Jack l'Éventreur

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Jack l'Éventreur
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Évocation de Jack l'Éventreur en une du journal satirique Puck
Information
Nom de naissance Inconnu
Surnom Jack l'Éventreur
Meurtres
Nombre de victimes 5 (admises)
Période 31 août 1888 - 9 novembre 1888
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Régions Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Villes Londres

Jack l'Éventreur (en anglais, Jack the Ripper) est un tueur en série qui vécut à Londres à la fin du XIXe siècle, dont l'identité n'a jamais pu être établie. Il assassina au moins cinq prostituées du quartier pauvre de Whitechapel, à Londres en 1888.

Sommaire

Résumé de l'affaire[modifier | modifier le code]

Scènes de crime - Osborn Street (Emma Elizabeth Smith), George Yard (Martha Tabram), Durward Street (Mary Ann Nichols), Hanbury Street (Annie Chapman), Berner Street (Elizabeth Stride), Mitre Square (Catherine Eddowes), Dorset Street (Mary Jane Kelly).

Le premier assassinat est celui de la prostituée Mary Ann Nichols, retrouvée égorgée et éventrée à Whitechapel, le 31 août 1888.

La seconde victime, Annie Chapman, est retrouvée à Durward Street, éventrée elle aussi, avec les viscères sur l'épaule.

Le troisième meurtre est celui d'Elisabeth Stride, retrouvée morte à Berner Street, mais non éviscérée, son assassin n'ayant surement pas eu le temps d'agir.

Le quatrième meurtre est celui de Catherine Eddowes, retrouvée à Mitre Square.

Le dernier meurtre est celui de Mary Jane Kelly[1], retrouvée mutilée dans sa chambre le 9 novembre de la même année. Les victimes de Jack l'Éventreur étaient toutes des prostituées occasionnelles œuvrant à Whitechapel, dans l'East End, l'un des quartiers les plus pauvres de Londres. À l'exception de la dernière, âgée de 25 ans, la plupart des victimes avaient la quarantaine.

Cette affaire non résolue constitue encore aujourd'hui une énigme : quelle est l'identité de l'assassin, quel est son mobile, pourquoi s'en est-il pris à des prostituées, pourquoi s'est-il arrêté soudainement, etc. ?

Signature[modifier | modifier le code]

Trois des cinq crimes se déroulent dans des lieux publics, en pleine rue, et un quatrième dans une cour d'immeuble. Les actes de prostitution ont souvent lieu, à cette époque, sur la voie publique, alors peu éclairée, dans des impasses, des ruelles étroites, ou des passages privés. L'assassin profite donc d'un terrain propice où il peut agir sans se faire remarquer [2].

Les victimes sont d'abord égorgées. Deux d'entre elles sont éventrées : l'assassin a ouvert l'abdomen et en a retiré les viscères (intestins, reins, utérus), pour les disposer ensuite sur l'épaule des cadavres ou les emporter. Un morceau de rein humain fut même envoyé au chef des Comités de vigilance de Whitechapel, George Lusk, accompagné d'une lettre, dont l'auteur dit l'avoir prélevé sur l'une des victimes.

Elizabeth Stride fut égorgée, mais non éviscérée : le corps était encore chaud lors de sa découverte[3] et il est probable que son assassin n'ait pas eu le temps de terminer sa besogne.

La dernière victime, Mary Jane Kelly, fut assassinée dans la chambre qu'elle louait, à Miller's Court, et totalement éviscérée. Ses organes étaient éparpillés dans toute la pièce, l'assassin ayant eu, cette fois, tout le temps d'agir.

Les victimes[modifier | modifier le code]

  • Les victimes avérées :
Mary Ann Nichols
Annie Chapman
Elizabeth Stride
Catherine Eddowes
Mary Jane Kelly.
  • Les victimes supposées :
Alice McKenzie, dite « Clay Pipe », née vers 1849, retrouvée égorgée le 17 juillet 1889 dans Castle Alley.
Frances Coles, dite « Carrotty Nell », née vers 1865, retrouvée la gorge tranchée le 13 février 1891 à Swallows Gardens.
Martha Tabram, prostituée, retrouvée assassinée au premier étage d'un immeuble le Georges Yard Building, le 7 août 1888 au matin, trois semaines avant le premier meurtre « officiel ». Elle a reçu 39 coups de couteau et une autre blessure causée par une dague ou une baïonnette. Le lieu du crime est situé presque au centre géographique des cinq autres meurtres attribués à Jack l'Éventreur. D'après le rapport d'autopsie, l'assassin s'est acharné sur le ventre, les seins et les parties génitales. Bien qu'il n'y ait aucune preuve, ce meurtre pourrait être l’œuvre de Jack l’Éventreur[4].
  • Les victimes peu probables :
Annie Milwood, victime d'une agression le 25 février 1888, hospitalisée, et décédée le 3 mars 1888.
Ada Wilson, victime d'une agression le 28 mars 1888, à laquelle elle survit.
Elizabeth Jackson, prostituée dont le corps a été découvert, morcelé, dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889[5].

Victimes avérées[modifier | modifier le code]

Mary Ann Nichols, dite « Polly »[modifier | modifier le code]

Cliché mortuaire de Mary Ann Nichols

Née Walker le 26 août 1845 à Londres, mariée à William Nichols et mère de cinq enfants, elle était séparée de son mari depuis 1882. Elle fut tuée dans la nuit du 31 août 1888, à l'âge de 43 ans et enterrée dans le cimetière et crématorium de Londres (en) le 6 septembre 1888, sa tombe publique est numérotée 210752.

Son corps fut retrouvé entre 3 heures 30 et 3 heures 45 du matin dans Buck’s Row, la gorge tranchée, la langue lacérée et l’abdomen entaillé ; ses organes génitaux étaient également profondément entaillés. L’autopsie conclut que la victime fut d'abord étranglée et que l’assassin était un gaucher, fait démenti plus tard par de nombreux criminologues[6].

Les journaux de l’époque, quotidiennement remplis d’articles sur des femmes assassinées, mutilées ou brûlées vives, considérèrent ce cas comme « étrange », mettant ainsi le doigt sur la particularité du mode opératoire du tueur sur la victime.

Annie Chapman, dite « Dark Annie »[modifier | modifier le code]

Annie Chapman photographie prise après son assassinat

Née Eliza Ann Smith en septembre 1841 à Londres, mariée à John Chapman en 1869, mère de deux filles et d'un fils invalide. Elle fut tuée le samedi 8 septembre 1888 au matin, dans la cour intérieure du numéro 29 de Hanbury Street. Elle fut incinérée le 14 septembre 1888 à Manor Park[7].

Son corps fut retrouvé gisant à terre, la gorge tranchée et la tête presque séparée du corps. Le ventre était ouvert et les intestins déposés sur l’épaule droite de la victime, tandis que le vagin, l’utérus et les deux tiers de la vessie avaient été prélevés. À ses pieds, on découvrit quelques pièces de monnaie et une enveloppe en papier portant la date du 28 août[8].

Un témoin, habitant de l’immeuble, affirma avoir entendu une femme crier « non » mais avoua ne pas avoir eu le courage de regarder par la fenêtre. Le lendemain, une petite fille informa la police qu’elle avait vu, quelques maisons plus loin, une flaque de sang : les policiers déclarèrent qu’il s’agissait probablement d’une trace laissée par le tueur alors qu'il emportait les organes prélevés sur la victime[réf. souhaitée].

Quelques jours plus tard, les policiers arrêtèrent un boucher juif du quartier, John Pizer, en se basant sur le fait qu'un morceau de tablier de cuir aurait été retrouvé sur les lieux du crime. Il fut toutefois rapidement établi que ce morceau de cuir n’avait aucun lien avec le crime : il appartenait à un locataire de l’immeuble, qui l’avait lavé et mis à sécher. Pizer fut cependant incarcéré pendant deux jours, afin de permettre à la police de le disculper aux yeux de la foule qui voulait le lyncher[9].

À partir de ce moment, l’assassin fut qualifié de dément fanatique ou de maniaque sexuel, sans aucune connaissance en anatomie. L’unique indice provenait de quelques témoins qui affirmèrent avoir vu les victimes discutant avec un homme portant un chapeau de chasse et un long manteau sombre[10]. Il est dit également qu'il boitait[11].

Elizabeth Stride, dite « Long Liz »[modifier | modifier le code]

Cliché mortuaire d'Elizabeth Stride

Née Gustafsdotter le 27 novembre 1843 à Torslanda, district de Göteborg, (Suède), mère de deux enfants et divorcée en 1876 de John Thomas Stride, elle fut retrouvée morte le 30 septembre 1888. Son corps fut découvert dans Dutfield's Yard, une courette qui s'ouvrait sur Berner Street, devenue Henriques Street[12], par un certain Louis Diemschutz. Elle fut enterrée dans le Cimetière Est de Londres (en) (tombe no 15509).

Son corps fut découvert dans la cour d’un immeuble abritant des Juifs et des Allemands. Liz Stride ne présentait qu’une profonde entaille à la gorge ; selon le témoignage d'un cocher, le sang en coulait encore lorsqu’il la découvrit[13]. La presse la surnomme ironiquement « Lucky Lizbeth », celle que l'assassin, dérangé par un témoin, n'a pas eu le temps d'éventrer.

Selon certains spécialistes[Qui ?], ce meurtre, qui a été commis très peu de temps avant le suivant et dans un lieu éloigné, ne peut pas être l'œuvre de Jack l'Éventreur. Il lui est pourtant attribué. Un témoin, Israel Schwartz, assiste à son agression par un homme ivre qui l'a jetée à terre en vociférant des insultes.

Catherine Eddowes, dite « Kate Conway »[modifier | modifier le code]

Cliché d'autopsie de Catherine Eddowes

Née le 14 avril 1842 à Wolverhampton (Staffordshire), elle eut une fille et deux fils de son compagnon Thomas Conway. Tuée le 30 septembre 1888, elle fut mutilée, et retrouvée par un policier faisant sa ronde dans une petite place de la City de Londres, Mitre Square. Kate Eddowes est donc la seule des victimes canoniques de Jack l'Éventreur à avoir été assassinée en dehors du strict périmètre de Whitechapel et de l'East End. De même, le lieu de son assassinat (Aldgate) a entraîné l'entrée en action de la police de la City, et non plus de la seule Metropolitan Police, jusque là en charge exclusive de l'affaire.

Catherine Eddowes fut soumise à un véritable martyre, probablement en raison du fait que Jack n’avait pu achever son « travail » sur Elisabeth Stride (si l'on retient la thèse selon laquelle cette dernière aurait été tuée par Jack l'Éventreur). Elle fut retrouvée, le ventre ouvert, gisant dans une mare de sang, complètement défigurée : le nez et l’oreille droite entaillés, le visage marqué d’un large V au couteau. Elle était quasiment décapitée, éventrée « comme un cochon à l’étalage », l’estomac et les intestins posés sur l’épaule droite, le foie coupé, un rein et l'utérus enlevés[14].

Mary Jane Kelly, (appelée parfois Mary Jeanette Kelly) dite « Ginger »[modifier | modifier le code]

Photo de police de Mary Jane Kelly prise sur les lieux du meurtre

Née vers 1863-1864 dans la ville ou le comté de Limerick en Irlande, veuve Davies, elle fut assassinée le vendredi 9 novembre 1888 vers 3 heures du matin au 13, Miller's Court. Ses restes furent enterrés au cimetière catholique St Patrick à Londres. D'après les journaux de l'époque, une foule immense suivit le cortège funèbre de Mary Jane Kelly à travers l'East End, de Shoreditch jusqu'à Leytonstone; cet épisode constitue un chapitre du roman-enquête Retour à Whitechapel, publié en 2013[15].

Selon le rapport d'autopsie du Dr Thomas Bond, chirurgien de la Metropolitan Police, ce dernier meurtre dépassa tous les autres en horreur :

« Le corps est allongé au milieu du lit, la tête tournée sur la joue gauche, les épaules à plat, mais l'axe du corps légèrement incliné vers le côté gauche. Le bras gauche se trouve le long du corps, avec l'avant-bras replié à angle droit et reposant en travers de l'abdomen. Le bras droit, quelque peu détaché du corps, se trouve sur le matelas, tandis que l'avant-bras, posé sur l'abdomen, laisse apercevoir les doigts serrés. Les jambes sont largement écartées, la cuisse gauche formant un angle droit avec le tronc, tandis que la cuisse droite dessine un angle obtus avec le pubis. Toute la surface extérieure de l'abdomen et des cuisses a été arrachée, alors que les viscères ont été retirés de la cavité abdominale. Les seins sont coupés à leur base, les bras mutilés de nombreux coups de couteau irréguliers et le visage est totalement méconnaissable. Les tissus du cou ont été sectionnés jusqu'à l'os. Les viscères ont été éparpillées un peu partout : l'utérus, les reins et un sein se trouvent sous la tête ; l'autre sein, près du pied droit ; le foie, entre les pieds ; les intestins, à la droite du corps ; la rate à la gauche du corps ; des lambeaux de chair de l'abdomen et des cuisses ont été empilés sur une table ; le cœur a été retiré et n'a pas été retrouvé[16]. »

Autres victimes possibles[modifier | modifier le code]

Plusieurs autres femmes furent agressées ou assassinées pendant la période où sévit Jack l'Éventreur. Certains de ces crimes lui sont parfois attribués.

Annie Millwood[modifier | modifier le code]

Née vers 1850, victime d’une agression le 25 février 1888 dans White's Row, entraînant son hospitalisation pour de nombreuses blessures dans les jambes et le corps. Elle quitta l’hôpital et mourut des suites de ses blessures, le 3 mars 1888[17].

Ada Wilson[modifier | modifier le code]

Née vers 1868, victime d’une agression survenue le 28 mars 1888 chez elle 19, Maidman Street, dans Mile End, à l'est de Whitechapel.

Martha Tabram dite « Emma Turner »[modifier | modifier le code]

Née White le 10 mai 1849 à Londres, épouse séparée d'Henry Samuel Tabram dont elle a eu 2 fils, est assassinée le 7 août 1888 dans George Yard. Son corps fut retrouvé lardé de 39 coups de couteau. Elle est considérée par certains comme une victime possible de Jack l’éventreur[18], compte tenu du lieu, de la date et des circonstances de sa mort. Cependant, elle n'a été ni égorgée ni dépecée, contrairement aux autres victimes (exceptée Stride). Le doute subsiste néanmoins, car l'évolution dans la gravité des blessures des victimes de Jack l'Éventreur dénote un comportement propre au profil psychologique des tueurs en série et permet de penser que Martha Tabram aurait été assassinée par le célèbre tueur de Whitechapel.

Elizabeth Jackson dite « Lizzie »[modifier | modifier le code]

Le corps de cette prostituée de Sloane Square, née le 18 mars 1865, fut retrouvé en morceaux dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889. La plupart des spécialistes britanniques ne considèrent pas Liz Jackson comme une victime de Jack l'Éventreur.

Alice MacKenzie[modifier | modifier le code]

Frances Cole[modifier | modifier le code]

La personnalité du tueur[modifier | modifier le code]

Selon Anderson[modifier | modifier le code]

Dans son mémoire officiel « The lighter side of my official life », Anderson explique, au chapitre neuf, que l'assassin était selon lui, un « maniaque sexuel d'un type virulent », il était originaire de Pologne, issu de la classe ouvrière et qu'il devait habiter complètement seul et dans l'aire où les meurtres furent commis. Son adjoint Donald Sutherland Swanson a écrit dans la marge du mémoire : « Kosminski », faisant ainsi référence au schizophrène Aaron Kosminski comme étant le criminel.

L'origine du surnom[modifier | modifier le code]

Le surnom[modifier | modifier le code]

Dear Boss une des lettres attribuées à Jack l'Éventreur à l'origine de son surnom

« Jack l’éventreur » est un surnom qui peut provenir d’un journaliste ou bien, ce qui est moins probable, du meurtrier lui-même.

Le surnom, retenu par l’Histoire, trouve son origine dans une lettre appelée Dear Boss, reçue le 27 septembre 1888 par la Central News Agency et signée Jack the Ripper (Jack l’éventreur). Elle ne fut pas authentifiée comme étant de la main du tueur ; il est possible qu’il s’agisse d’un canular ou une tentative d’accentuer le retentissement de l’affaire. La lettre serait alors l’œuvre d’un journaliste du Star, nommé Bert[19], qui souhaitait rendre ses articles plus « croustillants » en donnant un nom au tueur. Cinquante ans plus tôt un Jack imaginaire s’était illustré dans la même ville : Jack Talons-à-Ressort dont des auteurs comme Philip Sugden et Lionel Fanthorpe ont avancé qu’il pourrait avoir inspiré le surnom de « Jack l’éventreur »[20].

Le pseudonyme Jack the Ripper est resté du fait que Scotland Yard reproduisit cette lettre dans les journaux, espérant que quelqu’un reconnaîtrait l’écriture et permettrait ainsi d’identifier l’assassin[21].

Plusieurs autres éléments ont permis à cet assassin d'entrer dans les annales du crime et dans la mémoire collective. Le plus remarquable est certainement l'utilisation des média par l'Éventreur lui-même, fait nouveau à l'époque. De nombreuses lettres furent reçues par les journaux et la police ; ces lettres ont provoqué un effet boule de neige qui a propulsé les méfaits du criminel à la une de l'actualité durant plusieurs mois. La passion populaire qui en a résulté a été entretenue par les échecs répétés de la Metropolitan Police (Scotland Yard). Par la suite, il a été suggéré que la plupart des lettres signées en lettres de sang 'Votre humble serviteur Jack l'Éventreur' ne provenaient pas du criminel mais sans doute d'un journaliste du Star, nommé Bert, afin de faire monter les tirages. La diversité des styles de ces lettres renforce la thèse d'auteurs multiples.

Un autre élément est le mystère qui continue, aujourd'hui encore, à entourer la personnalité de Jack : la Metropolitan Police n'a en effet jamais mis la main sur le meurtrier, ni même sur un suspect crédible. Les spéculations, qui n'ont jamais cessé depuis le premier jour, continuent à susciter l'intérêt[réf. souhaitée].

Enfin, l'East End de Londres, réceptacle de la misère dans une capitale tentaculaire, stimule l'imagination avec ses ruelles sombres, sa promiscuité, sa foule interlope, son air malsain chargé de maladies et son brouillard (plus fantasmé qu'avéré), un des nombreux aspects de la révolution industrielle. Les travaux du sociologue anglais Charles Booth [22] expriment parfaitement l'état de détresse sociale et économique de Whitechapel et de l'East End à l'époque des crimes de Jack The Ripper.

Indices[modifier | modifier le code]

L'inscription de Goulston Street[modifier | modifier le code]

L'inscription trouvée sur le mur de Goulston Street (reproduction). On notera l'emploi du terme Juwes.

Après le double crime du 30 septembre, la police inspecta les lieux à la recherche d'indices ou de témoins. Vers 3 heures du matin, un inspecteur nommé Alfred Long découvrit un morceau de tablier taché de sang dans Goulston Street, à environ dix minutes à pied du lieu où Catherine Eddowes avait été assassinée. Cherchant d'autres indices, Long découvrit alors une inscription sur un mur près du morceau de tablier. Le texte en était : « The Juwes are the men That Will not be Blamed for nothing » (« Les juifs ne seront pas accusés pour rien » le mot "juifs" étant mal orthographié). On supposa que l'inscription était récente, car dans le cas contraire, une des nombreuses personnes vivant dans les appartements voisins l'aurait effacée. Afin de ne pas éveiller de mouvements antisémites, l’inscription fut immédiatement notée puis effacée[23].

Les « ripperologues », en particulier Stephen Knight[24], ont cependant relevé une curieuse corrélation entre la mauvaise orthographe du mot Juwes au lieu de Jews (juifs) et le nom de Jubelo, Jubela et Jubelum, (assassins de la légende d'Hiram). Knight en déduit que Jack l’éventreur était franc-maçon, ou en tout cas proche d'eux.

Lettres[modifier | modifier le code]

La lettre Saucy Jack[modifier | modifier le code]

La lettre Saucy Jack fut postée le 1er octobre 1888, un jour après le double meurtre et attribuée à Jack l'Éventreur.

La lettre From Hell[modifier | modifier le code]

La lettre From Hell (Depuis l'enfer)

La lettre intitulée From Hell est la seule censée être de Jack l'Éventreur. Elle dit

« Monsieur, je vous envoie une moitié du rein que j'ai pris à une femme que j'ai gardée pour vous l'autre, je l'ai frite et mangée c'était très bon. Je pourrais vous envoyer le couteau ensanglanté qui l'a pris si seulement vous attendez encore un peu. Signé Attrapez-moi quand vous pouvez monsieur Lusk. »

Accompagnée d'une moitié de rein humain, elle fut délivrée à George Lusk, président d'un important comité de vigilance civile de Whitechapel. Donald Rumbelow, ancien enquêteur et expert éventrologue, pense dur comme fer que la lettre est bien du tueur de Whitechapel.

Les suspects[modifier | modifier le code]

Il existe trois catégories de suspects :

1. Les suspects des enquêteurs londoniens contemporains de l'affaire[modifier | modifier le code]

  • Francis J. Tumblety, charlatan américain, arrêté à Londres en novembre 1888, puis libéré sous caution, enfui en France dès janvier 1889, puis aux États-Unis où Scotland Yard le fait surveiller par la police new-yorkaise.
  • George Chapman, barbier polonais exerçant à Whitechapel, pendu en 1903 pour avoir empoisonné trois femmes, suspect favori de l'inspecteur Abberline.
  • George Hutchinson, proche de la dernière victime, Mary Jane Kelly, arrêté puis relâché pour absence de preuves.
  • Aaron Kosminski, barbier polonais exerçant à Whitechapel, interné pour démence peu après les crimes, suspecté semble-t-il par Robert Anderson, dans son ouvrage publié en 1910, où il évoque un Juif polonais. Cette théorie ne vaut que si l'on s'en tient aux annotations manuscrites à la marge retrouvées en 1988 sur l'exemplaire de l'inspecteur Swanson, qui désignent un certain Kosminski.
  • M. John Druitt, avocat, retrouvé noyé dans la Tamise en décembre 1888, suspect favori de MacNaghten, qui entre dans la police juste après les faits.
  • Michael Ostrog, chirurgien russe, escroc notoire, plusieurs fois interné pour démence, suspecté par Scotland Yard, mais introuvable à l'époque de l'enquête (il était en fait en prison en France au moment des faits).

2. Les suspects de la presse londonienne contemporaine de l'affaire[modifier | modifier le code]

3. Les suspects d'auteurs ou d'enquêteurs postérieurs à l'affaire[modifier | modifier le code]

  • Le prince Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria, qui aurait fréquenté des prostituées à Whitechapel.
  • Le chirurgien de la reine, Sir William Gull, qui aurait assassiné lesdites prostituées pour protéger la réputation de la famille royale.
  • James Maybrick, négociant de Liverpool, dont on aurait retrouvé le journal intime en 1991 dans lequel il révèlerait être Jack l'Éventreur. Thèse défendue par Shirley Harrison.
  • Walter Sickert, peintre célèbre, désigné par les romancières Jean Overton Fuller et Patricia Cornwell.
  • John McCarthy, propriétaire foncier dans Dorset Street, logeur de la dernière victime Mary Kelly, et de plusieurs prostituées de Whitechapel, désigné dans Retour à Whitechapel de l'universitaire français Michel Moatti, ainsi que par l'agent littéraire canadienne Helen Heller.

Huit suspects ont fait l'objet de livres et d'adaptations cinématographiques : le prince Albert Victor, Sir William Gull, Walter Sickert, James Maybrick, Sir Leslie Melville Macnaghten, Francis J. Tumblety, John McCarthy[25] et le Locataire (Wentworth Bell Smith). Cependant, un grand nombre de spécialistes se gardent de désigner un suspect particulier, jugeant que le véritable meurtrier nous est, dans l'état actuel du dossier, probablement inconnu. Aucune des théories qui circulent n'est complètement en accord avec les faits. Les faits relatifs aux différents meurtres n'ont été, à leur époque même, que partiellement établis.

Les enquêteurs et policiers[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Sir Charles Warren[modifier | modifier le code]

Sir Charles Warren (1840–1927) était le supérieur hiérarchique de tous les enquêteurs au moment des faits. Il fut entre autres fortement critiqué pour avoir fait effacer l'inscription de Goulston Street, sans l'avoir fait photographier préalablement. Il démissionna à la veille du meurtre du 9 novembre, mais resta en place le temps de désigner Macnaghten pour le remplacer. Persuadé que l'utilisation de chiens limiers pourraient aider la police à retrouver Jack l'Éventreur, il participa lui-même à des séances de dressage des « bloodhounds » dans Hyde Park ; il fut terriblement brocardé par la presse et le public quand il fut patent que l'utilisation de chiens pisteurs ne pouvaient être utile dans le cloaque de Whitechapel. C'est en raison de l'attente de Sir Warren et des "limiers" que la police tarda à entrer dans la chambre de Mary Kelly, le 9 novembre 1888 au matin. Finalement, les chiens ne furent jamais utilisés.

Cet ancien ingénieur militaire du Royal Engineers se fit d'abord connaître comme archéologue. Il fut l'un des premiers spécialistes de l'archéologie biblique, effectuant plusieurs découvertes à Jérusalem. Ainsi, l'un des aqueducs souterrains qui commence à la source de Gihon pour alimenter la Cité de David et qu'il découvrit en 1867 porte le nom de Puits de Warren[26].

Par la suite, au cours de la Seconde Guerre des Boers. Il commanda notamment l'attaque britannique lors de la bataille de Spion Kop[réf. souhaitée].

Donald Swanson[modifier | modifier le code]

Donald Sutherland Swanson était un inspecteur en chef. Pour enquêter sur les meurtres de Jack l’Éventreur, il fut libéré de tout autre charge, il coordonna toutes les enquêtes depuis son bureau. Swanson était aussi un ami proche de Robert Anderson.

Sir Robert Anderson[modifier | modifier le code]

Robert Anderson fut assistant commissaire au bureau d’investigation criminelle de Scotland Yard. Sir Robert Anderson écrivit un chapitre (le neuvième) dans son mémoire, publié en 1910, « The lighter side of my official life » consacré à l'affaire de l'Éventreur. Il y disait que « Si je dis que le criminel était un juif-polonais je ne fais que mentionner un fait avéré. ». Dans l'enquête qu'il mena, un témoin juif-polonais identifia sans hésitation un suspect quand il fut confronté à lui. Le suspect était lui aussi un juif-polonais et le témoin ne souhaita pas témoigner contre lui pour cette raison. Selon des annotations faites par l'inspecteur en chef, Donald Swanson, sur un exemplaire du livre, le suspect juif-polonais était Kosminski[27].

Sir Melville Leslie MacNaghten[modifier | modifier le code]

Sir Leslie Melville Macnaghten était le chef du département d'enquêtes criminelles de Scotland Yard en 1890. Il fut l'un des inspecteurs enquêtant sur Jack l'Éventreur après les faits car il intègre les rangs de Scotland Yard en 1889. Il proposa trois suspects :

  • Montague John Druitt, jeune avocat raté, retrouvé noyé dans la Tamise juste après le dernier meurtre ;
  • Aaron Kosminski, coiffeur juif polonais, enfermé dans un asile pour cause d'hallucinations qui le poussaient à des comportements extrêmes et à des violences sexuelles ;
  • Michael Ostrog, repris de justice russe, dangereux, mais dont Scotland Yard ignorait les faits et gestes lors de cette vague de crime.

En 1907, pour services rendus à la Couronne britannique, il fut nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique.

Dans son livre Jack l'Éventreur démasqué, Sophie Herfort, avance que Jack l'Éventreur serait Melville Macnaghten, en s'appuyant sur ses mémoires, ses dires ainsi que les lettres attribuées au meurtrier. Selon Sophie Herfort, parmi d'autres indices, ce policier fut humilié par le patron de Scotland Yard et aurait prévu de se venger en tuant des prostituées qu'il fréquentait lui-même tout en les haïssant, pour pousser Warren à la démission. Dans plusieurs lettres de Jack adressées à Scotland Yard, celui-ci indique qu'il « sera un des leurs » et qu'ils « connaissent la vérité ». Lors de sa jeunesse en Inde, Macnaghten traquait de gros prédateurs (fauves, alligators) en particulier le chacal qu'il surnommait « jack » (diminutif de « jackal » en anglais). Cet homme vantera plus tard l'abondance de ses trophées. Sophie Herfort suppose que ses compétences en tannage lui auraient permis de pratiquer le dépeçage chirurgical des victimes.

Frederick Abberline[modifier | modifier le code]

L'inspecteur Frederick Abberline était un inspecteur très réputé de la police métropolitaine. Il fut affecté à l'enquête sur les crimes de Whitechapel et suspecta un certain Seweryn Kłosowski alias (George Chapman) d'être l'auteur des crimes[28]. Abberline démissionna de Scotland Yard en 1892, et se consacra à une carrière d'enquêteur privé. Contrairement à son personnage de "From Hell", joué par Johnny Depp, qui meurt jeune de son addiction à l'opium, le vrai Frederick Abberline est mort à 86 ans, en 1929, à Bournemouth.

Walter Dew[modifier | modifier le code]

Walter Dew était un inspecteur de la Division H de la Metropolitan Police (Scotland Yard). Selon ses Mémoires, publiées 50 ans après les meurtres de Whitechapel, il aurait été un des premiers policiers à entrer dans Miller's Court et à découvrir le corps de Mary Kelly. Dew a connu son heure de gloire en 1910, en arrêtant l'empoisonneur Crippen après une traque rocambolesque au Canada.

John George Littlechild[modifier | modifier le code]

John George Littlechild était l'inspecteur chef de la police secrète de Londres. D'après lui le coupable était un Canadien d'origine irlandaise naturalisé américain (c'est-à-dire le Dr F.J. Tumblety.)[réf. souhaitée].


Alfred Long[modifier | modifier le code]

Alfred Long était le constable qui a découvert le tablier de Catherine Eddowes et l'inscription de Goulston Street[29].

William Smith[modifier | modifier le code]

William Smith était le constable qui devait avoir vu Jack l'Éventreur en personne (si l'on adhère à la thèse que Stride est une victime de l'Éventreur). Il donna un témoignage sur un possible suspect[réf. souhaitée].

Médecins légistes[modifier | modifier le code]

DrThomas Bond[modifier | modifier le code]

Le Dr Thomas Bond était un chirurgien légiste de la Metropolitan Police (Scotland Yard). Il conclut, d'après les autopsies qu'il pratiqua, que l'assassin n'avait aucune compétence chirurgicale ou anatomique. Le Dr Bond était plus spécialisé en chirurgie que les Dr Brown et Phillips et ne s'entendait pas avec eux sur les présomptions d'abord avancées par le Dr Phillips, puis soutenues par le Dr Brown, que l'auteur des meurtres avait une grande connaissance soit en anatomie, soit en chirurgie. C'est autour de ce point qu'il y eut débat avec le Dr Phillips et Brown[réf. souhaitée]. Le Dr Bond s'est suicidé le 6 juin 1901, ce qui a pu nourrir une forme de doute sur son implication réelle dans l'affaire de 1888. Le British Médical Journal (June 15, 1901) précise toutefois que Thomas Bond souffrait de fortes migraines devenues insupportables, ponctuées de phases délirantes.

Dr George Bagster Phillips[modifier | modifier le code]

Le Dr Phillips était un médecin légiste de Scotland Yard qui examina certaines des victimes attribuées à Jack l'Éventreur (Chapman, Stride, Eddowes et Kelly). Il conclut, d'après ses observations, que le meurtrier avait des compétences soit chirurgicales ou anatomiques pour opérer aussi vite et dans l'obscurité. Le Dr Bond s'y opposait et prétendait le contraire. Si les présomptions de connaissances chirurgicales entrant dans le répertoire des connaissances de l'Éventreur étaient retenues à l'époque, c'était essentiellement en raison des conclusions et observations du Dr Bagster Phillips. Le Dr Bagster Phillips fut appelé à témoigner devant le jury relatif à la mort de Mary Jane Kelly, le 12 novembre 1888.

Dr Frederick Gordon Brown[modifier | modifier le code]

Témoins[modifier | modifier le code]

Témoins majeurs[modifier | modifier le code]

Israel Schwartz[modifier | modifier le code]

Israel Schwartz était un Juif hongrois qui fut le témoin d'une altercation entre Long Liz Stride et un homme ivre. La police le consulta, mais eut beaucoup de difficultés à le comprendre puisqu'il ne parlait pas anglais. Ils durent faire appel à un interprète. C'est lui qui identifia formellement Liz Stride à la morgue, comme étant la femme qu'il avait vue se faire agresser[30]}.

Joseph Barnett[modifier | modifier le code]

Le compagnon de Mary Kelly, jusqu'à quelques jours de son assassinat. Joe Barnett a été un des derniers à avoir vu vivante Mary Kelly, lorsqu'il est passé la voir dans la soirée du 8 novembre. Mary Jane Kelly était alors à Miller's Court, avec son amie Maria Harvey. Sa proximité affective avec la dernière victime officielle en fit longtemps un des suspects possibles.

Maria Harvey[modifier | modifier le code]

Une amie proche de Mary Jane Kelly. Miss Harvey était blanchisseuse et passa déposer la veille du meurtre de Mary Kelly différents vêtements au no 13, Miller's Court. Peut-être pour aider Kelly à payer son loyer en retard en gageant ces effets. Ces vêtements sont sans doute ceux qui ont été brûlés dans la cheminée de Miller's Court par le meurtrier au cours de la nuit du 9 novembre et dont les restes furent retrouvés par l'inspecteur Abberline et le coroner McDonald dans le foyer.

John McCarthy[modifier | modifier le code]

Propriétaire foncier de différents studios et taudis (slums) de Dorset Street, et marchand de chandelles et de petite épicerie au no 27 Dorset street, Spitalfields. McCarthy était le propriétaire de la chambre de Mary Jane Kelly, et celle-ci lui devait près de 30 shillings de retards de loyer au moment de son assassinat. McCarthy et son commis Bowyer ont été les premiers à découvrir le carnage de Miller's Court.

Joseph Lawende[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs policiers de la Metropolitan Police et de la City Police, Joseph Lawende serait le seul témoin "sûr" ayant vu de près Jack l'Éventreur, la nuit du 30 septembre alors qu'il traversait Mitre Square. Un homme "à l'aspect de marin ou de marinier" discutait alors avec la femme qu'il identifiera ensuite comme Kate Eddowes.

Elizabeth Prater[modifier | modifier le code]

Mrs Liz Prater habitait au no 20, Miller's Court: c'était la chambre située juste au-dessus de celle de Mary Jane Kelly. Vers 3h30 dans la nuit du 8 au 9 novembre, elle entendit – déclara t-elle au jury – un cri ("Oh, murder!") - Au meurtre – venant de "tout près". Ce témoignage fut confirmé par une autre voisine, Sarah Lewis.

Elizabeth Long[modifier | modifier le code]

Elizabeth Long est le témoin dans l'affaire du meurtre d'Annie Chapman survenu dans la matinée du 8 septembre 1888. Ce matin là, vers 5:00, elle vit Chapman parler à un homme qui, selon elle, avait l'air d'un étranger, il avait les cheveux foncés, avait le teint mat, portait une deerstalker et un long manteau noir. Comme elle ne le vit pas de face, elle ne put pas donner une description de son visage. Elle ajouta que l'homme semblait de basse classe sociale mais néanmoins d'apparence respectable.

George Hutchinson[modifier | modifier le code]

Mystérieux témoin lors de la nuit de Miller's Court. Il ne se présenta pas au jury d'enquête, (auquel il ne fut pas convoqué) mais alla déposer à la clôture de celui-ci, au soir du 12 novembre 1888, au poste de police de Commercial Street, devant le superintendant Arnold. L'incroyable précision du témoignage d'Hutchinson, (il détaillera jusqu'aux détails de l'épingle de cravate du meurtrier présumé) rend ses propos peu crédibles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Producteur : Tokyo movie shinsha
Réalisateur : Woody Allen
Acteurs principaux : Scarlett Johansson
Comme Jack l'Éventreur, le meurtrier du film tue des prostitués.
  • L'éventreur de West Hollywood (Un homme fait les mêmes meurtres que Jack l'Éventreur.)
  • Dans Dr Strangelove (Docteur Folamour en VF) de Stanley Kubrick, le général de la base de Burpelston, qui sombre dans la démence et donne l'ordre d'aller bombarder les Russes avant de se suicider, s'appelle Jack D. Ripper.

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

  • Whitechapel (mini-série diffusée en Grande-Bretagne en février 2009) : dans le quartier de Whitechapel, un tueur semble reproduire avec exactitude les meurtres commis un siècle plus tôt par le serial killer Jack l'Éventreur qui a marqué de son empreinte sanglante l'histoire criminelle du XIXe siècle.
  • Babylon 5 : épisode 2.21, l'Inquisiteur, dans lequel sont imaginées les idées qui ont conduit Jack l'Éventreur à assassiner des prostituées et une solution de science-fiction à sa disparition.
  • Star Trek (1967) traita de manière astucieuse de Jack l'Éventreur dans l'épisode Un loup dans la bergerie Wolf in the fold (saison 2).
  • L'Île fantastique (épisode 4.7) : Bien affectueusement, Jack l'Éventreur (première diffusion américaine le 29/11/1980 sur ABC) évoque le tueur en série dans un épisode particulièrement angoissant.
  • Dans un épisode de la série John Doe (saison 1), des meurtres sont commis par deux imitatrices de l'Éventreur.
  • Dans le film d'animation Détective Conan Movie 6 - The Phantom of Baker Street, Conan se retrouve dans le Londres du XIXe siècle afin de capturer Jack l'Éventreur.
  • Dans la série Au-delà du réel : L'aventure continue, un épisode (1995, 11/22) réécrit l'histoire de l'éventreur en y rajoutant du fantastique.
  • Dans la série Smallville (épisode 4 de la saison 7), le docteur Curtis Knox (joué par Dean Cain) est un homme immortel qui tue pour sauver sa femme afin qu'elle ne vieillisse pas. Jack l'Éventreur est une des identités qu'il a pris au cours du XVIIIe siècle.
  • Dans la série Esprits criminels (épisode 18 de la saison 2), des meurtres sont commis en Louisiane, dans le quartier français, après l'ouragan Katrina. Le mode opératoire ressemble trait pour trait à celui de Jack l'Éventreur.
  • Dans Black Butler (Kuroshitsuji), une série d'animation japonaise (anime) adaptée du manga Black Butler, à , on se retrouve en Angleterre où Ciel Phantomhive et son majordome Sebastian Michaelis enquêtent sur ce meurtrier qui assassine des femmes en leur enlevant leur utérus.
  • Dans Sanctuary, John Druitt a le pouvoir de se téléporter. Mais voyager lui cause des lésions cérébrales et avec le temps, cela a fait de lui un tueur psychopathe connu sous le nom de Jack l'Éventreur, en 1888, dans les faubourgs de Londres.
  • Dans la série québécoise Musée Éden, en 1910, suite aux meurtres de plusieurs prostituées éventrées et mutilées de façon similaire, on y avance une théorie selon laquelle Jack l'Éventreur poursuivrait maintenant son œuvre à Montréal, près de vingt-cinq ans après les évènements de Londres.
  • Dans un épisode de 2011 de la série anglaise Doctor Who, A Good Man Goes to War, il est expliqué que les meurtres de Jack l'Éventreur se sont arrêtés car celui-ci a été tué et dévoré par une Silurienne nommée Madame Vastra (c'est la première fois dans la série télévisée que Jack l'Éventreur est cité. Bien que Jack soit déjà apparu dans des novélisations ou des dramas-audios tirés de la série).
  • Dans la série Les Enquêtes de Murdoch, saison 2 épisode 2, L'Éventreur de Toronto : Edward Scanlon, un enquêteur de Scotland Yard, arrive à Toronto en affirmant être sur les traces de Jack l’Éventreur. En effet, plusieurs femmes ont été retrouvées éviscérées comme ce fut le cas à Londres. Scanlon rejoint donc l'équipe de l'Inspecteur Brackenreid pour tenter de mettre la main sur le tueur en série. Parallèlement à l'enquête, Murdoch prend des leçons de danse car il a obtenu deux billets pour participer à un bal auquel il a invité le docteur Ogden.
  • Dans les Simpson, il a été interprété par le chef Wiggum dans l'épisode Simpson Horror Show XV (saison 16, épisode 1).
  • Ripper Street est une série britannique qui décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l'Éventreur.
  • Dans la série Nick Cutter et les Portes du temps, des anomalies provoquent les voyages spatio-temporels de certains animaux. Dans l'épisode 3 de la saison 5, une anomalie ouverte sur le Londres du XIXe siècle laisse surgir un deynonichus, dinosaure carnivore et les personnage supposent que l'animal pourrait être à l'origine du mythe de Jack l’Éventreur.

Opéra[modifier | modifier le code]

  • Lulu, du compositeur Alban Berg, où apparaît le personnage de Jack l'Éventreur

Musiques[modifier | modifier le code]

  • David Edward Sutch, plus connu sous le nom de Screaming Lord Sutch, a chanté Jack the ripper, chanson faite par lui et son groupe ; Screaming Lord Sutch and the Savages. La chanson est de leur cd Rock&Horror sorti en 1982. Elle fut reprise plusieurs fois, par les White Stripes et les Horrors par exemple.
  • L'album "Blasphème "(1983) du groupe de Heavy metal Français Blasphème compote une chanson intitulée "Jack l'Éventreur" qui parle de l'innéficacité policière face aux crimes du tueur.
  • Serge Gainsbourg a écrit et chanté la chanson Le Cœur de Bloody Jack, chantée également par Zizi Jeanmaire.
  • Un groupe de rock parisien fondé en 1995, Jack the Ripper.
  • L'album Horror Show, sorti en 2001, du groupe de power/thrash metal américain Iced Earth, concept-album où chaque piste prend le thème d'un monstre différent. Jack l'Éventreur en fait partie.
  • Morceau de pop-rock d'un groupe anglais, The Servant, intitulé Jack the Ripper, sur leur album The Servant, sorti en 2004.
  • Morceau de Nick Cave and the Bad Seeds, intitulé Jack the Ripper.
  • Morceau de rock garage du groupe londonien The Horrors intitulé Jack the Ripper.
  • Morceau du groupe de métal Macabre, intitulé Jack the Ripper.
  • L'album Sad Wings of Destiny du groupe Heavy Metal Judas Priest contient une chanson qui, aujourd'hui encore, est l'un des classiques du groupe : The Ripper. Composée par le guitariste Glenn Tipton.
  • 1888 de Les Sentiers Conflictuels, album-concept de dark ambient, avec la collaboration vocale d'Andrew King récitant les lettres reçues en automne 1888 par la presse locale et signées Jack the Ripper.
  • Morceau du groupe My Chemical Romance intitulé Jack the Ripper
  • Jack the Ripper est un morceau de l'album Introducing Roland Kirk, album enregistré en 1960 par le jazzman américain Roland Kirk (en quintet).
  • Une chanson du groupe de métal anglais Motörhead s'intitule Jack the Ripper.
  • Le groupe Punk/Rock/Folk français Dionysos mis en musique La Mécanique du Cœur de Mathias Malzieu, qui est aussi le chanteur du groupe, et on y retrouve la chanson La Panique Mécanique où le héros Jack (interprété par Mathias Malzieu) chante avec Jack l'Éventreur (interprété par Alain Bashung).
  • Un groupe de deathcore de la ville de Knoxville au Tennessee se nomme Whitechapel[31]
  • Le groupe de heavy metal finlandais Lordi interprète Blood Red Sandman, chanson faisant de fortes allusions au théories entourant Jack l'Éventreur, notamment lors du premier couplet, ou il fait référence au tablier de cuir et ou il précise que son nom est Smiling Jack.
  • Le groupe AaRON cite Jack the Ripper dans la chanson Mister K tirée de l'album Artificial Animals Riding On Neverland.
  • Le groupe de heavy métal Iced Earth, dont la chanson s'intitule « Jack ».
  • En 2008, une chanson du groupe And | Style : Visual Kei | s'intitule Jack the ripper
  • Le premier titre de l'album Lies for the Liars de The Used s'intitule The Ripper
  • Un single de Morrissey s'intitule Jack The Ripper.
  • Le rappeur Kanye West cite Jack l'Éventreur dans son duo de 2004 avec Janet Jackson, My Baby. ("You tryin' to stab one like Jack the Ripper")
  • Le groupe de punk hardcore américain Leathermouth (en) avec la chanson Catch Me If You Can M.. Lusk, où le chanteur Frank Iero s'est inspiré de Jack l'Éventreur[32]
  • Le rappeur Eminem cite Jack The Ripper dans Must Be The Ganja de l'album Relapse
  • Le 21 décembre 2009, le groupe de rock alternatif MagoYond consacre une chanson entière à ce mythe avec la chanson Jack.
  • La chanteuse et musicienne Emilie Autumn fait référence au meurtre d'une des prostituées dans la chanson Let the Record Show.
  • Sur l'album Chinatown, le groupe Thin Lizzy fait directement référence à l'éventreur dans la chanson Killer on the Loose ("'Cause you know i'm Jack the Ripper").
  • En 1999, Le Disc Jockey britannique de Drum n' Bass Grooverider, sortie L'EP "Where's Jack The Ripper". Y figure également deux remix de Carl Cox.
  • Le 27 octobre 1954 fut enregistrée la chanson "La complainte de sir Jack l'Éventreur" chantée par Germaine Montero
  • En octobre 2012, pour Halloween, le groupe français Superbus sort un single intitulé Whisper, elle cite Jack l'Éventreur.
  • Une chanson, se trouvant sur l'album The End of the Century (1986), du groupe japonais de heavy metal Seikima-II (聖飢魔II) s'intitule Jack the Ripper.
  • Le groupe de rock français OTH interprète une chanson intitulée Jack l'Éventreur http://www.youtube.com/watch?v=GxPSokBOa2Q sur leur album live de 1988 (elle raconte la naissance d'un garçon appelé Jack)[33].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1999 : le jeu vidéo Shadowman commence par une séquence animée où le personnage de Jack l'Éventreur confesse ses actes. Il sera par la suite un Boss vers le milieu du jeu.
  • 2000 : Jack l'Éventreur figure aussi parmi les « boss » à combattre dans le jeu MediEvil II (pour Playstation 1), dont l'action se déroule en Angleterre à la fin du XIXe siècle.
  • 2001 : Jack l'Éventreur est le surnom donné au personnage de Raiden dans Metal Gear Solid 2, en raison de la cruauté dont il faisait preuve lorsqu'il était enfant soldat au Liberia.
  • 2004 : dans le jeu vidéo Jack l'Éventreur : New-York 1901, le célèbre tueur londonien est de retour à New York, 13 ans après les faits qui ont terrorisé la capitale britannique. Du moins, c'est ce que les gens pensent après les meurtres de deux prostituées en 1901. Ce sont les rumeurs qui circulent et sur lesquelles le joueur doit enquêter dans ce jeu.
  • 2005 : le jeu vidéo Still Life, de Microïds, renferme une enquête sur un tueur en série aux méthodes analogues a celles de Jack. Il éventre des prostituées, mais l'action se déroule à Prague et non à Londres.
  • 2009 : dans le jeu Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur développé par Frogwares, le joueur mène l'enquête dans Whitechapel reconstitué en 3D pour retrouver l'identité de Jack l'Éventreur en incarnant successivement le détective Sherlock Holmes ou son ami le Docteur Watson. Le jeu est réputé pour sa fidélité vis-à-vis des évènements s'étant déroulés en 1888. Une référence plus discrète est faite dans Assassin's Creed II, où l'une des missions de l'histoire principale consiste à pourchasser et tuer un psychopathe s'en prenant aux prostituées de Venise.
  • 2013 : dans le jeu Metal Gear Rising: Revengeance, on retrouve le personnage de Raiden sus-cité, qui, à un moment de l'histoire, laisse éclater sa personnalité psychopathe violente autrefois refoulée. Il considère alors être redevenu Jack l'Éventreur. Le mode de combat permettant de trancher sans limite ses ennemis est appelé « Mode Éventreur ».
  • 2011 : dans le jeu Call of Duty : Modern Warfare 3, un Trophée nommé Jack l'Éventreur est dans la Collection de trophées, il faut attaquer au corps à corps 5 ennemis à la suite en mode Solo ou Opérations spéciales pour l'obtenir.

Jeux de société[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les dernières heures de Mary Kelly et la chronologie de sa soirée du 8 novembre 1888 sont reconstituées dans l'ouvrage Retour à Whitechapel, publié en 2013.
  2. http://fantomes.jimdo.com/les-tueurs-en-s%C3%A9rie/
  3. (en) le cas Stride sur casebook.org
  4. http://www.tueursenserie.org/spip.php?article8
  5. http://www.histoires-etranges.com/jack2.html
  6. (en) Stewart Evans, Keith Skinner, The Ultimate Jack the Ripper Sourcebook : An Illustrated Encyclopedia, Londres, Constable and Robinson,‎ 2000, p. 35
  7. http://barryoneoff.co.uk/html/manor_park.html
  8. (en) Informations sur Annie Chapman sur le site Casebook.org, section Annie's Clothes and Possessions
  9. http://www.histoires-etranges.com/jack3.html
  10. http://users.skynet.be/fa064126/mystere/jack.html
  11. http://jack-theripper.skyrock.com/#
  12. http://the-ripper.e-monsite.com/pages/les-lieux/
  13. Témoignage d'Edward Spooner, cité dans Le Times, 3 octobre 1888
  14. http://the-ripper.e-monsite.com/pages/content/catherine-eddows.html
  15. Julie Malaure, « Londres : sur la piste de Jack l'Éventreur », Le Point
  16. Barbara Sarbourg, Serial Killers : Approche de l'innommable, Paris, Books On Demand, 2011 (ISBN 978-2-8106-2143-9), p. 13.
  17. http://www.jack-the-ripper.org/annie-milwood-an-early-ripper-attack.htm
  18. http://www.jack-the-ripper.org/jack_the_ripper_victims.htm
  19. (en) Casebook:« The August 1966 edition of Crime and Detection includes an article which describes how a journalist for the Star (named Best) claimed to have written all the "Jack the Ripper letters" ever sent to the press and police »
  20. Philip Sugden The Complete History of Jack the Ripper p. 260, Lionel Fanthorpe The World's Most Mysterious Murders p. 115
  21. http://www.encyclopediss.com/pages/content/jack-l-eventreur/le-surnom.html
  22. (Life and Labour Of The People In London)
  23. D. Rumbelow, "the complete Jack the Ripper", p. 59-60
  24. Stephen Knight, Jack the Ripper: The Final Solution, London: Bounty Books, (1976; rev. 1984; repr. 2000), ISBN 0-7537-0369-6
  25. « Retour à Whitechapel : la vérité sur Jack l’Éventreur ? », LeCrime.fr
  26. « Un tunnel sous Jérusalem », sur bible.archeologie.free.fr (consulté en xxxxxxxx)
  27. http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/london/5177646.stm
  28. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2022896/Is-Jack-Ripper-Scotland-Yards-Chief-Inspector-Frederick-Abberline-named.html
  29. http://www.casebook.org/witnesses/w/Alfred_Long.html
  30. http://jackleventreur.free.fr/Victimes/stride.htm
  31. groupe Whitechapel
  32. Badwords
  33. http://www.oth-legroupe.net/spip/article.php3?id_article=54

Liens externes[modifier | modifier le code]

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