Ivan Colmant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Colmant.
Ivan Colmant (1892-1976)
Monument du Blankaart, Woumen
Tombe (163 A/bis 2-11) d'Ivan Colmant au cimetière de Robermont (Liège)
Partie circulaire de la pelouse d'honneur du cimetière de Robermont

Ivan Colmant[1], né à Nivelles le et décédé à Liège le , est docteur en médecine et chirurgien ophtalmologue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Milicien en 1914, il fait toute la guerre dans l'Infanterie. Nommé officier dans les premières promotions de Gaillon, il a servi au 12e et au 20e de Ligne. Officier patrouilleur dans ce régiment, il y accomplit nombre d'actes de courage. Pendant la guerre de 1940, le Docteur Colmant s'est donné avec vigueur à la résistance. Arrêté par les Allemands en 1944, il a été détenu au secret pendant trois mois à la prison Saint-Léonard à Liège; il a été transporté au camp de Beverloo d'où il devait être déporté en Allemagne. Il parvint à s'évader de ce camp grâce à la désorganisation provoquée par les premiers combats avec les alliés.

Mémoire[modifier | modifier le code]

C'est sous son commandement direct qu'ont été prises d'assaut, le 28 septembre 1918, les ruines du Château de Blanckart.
Une plaque commémorative a été apposée près du château.

Ivan et son frère Joseph, docteurs en médecine et grandes figures de la Résistance[modifier | modifier le code]

Ivan Colmant[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions belges et étrangères[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  1. Ivan Colmant refusa le titre de baron, pensant que durant sa remarquable carrière, civile mais surtout militaire, il n'avait fait que son devoir.
  2. Lorsqu’il portait ses médailles il avait pour habitude de les recouvrir avec son chapeau[5].

Écussons des mouvements armés[modifier | modifier le code]

Jo Colmant[modifier | modifier le code]

Article connexe : Joseph Colmant.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ivan Colmant épousa Jeanne Julie Goffin (1904-2008) qui appartient à une vieille famille d'Ans. Elle est la descendante directe de Hubert Goffin lequel, par son héroïsme, sauva de nombreux ouvriers mineurs lors de l'inondation du Charbonnage de Beaujonc du 28 février 1812. Cet acte de courageux dévouement lui valut d'être fait Chevalier de la Légion d'honneur[6](1814) (voir Histoire de Belgique de F. Van Kalken p. 503) La commune d'Ans lui a levé un monument sur la place communale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Les données suivantes proviennent des archives de la famille Coart
  2. a, b et c Note : par l'arrêté royal du 14 février 1939 des glaives croisés ont été institués pour trois ordres de chevalerie belges (l'Ordre de Léopold I, l'Ordre de la Couronne et l'Ordre de Léopold II) afin de désigner que la décoration a été décernée pour des services rendus en temps de guerre
  3. a, b, c, d, e et f Médaille gravée sur sa tombe. Voir aussi : Signification des symboles gravés sur les tombes militaires belges de 1914-1918 sur bel-memorial
  4. Créé en 1792, il est considéré comme la plus ancienne distinction militaire encore existante. La Croix de Victoria britannique et la Medal of Honor américaine peuvent être considérées comme des décorations équivalentes étrangères.
  5. Source : Ces deux anecdotes recueillies de sa fille Paule
  6. Note : d’après nos sources c’était la première fois que la Légion d’honneur était délivrée à une personnalité belge. Cette information reste toutefois à vérifier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Jules Joseph, le père d'Ivan Colmant, photographié à l'age de trente ans (1886), soit six ans avant la naissance de son premier fils.

Famille alliée[modifier | modifier le code]

Personnalités liées par alliance[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]