J'ai tué ma mère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

J'ai tué ma mère

Réalisation Xavier Dolan
Scénario Xavier Dolan
Acteurs principaux

Xavier Dolan
Anne Dorval

Sociétés de production Mifilifilms
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Genre Biographie
Sortie 2009
Durée 96 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

J'ai tué ma mère est un film biographique québécois écrit et réalisé par Xavier Dolan, sorti en 2009.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Hubert Minel, seize ans, déteste sa mère, Chantal, à en avoir des ulcères. Les goûts et la personnalité de cette dernière l'horripilent, tout comme son ignorance crasse. Au-delà des irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice.

Nostalgique d'une enfance heureuse, Hubert cherche à reconquérir sa mère, inspiré par les discours philosophiques de son amant, Antonin, ou encore par les conseils de Julie, une enseignante en quête de liberté. Et pourtant, chaque initiative confirme l'existence du gouffre qui les sépare.

La route menant aux retrouvailles sera jalonnée d'obstacles et d'épreuves typiques et atypiques du passage à l'âge adulte : expériences illicites, ébauches d'amitiés, explorations artistiques, confidences brutales et ostracisme.

J'ai tué ma mère est une fenêtre sur une réalité sans âges et sans frontières. C'est un cri primal, un exposé sur l'amour et la haine, la différence, l'incompatibilité, et les impossibles rôles que la vie nous impose[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Xavier Dolan : Hubert Minel, adolescent tourmenté et marginal
  • Anne Dorval : Chantal Lemming, la mère d'Hubert, banlieusarde monoparentale cherchant à renouer avec son fils
  • François Arnaud : Antonin Rimbaud, artiste, intello et petit-ami d'Hubert
  • Suzanne Clément : Julie Cloutier, le professeur d'éducation artistique, particulièrement touchée par Hubert
  • Patricia Tulasne : Hélène Rimbaud, la mère d'Antonin, frivole et élégante
  • Niels Schneider : Éric, le pensionnaire de Notre-Dame-des-Douleurs qui se lie à Hubert
  • Monique Spaziani : Denise, l'amie fidèle de Chantal
  • Pierre Chagnon : Richard Minel, le père absent d'Hubert
  • Manuel Tadros : le concierge d'un bloc appartement

Production[modifier | modifier le code]

Xavier Dolan a écrit le scénario à seize ans. Il a investi toutes ses économies dans la structure financière du film et recruté lui-même les comédiens. La Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) l'a financé par la suite après un premier refus[3]. Il signe la réalisation du film en plus d'y jouer le rôle principal.

Certains épisodes rappellent Les Quatre Cents Coups (dont l'affiche apparaît brièvement sur un mur) avec notamment l'annonce de la mort de sa mère au professeur, l'envoi au pensionnat déclenchée par un évènement hors de son contrôle, ou encore l'absence du père. Xavier Dolan indique toutefois n'avoir vu le film de François Truffaut qu'après avoir écrit son scénario[4].

Ce film a été très apprécié pour son sens de l'esthétique[réf. nécessaire], avec de nombreuses références à des artistes comme Jackson Pollock (séance de dripping), Matisse ou Klimt.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Au Québec, lors de son premier week-end en salles, le film s'est classé au 9e rang avec une récolte de 87 014 de dollars[5],[6]. Le film était présenté dans douze salles québécoises[6].

En date du 12 juillet 2009, le film avait cumulé, selon la firme de statistiques CINÉAC, des recettes de 674 057 de dollars.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En mai 2009, le film est sélectionné lors de la 41e Quinzaine des réalisateurs, à Cannes et remporte trois prix sur quatre de cette section parallèle du Festival de Cannes. Il obtient le prix Art et Essai remis par la Confédération Internationale des Cinémas d'Art et d'Essai (CICAE), le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour le scénario et le prix Regards Jeunes pour les longs métrages[7],[8].

En février 2010, le film gagne le MovieSquad au Festival international du film de Rotterdam[9].

La même année, le film obtient le Jutra du meilleur film ainsi que trois autres prix lors de la 12e soirée des prix Jutra.

En 2010, le film fut retenu pour représenter le Canada à la course pour la catégorie de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, mais ne fut retenu ni pour la pré-sélection ni pour une nomination.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Équipe de rédaction de La Quinzaine en direct, « Conférence de presse après la projection de "J'ai tué ma mère" », sur www.quinzaine-realisateurs.com (consulté le 28 mai 2009)
  2. http://www.imdb.com/title/tt1424797/?ref_=nm_flmg_dr_6
  3. Odile Tremblay, « Trois prix pour J'ai tué ma mère », Le Devoir,‎ 23-24 mai 2009 (consulté le 12 juin 2009)
  4. Le Monde, 29 septembre 2010.
  5. « Box-offices québécois et américain », sur Cinoche.com,‎ 5 juin 2009 (consulté le 13 juin 2009).
  6. a et b Karl Filion, « Box-office québécois : Là-haut toujours en tête », sur Cinoche.com,‎ 8 juin 2009 (consulté le 13 juin 2009).
  7. Équipe de rédaction de LCN, « Xavier Dolan décroche trois prix à Cannes », sur lcn.canoe.ca,‎ 22 mai 2009 (consulté le 28 mai 2009)
  8. http://www.evene.fr/cinema/films/j-ai-tue-ma-mere-25697.php Les trois prix de la quinzaine des réalisateurs 2009]
  9. « En bref - J'ai tué ma mère primé à Rotterdam », Le Devoir,‎ 10 février 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]