Chengdu J-20

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Chengdu J-20
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Vue d'artiste d'un Chengdu J-20
Vue d'artiste d'un Chengdu J-20

Constructeur Drapeau : République populaire de Chine Chengdu
Rôle Avion expérimental
Statut Démonstrateur
Premier vol 11 janvier 2011
Nombre construits 2 exemplaires
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Deux turboréacteurs
Type AL 31 F (provisoire)
Dimensions
Chengdu J-20.svg

Le Chengdu J-20 (chinois simplifié : 歼-二十 ; chinois traditionnel : 殲-二十 ; littéralement : « Anéantisseur-20 ») est un avion de chasse furtif chinois[1]. Le démonstrateur, qui a fait son premier vol en janvier 2011, préfigure ce que pourrait être un avion de cinquième génération biréacteur développé par le constructeur Chengdu Aircraft Corporation pour l'Armée populaire de libération (destiné à la force aérienne chinoise)[2],[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1990, l'industrie aéronautique chinoise a lancé plusieurs études visant à développer un avion de combat furtif. Ces projets étaient désignés sous le nom de « J-XX » depuis 1997[4] ou « J-20 ». On a aussi parlé de « J-13 » et de « J-14 », et il existe peut-être un projet concurrent à celui de Chengdu Aircraft Corporation.

Les deux Instituts de Chengdu et de Shenyang ont mené les premières recherches fondamentales depuis 1982. Ils ont sorti leur concept nommé Projet 718 en 2005 pour répondre à l'appel d'offre dont le choix a été fait en 2007.

Le 22 décembre 2010, le démonstrateur du J-20 a effectué des essais de roulage sur le terrain d'aviation de son constructeur[5]. Le premier vol, d'une durée de 18 minutes, a eu lieu le 11 janvier 2011[6].

La capacité opérationnelle initiale est prévue en 2015.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La configuration générale du J-20 présente une aile de type delta et des plans canards à l'avant. Ayant très certainement bénéficié du programme russe d'avion de chasse de 5e génération de Mikoyan-Gourevitch, le tout est positionné à la même place que sur le prototype Mig 1.44, délaissé en Russie en faveur du projet concurrent de Sukhoï. Il a deux empennages verticaux en diagonale qui, comme sur l'avion de chasse de 5e génération russe Soukhoï T-50 (PAK-FA), sont mobiles d'un seul bloc[7]. Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile (les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux permettant un contrôle optimum. Il est également équipé d'une poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité. Ses capacités sont encore méconnues, l'avion n'ayant été révélé que fin 2010, on estime que seuls un ou deux exemplaires ont été construits. D'après les photographies, on peut estimer sa longueur à 23 m et son envergure de 14 m. La masse maximale au décollage serait de l'ordre de 35 000 kg[8], le J-20 sera donc un avion de taille nettement plus importante que l'avion américain F-22 dont il reprend d'ailleurs la forme du fuselage avant, avec des entrées d'air des réacteurs similaires à celles du F-35. Un des prototypes serait propulsé par des turboréacteurs Saturn AL-31, fournis au préalable par la Russie[8], l'autre par des WS-10 locaux. Toutefois, des officiels chinois affirment que les turboréacteurs Shenyang WS-15 fabriqués localement, équiperont les futurs aéronefs de l'aviation chinoise[3]. L'avion emporte également un parachute de freinage. Malgré le manque d'informations, l’architecture globale de l'appareil laisse à penser qu'il est loin de présenter une furtivité équivalente aux avions de 4ème génération selon certains experts[9].

Calendrier[modifier | modifier le code]

Destiné à moderniser l'armée de l'air chinoise, cet avion pourrait entrer en service d'ici 2017 ou 2019[8]. Le premier essai de roulage de l'appareil a été effectué le 22 décembre 2010. Le 30 décembre 2010, des responsables chinois seraient venus visiter le complexe de Chengdu afin de programmer le premier vol du J-20[5]. Le premier vol a eu lieu le 11 janvier 2011[6].

Production et exportation[modifier | modifier le code]

L'utilisation du J-20 ne peut se concevoir en dehors de l'existence d'un environnement (AWACS ou avion ravitailleur) qui n'existe encore qu'à l'état d'embryon (8 Awacs en service en 2009). À titre de comparaison, il s'est écoulé quinze ans entre le premier vol du démonstrateur du F-22 et son entrée en service.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud de La Grange, « Pékin lève un coin du voile sur son avion furtif », Le Figaro,‎ 6 janvier 2011
  2. (en) "Early Eclipse: F-35 JSF Prospects in the Age of Chinese Stealth", China-Defense, 3 janvier 2011
  3. a et b (en) « Chengdu J-20 – China's 5th Generation Fighter », sur Defense-Update.com (consulté le 5 janvier 2011)
  4. Défense et Sécurité internationale hors-série no  15, Chine, le géant militaire du XXIe siècle ?, décembre 2010, p. 47
  5. a et b (en) Chengdu J-20 China’s first stealth fighter takes to the skies, DefenceAviation.com, 30 décembre 2010
  6. a et b « Vol inaugural de l'avion furtif chinois, sur fond de visite américaine », Le Monde,‎ 11 janvier 2011
  7. (zh) 歼-20 sur l'encyclopédie chinoise baike.baidu.com
  8. a, b et c (en) « Chinese J-20 Stealth Fighter In Taxi Tests », sur aviation.week.com,‎ 3 janvier 2011
  9. ( langue non reconnue : Francaise ) « Le J-20 est-il vraiment furtif ? »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]