Iyad Ag Ghali

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Iyad Ag Ghali
Naissance 1953 ou 1954
région de Kidal
Origine Drapeau du Mali Mali
Touareg de la tribu des Ifoghas
Allégeance Drapeau de la Libye Jamahiriya arabe libyenne (~ 1975-1990)
MPLA (1990-1991)
MPA (1991-1995)
ADC (1996)
ShababFlag.svg Ansar Dine (2011-)
Conflits Guerre du Liban
Conflit tchado-libyen
Rébellion touarègue de 1990-1995
Soulèvement touareg du 23 mai 2006
Guerre du Mali
Commandement Ansar Dine

Iyad ag Ghali (né en 1953 ou 1954[1]) est une figure historique du mouvement rebelle touareg malien, qui fut notamment le chef du Mouvement populaire de l'Azawad (MPA) pendant les années 1990[2],[3]. Après avoir soutenu des accords avec le gouvernement malien, il est notamment nommé conseiller consulaire[4] du Mali, à Djeddah en Arabie saoudite. Après un rapprochement avec les mouvements islamistes, il est aujourd'hui le chef du mouvement rebelle touareg islamiste Ansar Dine.

Biographie[modifier | modifier le code]

« Touareg de noble ascendance ifora »[5], Iyad ag Ghali est connu pour être celui qui a déclenché la rébellion dans la nuit du 28 juin 1990 à Menaka à la tête du Mouvement populaire pour la libération de l'Azawad (MPLA), créé en 1988[6] et considéré comme le front historique de la rébellion touarègue au Mali.

À la suite d'une opposition aux Accords de Tamanrasset en 1991, le MPLA se scinde en trois factions : le Front populaire de libération de l’Azawad (FPLA) dirigé par Mohamed ag Rhissa avec comme secrétaire général, Zeidan Ag Sidalamine, et l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawad (ARLA) commandée par Abderamane Ghala. Iyad ag Aghali, lui, prend alors la tête du Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), mouvement modéré composé d'un millier d'hommes essentiellement recrutés parmi les Ifoghas.

C'est le seul groupe rebelle à soutenir le Pacte national de 1992. Il est dissous en mars 1996, à l'occasion de la Flamme de la paix à Tombouctou[7]. En mai 2006, il participe au mouvement de l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement aux côtés de Hassan Fagaga et Ibrahim Ag Bahanga. Il en devient le secrétaire général. Ce mouvement débouchera sur les Accords d'Alger.

Il est nommé conseiller consulaire[4] du Mali, à Djeddah en Arabie saoudite, le 21 novembre 2007. Il est expulsé en 2010, selon un journal en ligne malien, en raison de ses liens avec Al-Qaïda [8].

En 2012 à la tête du mouvement Ansar Dine, il participe à l'insurrection malienne de 2012.

Conséquences de la Guerre du Mali[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, suite au déclenchement de l'opération Serval, il est activement recherché par services de renseignements malien et français[9].

Le 27 janvier 2013, l'armée française bombarde Kidal et détruit la maison de l'Iyad Ag Ghali[10].

Fin janvier 2013, il aurait tenté de fuir le Mali, et demander dans le même temps, l'asile politique en Mauritanie, par le biais "d'émissaires de sa tribu"[11].

Le 26 février 2013, le département d'État des États-Unis le désigne comme étant un "terroriste mondial"[12].

En octobre 2013, il est au centre de la libération de quatre otages français[13],[5].

En janvier 2014, les services de renseignements français estiment que Iyad Ag Ghali se cache probablement en Algérie, dans les environs de Tinzaouten[14].

Iyad Ag Ghali réapparaît dans une vidéo publiée le 29 juillet 2014, il revendique, sans donner de précision, des tirs de roquettes et des attaques de kamikazes. Il réaffirme son objectif d'établir la charia et de se « débarrasser des croisés, la France en tête ». Il accuse la France de vouloir à nouveau coloniser le Mali pour piller les richesses : or, cuivre et uranium. Il ne fait aucune référence à AQMI mais déclare soutenir ses « frères du jihad » au Nigeria, en République centrafricaine, Syrie, Irak, Pakistan, Afghanistan, Somalie, Égypte et Yémen[15],[16],[17].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il a 18 ans en 1972 selon Lecocq, Baz (2004), "Unemployed Intellectuals in the Sahara: Teshumara Nationalist Movement and the Revolutions in Tuareg Society", in "Popular Intellectuals and Social Movements: Framing Protest in Asia, Africa, and Latin America" (Cambridge University Press): p. 90
  2. MPA
  3. Nord-Mali : « C’est maintenant que la guerre va commencer », Rue89, 1 février 2013
  4. a et b http://www.afribone.com/spip.php?article9003
  5. a et b Libération des otages : le coup de maître d’Iyad Ag Ghali, Bernard Lugan, bvoltaire.fr, 1 novembre 2013
  6. Rébellion au Nord Mali, Comment Iyad Ag Ghali a repris le maquis dans l'Indépendant du 30 mai 2006.
  7. [PDF] Soutenir les droits de l'homme au Mali 1998-1999, rapport de la fédération internationale des ligues des droits de l'homme, juin 1999.
  8. L'Arabie saoudite expulse un conseiller culturel soupçonné d'amitié avec Al Qaeda
  9. http://www.afrik.com/iyad-ag-ghaly-un-poete-devenu-djihadiste
  10. http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/27/mali-aviation-francaise-bombarde-kidal-detruit-maison-chef-ansar-dine_n_2560579.html?utm_hp_ref=france
  11. http://www.cridem.org/C_Info.php?article=639027
  12. http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2013/02/20130226143062.html#axzz2Ob730l00
  13. «Otages français: Ag-Ghaly au centre du jeu sahélien», Thomas Hofnung, liberation.fr, 15 septembre 2013
  14. Jeune Afrique : Mali : Iyad Ag Ghaly se cache en Algérie, selon les services français
  15. RFI : Iyad Ag Ghali, le leader d'Ansar Dine, réapparaît et menace la France
  16. Jeune Afrique : Le chef d'Ansar Eddine, Iyad ag Ghali, refait surface
  17. Maghreb Emergent : Iyad Ag Ghali abandonne totalement la revendication touareg pour basculer dans le jihadisme