Ivan Sidorenko

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Ivan Sidorenko
Naissance 12 septembre 1919
Tchantsovo (oblast de Smolensk)
Décès 19 février 1994 (74 ans)
Kizlyar
Origine Union soviétique
Allégeance Drapeau de l'URSS Union soviétique
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade Major
Années de service 1939 – 1945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Héros de l'Union soviétique
Autres fonctions contremaître

Ivan Mikhaïlovitch Sidorenko (en russe : Ива́н Миха́йлович Сидоре́нко) est un ancien officier de l'Armée rouge, né le 12 septembre 1919 à Tchantsovo (oblast de Smolensk), en Russie - 19 février 1994. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se distingua comme l'un des meilleurs tireurs d'élite soviétiques avec plus de 500 ennemis tués.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ivan Sidorenko naquit en 1919 dans une famille de paysans pauvres du village de Tchantsovo (en russe : Чанцово), dans la région de Smolensk. En 1920, il s'installa avec ses parents dans le Donbass, puis à partir de 1932, il vécut à Lipetsk, où il obtint son diplôme après dix années d'enseignement primaire et secondaire. En 1938, il entra à l'école d'art de Penza, qu'il quitta l'année suivante pour effectuer son service militaire et il fut envoyé dans une école militaire de l'infanterie à Simferopol, en Crimée.

En 1941, il participa à la bataille de Moscou comme sous-lieutenant d'une compagnie de mortiers. Au cours de la bataille, il consacra beaucoup de temps à apprendre par lui-même à devenir un tireur d'élite. Ses succès contre les soldats allemands poussèrent ses supérieurs à lui donner l'ordre de former d'autres tireurs, choisis pour leur vue, leur connaissance des armes et leur endurance. Il commença par leur enseigner la théorie, puis les emmena avec lui prendre part à des missions de combat. Pour contrer la nouvelle menace que représentait Sidorenko et ses hommes, les Allemands firent venir leurs propres tireurs d'élite dans la zone d'opération de Sidorenko.

Sidorenko devint commandant adjoint au quartier général du 1122e régiment de fusiliers, une unité du Premier front balte. Il se consacrait principalement à l'instruction des tireurs d'élite, mais prenait part occasionnellement aux combats, accompagné par un de ses élèves. Au cours d'une de ces excursions, il détruisit un char et trois tracteurs en utilisant des balles incendiaires. Il fut plusieurs fois blessé, le plus gravement en Estonie, en 1944. Il resta hospitalisé jusqu'à la fin de la guerre. Il fut récompensé du titre de Héros de l'Union soviétique le 4 juin 1944, alors qu'il était en convalescence. Il lui fut interdit de participer à nouveau aux combats par ses supérieurs, car il était irremplaçable comme instructeur. Sidorenko adhéra au Parti communiste soviétique en juin 1943.

À la fin de la guerre, Sidorenko fut crédité d'environ 500 ennemis tués. Il avait aussi formé 250 tireurs d'élite. Ayant le grade de major, il était le tireur d'élite soviétique ayant le plus brillant palmarès de la Seconde Guerre mondiale. Il utilisait un fusil Mosin-Nagant équipé d'une lunette de visée. Ses exploits ne sont pas uniques, puisque d'autres tireurs d'élite soviétiques approchèrent ce palmarès et que le Finlandais Simo Häyhä est crédité de 542 ennemis tués.

Après la guerre, Sidorenko quitta l'Armée rouge et s'installa dans l'oblast de Tcheliabinsk, où il travailla comme contremaître dans une mine de charbon. En 1974, il vivait au Daguestan, dans le Caucase.

Il s'est éteint le 19 février 1994 à Kizlyar.

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