Herz und Mund und Tat und Leben

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Jésus que ma joie demeure)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne également le choral "Jésus que ma joie demeure". Pour le roman de Jean Giono, voir Que ma joie demeure. Pour le spectacle d'Alexandre Astier, voir Que ma joie demeure !.
Cantate BWV 147
Herz und Mund und Tat und Leben
Titre français Le cœur, la bouche, l'action, la vie
Liturgie Visitation de la Vierge Marie
Date de composition 1723
Auteur(s) du texte
Salomon Franck 1717
6 et 10: Martin Jahn 1661

Texte original

Traduction française de M. Seiler
Traduction française note à note
Traduction française interlinéaire

Effectif instrumental
Soli : S A T B
chœur SATB
Trompette, hautbois I/II, hautbois d'amour, hautbois da caccia I/II, violon I/II, alto, continuo

Partition complète [PDF]
Partition Piano/Voix [PDF]
Informations et discographie (en)
Informations en français (fr)
Commentaires (en)

Herz und Mund und Tat und Leben (Le cœur, la bouche, l'action et la vie) (BWV 147) est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach jouée à Leipzig le 2 juillet 1723 à l'occasion de la fête de la Visitation de la Vierge Marie. Elle existait déjà dans une version légèrement différente en 1716.

Structure et instrumentation[modifier | modifier le code]

La pièce est écrite pour trompette, deux voix de hautbois, deux voix de violons, un hautbois d'amour, deux voix de hautbois da caccia (ou « hautbois de chasse »), une viole, une basse continue, quatre solistes et un chœur à quatre voix mixtes (soprano, alto, ténor et basse). Elle est composée de dix mouvements, dont le dernier constitue la pièce la plus célèbre, connue en français sous le nom « Jésus que ma joie demeure ».

  • Première partie
    • 1. Chœur : Herz und Mund und Tat und Leben
    • 2. Recitativo : Gebenedeiter Mund!
    • 3. Aria : Schäme dich, o Seele nicht
    • 4. Recitativo : Verstockung kann Gewaltige veblenden
    • 5. Aria : Bereite dir, Jesu, noch itzo die Bahn
    • 6. Chœur : Wohl mir, daß ich Jesum habe
  • Seconde partie
    • 7. Aria : Hilf, Jesu, hilf, daß ich auch dich bekenne
    • 8. Recitativo : Der höchsten Allmacht Wunderhand
    • 9. Aria : Ich will von Jesu Wundern singen
    • 10. Chœur : Jesu bleibet meine Freude

Musique[modifier | modifier le code]

Le chœur d'ouverture restitue l'ensemble du texte en trois sections, la troisième étant une reprise de la première, la deuxième n'étant elle-même pas très différente de caractère. Une sinfonia instrumentale se fait entendre au début et à la fin et aussi, légèrement modifiée, dans les trois sections avec le chœur. De façon très contrastée, les trois sections se concluent avec une partie accompagnée du seul continuo. Les première et troisième sections commencent avec une fugue et les instruments colla parte. Le sujet de la fugue souligne le mot « Leben » d'un mélisme couvrant trois mesures. La soprano entame le thème, l'alto entre juste une mesure plus tard, le ténor deux mesures plus tard, puis la basse une mesure plus tard, la rapide succession entraînant une musique animée comme une bonne image de la vie. Dans la troisième section, le modèle des entrées est le même mais il part des voix les plus basses au plus aigües.

Les trois récitatifs sont écrits différemment, le premier accompagné d'accords des cordes, le deuxième par le continuo, le troisième comme un récitatif accompagnato des deux hautbois da caccia qui ajoutent un motif expressif durable, seulement interrompu par l'annonce des mouvements de l'enfant dans le ventre (« Hüpfen ») qu'ils sont précisément en train de représenter.

Les trois arias de la cantate originale sont écrites pour voix et instruments solo (3, 5) ou seulement continuo alors que la dernière aria qui rapporte les miracles de Jésus est accompagnée de tout l'orchestre.

Les mouvements de choral 6 et 10 qui terminent les deux parties de la cantate ont la même musique basée sur la mélodie de Johann Schop, Werde munter, mein Gemüthe, une mélodie que Bach a aussi utilisée dans sa Passion selon saint Matthieu sur les mots « Bin ich gleich von dir gewichen » (#40). Le simple choral à quatre voix est inséré dans une disposition de tout l'orchestre, dominé par un motif pastoral de triolet dérivé de la première ligne de la mélodie du choral[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]