fido 1987, p. 6-10.
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  127. Evans et Rumbelow 2006, p. 140.
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  129. a et b Fido 1987, p. 7.
  130. Cook 2009, p. 87.
  131. Evans et Skinner 2000, p. 652.
  132. Eddleston 2002, p. 155.
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  135. a et b Cook 2009, p. 79-80, Fido 1987, p. 8-9, Marriott 2005, p. 219-222 et Rumbelow 2004, p. 123.
  136. Par exemple, consulter (en) Tom Cullen, Autumn of Terror, Londres, The Bodley Head,‎ 1965, p. 103.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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En anglais[modifier | modifier le code]

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  • (en) Alex Werner (dir.) (préf. Peter Ackroyd), Jack the Ripper and the East End, Chatto & Windus,‎ 2008, 288 p. (ISBN 978-0701182472) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Ouvrage collectif qui comprend des textes de Peter Ackroyd, Clive Bloom, John Marriott, Anne Kershen, Louise Jackson et Laura Vaughan.
  • (en) Paul Woods et Gavin Baddeley, Saucy Jack: The Elusive Ripper, Hersham, Surrey, Ian Allan Publishing,‎ 2009 (ISBN 978-0-7110-3410-5) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

En français[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]