Jérôme Doucet

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Jérôme Doucet par Marcel Baschet

Jérôme Doucet, né à Lyon le 5 mars 1865 et mort à Paris le 1er février 1957, est un écrivain, collectionneur, bibliophile et journaliste français, auteur de comédies, de poésies, de contes, de livres pour la jeunesse et d'ouvrages d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jérôme Doucet est le fils de Théophile Doucet, professeur de mathématiques, et d'Élise Baudesson de Richebourg et le petit-neveu de Joseph François Dupleix. À la suite d’une grave maladie, il ne présente pas le concours de l'École polytechnique et se consacre au journalisme.

Il débute au Républicain du Rhône. Rédacteur en chef du Publicateur, journal de Louviers, il fut appelé vers 1895 par René Baschet, futur directeur de L'Illustration, pour diriger la Revue illustrée. Il occupa ce poste jusqu'en 1901, puis brièvement en 1906. Bimensuel de format magazine, fondé en 1885 par Ludovic Baschet, le père de René, la Revue parut jusqu'en 1912. Chaque numéro d'une trentaine de pages sur papier glacé comprenait un article sur les célébrités de l'époque : peintres, aristocrates, diplomates, acteurs de théâtre ; des articles de voyage ou sur l’actualité mondaine, le tout illustré de photographies. Elle faisait aussi appel à des écrivains tels que Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, Jean Lorrain, Paul-Jean Toulet et Raoul Ponchon, qui lui confiaient nouvelles ou poèmes.

Dans chaque numéro figurait une contribution de Doucet sous forme d'articles, de poèmes ou de contes généralement imprimés à part sur du papier de qualité de Draeger. Poète, il aimait les odes et sonnets d’une belle sonorité et de hauts sentiments. Sous le pseudonyme de « Montfrileux », Doucet assurait aussi la chronique littéraire.

Jérôme Doucet fut aussi secrétaire général du Théâtre des Arts de Rouen, où il fit jouer quelques pièces de sa composition. Il dirigea ensuite « Le Livre et l’Estampe » société d’édition d’art. Bibliophile, il accorda tous ses soins passionnés à de luxueuses éditions originales et publia certains de ses ouvrages dans des éditions de luxe.

Très tôt, Doucet écrivit des livres pour enfants et notamment pour la Bibliothèque rose. Il choisissait ses illustrateurs avec soin. Dès 1890, il avait travaillé avec Caran d'Ache pour Guerriers et soldats, puis Alfred Garth Jones (1872-c1944)[1] pour Les Contes de la fileuse, et enfin Harry Eliott pour Six Belles Histoires de chasse et Six Grosses Bouffées de pipe.

Il publia aussi des ouvrages d’art et de critique artistique. C'était un conteur à l’imagination vive et colorée et d’une grande pureté de langue.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Le Mal des Planches. Comédie en un acte, en vers, Rouen, de l'Imprimerie Cagniard. (1892)
  • Douze Sonnets, dessins de Vignet, Paris, Léon Vanier, (1893)
  • La Damnation de Pierrot, un acte en vers (1893)
  • La Chanson des choses, illustrations par Morin, Bac, Schwabe etc. (1898)
  • Ibycus, drame lyrique (1895)
  • Contes de Haute-Lisse, illustrations de Alfred Garth Jones, ed. Bernoud et Cumin (1899)
  • Contes de la Fileuse, illustrations de Alfred Garth Jones, ed. Tallandier (1900)
  • Notre ami Pierrot, illustrations de Louis Morin (1900)
  • Princesses de Jade et de Jadis, illustrations de Lorant-Heilbronn, "Le Livre et L'estampe" (1903)
  • La Chanson des Mois, illustrations de Maurice Leloir (Reims, 1904)
  • Contes de fées, illustrations de Jules Fontanez (1905)
  • Le Petit Neveu de Charles Dickens, Édition Librairie Sirven (1907) 65 pages illustrations de Harry Eliott
  • Mon ami Pierrot illustrations d'Albert Robida (1913)
  • Les Fils de François 1er illustration de Burret (1914)
  • Les Fiancées Merveilleuses illustrations de Félix Lorioux (1916)
  • Princesses d'Or et d'Orient illustrations de Ternat - Librairie Lutécia, (1922)
  • La Légende de la Mort au Beau Visage. Chez l'auteur, (1922)
  • La Grande Douleur des sept artistes, Lucien Gougy éditeur, Paris, gravures par Charles Géhin. Ornementations de Paul de Pidoll (1923)
  • Verrières, chez l'auteur, (1926-1929), gravures par Edgard Maxence, ornementations de Paul de Pidoll
  • 1931 : Et puis, voici mon Cœur. Chansons Veuves. Chansons Vives. Frontispice d'Edgard Maxence. Chez l'auteur.
  • 1934 : Princesses des champs et des bois, illustrations de Félix Lorioux, Librairie Hachette.
  • 1938 : Le Petit Roi du Luxembourg - Roman, illustré par André Pécoud, collection Bibliothèque rose illustrée, Hachette.
Sous le pseudonyme de Montfrilleux
  • Guerriers et soldats, illustrations de Caran d'Ache (1896)
Sous le pseudonyme de Montfrileux
  • Les Deux Cartouche, dessins d'Albert Robida (s.d.)
  • Môssieu Clown !, dessins de M. Poussin (1913)
  • Le Livre des Masques, illustrations de Jules Fontanez-Le livre et l'estampe (1903)
  • Les souhaits merveilleux Illustration Marcel Jeanjean.
Sous le pseudonyme de F. de Montfrileux
  • adaptation de Monsieur Minns. Horace Sparkins de Charles Dickens, Le livre et l'estampe, 1903, 78 pages, illustrations de Harry Eliott.
  • Gentlemen, Paris, A. Blaizot, 1909, illustrations de Harry Eliott.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Notice biographique parue dans l'album Mariani avec portrait.
  • « De la revue au livre : Jean Lorrain et ses illustrateurs dans la Revue illustrée (autour des contes de Princesse d'Ivoire et d'ivresse » par Évanghélia Stead in Philippe Kaenel (éd.), Les Périodiques illustrés (1890-1940). Écrivains, artistes, photographes, collection « Archigraphy », Gollion, Infolio, 2011, p. 157-193 (ISBN 978-2-88474-498-0).