JPMorgan Chase

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JPMorgan Chase & Co.

Description de l'image  J_P_Morgan_Chase_Logo_2008_1.svg.
Création 1799
Dates clés 2000 Fusion avec Chase Manhattan Bank
Personnages clés William B. Harrison, Jr. (en),
Chairman
Jamie Dimon, President & CEO
Forme juridique Public au sens américain NYSE
Siège social Drapeau des États-Unis 270 Park Avenue, New York (États-Unis)
Activité Finance et assurance
Produits Services financiers
Effectif 258 965 (2012)
Site web www.jpmorganchase.com
Chiffre d’affaires en diminution 100,434 Md€ (2010) [1]
Résultat net en augmentation11,728 Md€ (2010)

JPMorgan Chase & Co., cotée sur le NYSE (ticker : JPM) est une holding financière, née de la fusion entre la Chase Manhattan Bank et J.P. Morgan & Co. en janvier 2001. Le siège social du groupe est à New York, les sièges sociaux des activités de banque de détail et de banque commerciale sont situés à Chicago[2]. Elle figure parmi les plus grandes banques des États-Unis et même du monde, avec un total de bilan de 2031 milliards de dollars en actifs, une valeur de marché de 166 milliards de dollars[3], et des opérations dans plus de 60 pays. La firme est un leader dans la banque d'investissement, les services financiers pour les particuliers et les entreprises, les transactions financières, le marché des CDS et des produits dérivés[4], la gestion d'actifs, la banque privée et le capital-investissement. Elle possède le deuxième plus gros hedge funds des États-Unis et du Monde. JPMorgan Chase compte plus de 90 millions de clients. Elle a d'importants bureaux aux États-Unis, au Royaume-Uni (Bournemouth, Londres et Glasgow) et à Tōkyō. Elle regroupe de nombreuses institutions financières renommées telles que JP Morgan, Chase Manhattan, Chemical, Manufacturers Hanover, Bank One, First Chicago, National Bank of Detroit[2]. Elle était, d'après le Forbes Global 2000 de 2011, la première entreprise mondiale[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

J.P. Morgan Chase & Co est le fruit d'une multitude de fusions et combine à ce jour 4 des plus grandes et vieilles institutions financières de New York : JP Morgan, Chase, Chemical et Manufacturers Hanover. Le plus ancien prédécesseur a été fondé en 1799[2].

Chemical Banking Corporation[modifier | modifier le code]

La New York Chemical Manufacturing Company fut fondée en 1823, comme fabricant de produits chimiques. En 1824, la firme changea ses statuts pour offrir des services bancaires et créa la Chemical Bank of New York. En 1851, la banque fut séparée de sa société mère et grossit par une série d'acquisitions, les plus notables étant celles avec la Corn Exchange Bank, la Texas Commerce Bank et la Manufacturer's Hanover Trust Company (dite Manny Hanny) en 1991, ce qui en fit alors la deuxième plus grande banque des États-Unis[2]. En 1996, la société racheta la Chase Manhattan Corporation et prit ce nom. C'est alors la plus grande banque américaine[2]. En 2000, l'entreprise acquiert JPMorgan & Co. et change son nom : JPMorgan Chase & Co. La nouvelle banque conserve le siège historique de la 'Chemical Bank' et la plupart de son équipe dirigeante.

Bank One Corporation[modifier | modifier le code]

En 1995, la First Chicago Corporation rachète la maison mère de la National Bank of Detroit, NBD Bancorp, pour former la First Chicago NBD, la plus importante banque du Midwest[2]. La First Chicago NBD est reprise en 1998 par Banc One Corporation, pour former la Bank One Corporation, qui reprend également la même année la First Commerce Corporation, basée en Louisiane, pour devenir la plus importante banque du Midwest, la quatrième plus importante banque des États-Unis et le plus important émetteur de cartes de crédit Visa au monde[2]. Bank One Corp est reprise par JP Morgan Chase en juillet 2004.

Chase Manhattan Corporation[modifier | modifier le code]

La Chase Manhattan Bank fut formée par le rachat en 1955 de la Chase National Bank (créée en 1877) par la Bank of Manhattan (créée en 1799). Dirigée par David Rockefeller durant les années 1970 et 1980, la Chase Manhattan Bank était l'une des banques américaines les plus prestigieuses. Malmenée par l'effondrement de l'immobilier dans les années 1990, la Chase Manhattan Corporation fut rachetée en 1996 par la Chemical Bank.

JP Morgan & Co[modifier | modifier le code]

Siège social de JPMorgan Chase

JP Morgan & Co, d'abord connue sous le nom de House of Morgan, fut créée en 1871 à New York par John Pierpont Morgan et Anthony Drexel. Elle succède à la banque J.S. Morgan & Co., fondée par Junius Spencer Morgan, père de John Pierpont.

Un attentat à Wall Street devant cette banque le 16 septembre 1920 fit plus de trente morts.

Conformément au Glass-Steagall Act de 1933, la House of Morgan fut scindée en deux entités  : JP Morgan & Co comme banque de dépôt, et Morgan Grenfell pour certaines activités en dehors des États-Unis, en l'occurrence à Londres.

En 1959, la banque fusionne avec le Guaranty Trust Company of New York pour former le Morgan Guaranty Trust, avant de reprendre le nom de JP Morgan & Co en 1988.

Les bureaux français de JPMorgan Chase se trouvent au n°14, place Vendôme, en face du ministère de la Justice, dans un hôtel particulier acheté par la banque en 1916.

Au début des années 2000, après le krach boursier de 2001-2002 qui sanctionne la fin de la bulle Internet et sur les télécoms, JPMorgan Chase se voit rappeler les difficultés du métier de banque d'affaires : c'est l'une des dix grandes banques d'investissement à avoir signé un compromis à 1,4 milliard de dollars sur la question de l'indépendance de l'analyse financière, via l'accord amiable d'avril 2003, avec la SEC et[6] l'association des courtiers américains.

Développements récents[modifier | modifier le code]

En 2004, JPMorgan Chase & Co. a racheté Bank One de Chicago, intégrant alors son président général Jamie Dimon en tant que directeur des opérations. Il est alors désigné comme le successeur du CEO de JPMorgan : William B. Harrison, Jr.. Dimon se lance des lors dans une stratégie de réduction des coûts et place plusieurs dirigeants de Bank One sur des postes clés. La même année, elle a acquis la société britannique Cazenove spécialisée en recherche financière.

En mars 2008, JPMorgan apporte des liquidités à la banque The Bear Stearns Companies Inc., au bord de la faillite à la suite de la crise des subprimes. Dans les jours qui suivent, elle annonce sa volonté de la racheter en offrant 2$ l'action, offre qu'elle réévalue ensuite à 10$ l'action, et acquiert ainsi la cinquième banque d'affaires américaine[2].

Toujours en 2008, en pleine crise financière, elle rachète la sixième banque commerciale américaine, Washington Mutual, pour 1,9 milliard de dollars. Ce rachat a été effectué sous l'égide du Federal Deposit Insurance Corporation. Ce rachat permet à la JP Morgan Chase & Co d'étendre son réseau à travers la Californie, la Floride, l'État de Washington, mais aussi la Géorgie, l'Idaho, le Nevada, l'Oregon. Et ainsi de détenir le deuxième plus important réseau bancaire des États-Unis, couvrant 42 % de la population[2].

Le 26 février 2009, JPMorgan Chase a annoncé la suppression de 12 000 emplois à la suite de l'absorption de Washington Mutual[7].

En février 2010, JPMorgan Chase & Co rachète pour 1,7 milliard de dollars RBS Sempra, un spécialiste du marché des matières premières (pétrole, gaz, électricité, métaux...), filiale à 51 % de Royal Bank of Scotland et à 49 % du groupe d'énergie Sempra Energy. JPMorgan Chase & Co complète ainsi des activités acquises lors du rachat de Bear Stearns en 2008 et de la filiale canadienne d'UBS en 2009. Et devient l'un des quatre principaux acteurs de ce marché aux côtés de Goldman Sachs, Morgan Stanley et Barclays[8].

L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé la note de la Banque en novembre 2011[9].

En 2012, les analystes de la banque figurent en 9e position du classement Bloomberg LP des meilleurs prévisionnistes concernant les taux de change des devises de la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique[10]. Ce résultat place JPMorgan Chase parmi les meilleurs prévisionnistes mais derrière d'autres banques d'investissement et concurrents comme Morgan Stanley ou des courtiers comme X-Trade Brokers (XTB).

Le 10 mai 2012, la banque annonce avoir perdu près de 2 milliards de dollars en raison du placement d'un trader français, Bruno Michel Iksil, basé à Londres. Cette information a soulevé des questions concernant les mécanismes de maîtrise des risques mis en place par la banque d'investissement[11].

En novembre 2013, JP Morgan annonce la suppression de 15 000 emplois dont 11 000 dans sa branche hypothécaire, cela visant à réduire ses effectifs gonflés par les saisies importantes de la crise financière[12].

En novembre 2013, JP Morgan annonce un accord sous forme d'amende de 13 milliards de dollars avec le ministère de la justice, du logement et les procureurs des États de New York et de Californie, pour arrêter les poursuites judiciaires liés à la crise des subprimes, poursuites judiciaires en grande partie liées à Bear Stearns et à Washington Mutual, rachetées alors qu'elles étaient en difficultés. Cet accord fait suite à une série de poursuites judiciaires qui touchent les grandes banques américaines. Ainsi toujours en novembre 2013, JP Morgan a également dû payer 4,5 milliards de dollars à une série d'institutions financière dont Goldman Sachs, ING et BlackRock, pour solder un conflit qui les opposaient[13].

En mars 2014, JPMorgan Chase vend pour 3,5 milliards de dollars en cash sa branche spécialisée dans le commerce de matières premières à Mercuria[14].

Scandales[modifier | modifier le code]

Esclavage[modifier | modifier le code]

La Banque a reconnu en janvier 2005 sa participation à l'esclavage aux États-Unis, avant que celui-ci ne soit aboli en 1865. En effet, les deux banques qui ont plus tard fusionné pour devenir JPMorgan Chase avaient accepté des milliers d'esclaves comme garanties pour des prêts[15].

Lehman Brothers[modifier | modifier le code]

Les ex-administrateurs de la Banque Lehman Brothers, qui a fait faillite en septembre 2008, ont déposé une plainte en mai 2010 contre JPMorgan Chase. JP Morgan aurait en effet illégalement soutiré plusieurs milliards $ US à la banque en faillite, précipitant son dépôt de bilan[16]. Les administrateurs de Lehman Brothers ont affirmé que les dirigeants de JP Morgan, parmi lesquels le directeur James Dimon, ont obtenu des informations grâce à des contacts à la Banque centrale et au Trésor américain pour utiliser à leur avantage les graves difficultés de la banque[16].

Selon un document déposé devant le tribunal des faillites de New York, quatre jours avant que Lehman Brothers ne dépose son bilan, « JP Morgan a saisi 8,6 milliards de dollars de collatéraux de liquidités, y compris 5 milliards de dollars en numéraire au cours de sa dernière journée d'activité»[16].

Affaire Madoff[modifier | modifier le code]

La banque a été accusée de complicité dans l'escroquerie de Bernard Madoff en février 2011 [17]. La Banque, qui a par ailleurs été la banque de Bernard Madoff et de son organisation pendant plus de vingt ans [18], aurait découvert la tricherie bien avant que l'escroquerie ne soit dévoilée[18]. Le liquidateur en charge de l'affaire a déclaré que « La plainte amendée (...) ajoute de nouvelles preuves et développe nos allégations précédentes selon lesquelles JPMorgan Chase a été un complice actif du schéma de Ponzi de Madoff »[19].

En conséquence, le liquidateur a réclamé la somme de 20 milliards $ US à la Banque pour dédommager les victimes[20].

Le The Wall Street Journal et The New York Time indiquent que JPMorgan Chase a accepté de verser 2 milliards de dollars aux autorités fédérales, menées par le procureur de Manhattan Preet Bharara et l'OCC (Office of the Comptroller of the Currency) afin d'éviter les poursuites[21].

Tromperie dans les produits financiers liés à l'immobilier[modifier | modifier le code]

La Banque avait commercialisé en avril 2007 un produit financier complexe lié à des prêts dans l'immobilier, sans informer les investisseurs du rôle joué par le fond « Magnetar Capital », un fond appartenant à la Banque dont le rôle était précisément de miser sur la baisse de ces produits financiers[22]. Dix mois plus tard, les produits avaient perdu quasiment toute leur valeur, provoquant une perte cumulée totale de 126 millions $ US chez les investisseurs[22]. Afin de mettre fin aux poursuites pour tromperie de l'organisme américain de contrôle des marchés financiers, la Banque a finalement accepté en juin 2011 de rembourser les investisseurs[23].

Plainte d'Allstate[modifier | modifier le code]

L'assureur américain Allstate a porté plainte en février 2011 contre la Banque pour vente frauduleuse de titres. JPMorgan Chase aurait vendu à Allstate pour 757 millions $ US de titres adossés à des prêts hypothécaires entre 2005 et 2008 en lui faisant croire que ces titres étaient sûrs, alors qu'en fait ils constituaient des actifs toxiques de prêts accordés à des personnes que la Banque savait insolvables[24].

Plainte de l'État du Massachusetts[modifier | modifier le code]

Les autorités de l’État du Massachusetts ont porté plainte en décembre 2011 contre cinq banques, dont JP Morgan, pour utilisation de pratiques inéquitables et trompeuses. Les Banques sont accusées d'avoir effectué des saisies de logement dont elles ne détenaient pas le prêt immobilier, de faux et usage de faux, d'avoir triché avec le cadastre en vigueur[25].

Crise des subprimes[modifier | modifier le code]

La banque, et en particulier sa filiale Washington Mutual, a joué un rôle important dans le secteur des prêts hypothécaires à risques participant au déclenchement de la crise des subprimes en 2008. En Novembre 2013, un accord à l'amiable est conclu entre JP Morgan Chase et le département américain de la justice: la banque payera le montant record de 13 milliards de dollars, dont 2 milliards d'amende, et 4 milliards serviront à indemniser des particuliers[26],[27].

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions de dollars[28],[29]
Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Chiffre d'affaires 54 533 61 437 71 400 67 300 108 600 100 434
Résultat d'exploitation 13 740 22 218 48 082
Résultat net 8 483 14 444 15 400 5 600 11 700 11 728
Personnel 168 847 174 360 222 316

En 2012, le bilan comptable de la banque est estimé entre 2 300 et 4 000 Md$[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.boursier.com/vals/accounts.asp?code=US46625H1005
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i « History of our firm »,‎ 2010
  3. http://www.forbes.com/lists/2010/18/global-2000-10_The-global-2000_Rank.html
  4. (en) Rapport OCC sur les produits dérivés, pages 25 et 36, Comptroller of the Currency Administrator of National Banks US dept. of the Treasury, juillet 2011
  5. Le forbes global 2000 sur le site officiel du magazine.
  6. [http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/wallstreet/fixing/settlement.html L'accord du 28 avril 2003 entre la Justice, dix grandes banques, la SEC et la Nasd
  7. The Associated Press, « En bref - JPMorgan va supprimer 12 000 emplois », Le Devoir,‎ 27 février 2009 (lire en ligne)
  8. « JP Morgan, nouveau géant dans les matières premières », La Tribune, no 4410,‎ 17 février 2010, p. 25
  9. S&P abaisse la note des grandes banques américaines, La Presse.ca, 30 novembre 2011
  10. « Classement Bloomberg meilleures prévisions »
  11. Pari perdant pour JP Morgan, Frédéric Paya, Valeurs actuelles.com, 17 mai 2012
  12. JPMorgan prévoit 15 000 suppressions d'emplois sur 2013, Le Monde, 8 novembre 2013
  13. Subprimes : JP Morgan frappée par la plus grosse amende de tous les temps, Lucie Robequain, Les Échos, 19 novembre 2013
  14. JPMorgan sells physical commodities unit to Mercuria for $3.5 billion, Dmitry Zhdannikov et Chris Peters, Reuters, 19 mars 2014
  15. http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/4193797.stm
  16. a, b et c http://www.lefigaro.fr/societes/2010/05/27/04015-20100527ARTFIG00410-lehman-brothers-une-plainte-deposee-contre-jp-morgan.php
  17. Affaire Madoff : 19 milliards de dollars réclamés à JPMorgan La Tribune.fr 25/06/2011
  18. a et b http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110204trib000598888/affaire-madoff-jpmorgan-connaissait-elle-la-tromperie-.html
  19. http://www.20minutes.fr/economie/747593-affaire-madoff-jpmorgan-voit-desormais-reclamer-20-milliards-dollars
  20. http://www.lepoint.fr/monde/affaire-madoff-le-liquidateur-reclame-20-milliards-de-dollars-a-jpmorgan-25-06-2011-1345903_24.php
  21. JPMorgan Chase condamnée dans l'affaire Madoff, Le Monde, 6 janvier 2014
  22. a et b http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110621trib000631068/subprimes-jpmorgan-sanctionnee-a-son-tour.html
  23. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1282071/2011/06/22/JP-Morgan-s-acquitte-de-154-millions-pour-solder-une-affaire-de-fraude.dhtml
  24. http://pro.news-assurances.com/blog/justice-lassureur-allstate-poursuit-jpmorgan-chase-pour-lui-avoir-vendu-des-actifs-toxiques/0169178378
  25. http://www.news-banques.com/usa-le-massachusetts-poursuit-cinq-banques-pour-des-saisies-irregulieres/012190744/
  26. http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20131119.AFP2595/subprime-jpmorgan-va-payer-un-record-de-13-milliards-de-dollars.html
  27. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20131119trib000796531/jpmorgan-va-indemniser-des-particuliers-a-hauteur-de-4-milliards-de-dollars.html
  28. http://www.opesc.org/fiche-societe/fiche-societe.php?entreprise=JPMC OpesC
  29. http://investor.shareholder.com/jpmorganchase/earnings.cfm?Quarter=4&Year=
  30. http://www.bloomberg.com/news/2012-06-24/u-s-banks-aren-t-nearly-ready-for-coming-european-crisis.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]