Ivan Colmant

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Ivan Colmant (1892-1976)

Ivan Colmant[1], né à Nivelles le 14 novembre 1892 et décédé à Liège le 2 septembre 1976, est docteur en médecine et chirurgien ophtalmologue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Milicien en 1914, il fait toute la guerre dans l'Infanterie. Nommé officier dans les premières promotions de Gaillon, il a servi au 12e et au 20e de Ligne[2]. Officier patrouilleur dans ce régiment, il y accomplit nombre d'actes de courage. Pendant la guerre de 1940, le Docteur Colmant s'est donné avec vigueur à la résistance. Arrêté par les Allemands en 1944, il a été détenu au secret pendant trois mois à la prison Saint-Léonard à Liège; il a été transporté au camp de Beverloo d'où il devait être déporté en Allemagne. Il parvint à s'évader de ce camp grâce à la désorganisation provoquée par les premiers combats avec les alliés.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Monument du Blankaart, Woumen

C'est sous son commandement direct qu'ont été prises d'assaut, le 28 septembre 1918, les ruines du Château de Blanckart.
Une plaque commémorative a été apposée près du château.

Ivan et son frère Joseph, docteurs en médecine et grandes figures de la Résistance[modifier | modifier le code]

Ivan Colmant[modifier | modifier le code]

Décorations et distinctions belges et étrangères[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  1. Ivan Colmant refusa le titre de baron, pensant que durant sa remarquable carrière, civile mais surtout militaire, il n'avait fait que son devoir.
  2. Lorsqu’il portait ses médailles il avait pour habitude de les recouvrir avec son chapeau[6].

Jo Colmant[modifier | modifier le code]

Extrait de Cœurs Belges, organe de la résistance[modifier | modifier le code]

Cœurs belges, Bimensuel de la Résistance de mars 1946
Joseph Colmant (1903-1944)

Le 1er mars 1946 le docteur André Ledoux écrivait[7]:

«  Le Docteur Joseph Colmant, de Huy (1903-1944)

Le dimanche 6 août 1944, par une après-midi pleine de soleil, une voiture allemande s'arrêtait devant la demeure du docteur Joseph Colmant de Huy.

Envahissant la maison, repoussant Madame Colmant qui s'interposait, des « collaborateurs » belges en civil pénétraient dans la chambre familiale, arrachaient au téléphone le docteur en conversation avec un confrère qui le réclamait auprès d'un petit malade, et l'emmenaient vers son tragique destin.

Quelques heures plus tard, dans un bois isolé, on retrouvait percé de trois balles, gisant auprès de deux autres martyrs hutois, le corps de cette nouvelle victime de la fureur ennemie.

Fin misérable mais glorieuse d'une nature d'élite, magnifique de force, de dynamisme, de conscience professionnelle, tout imprégnée de ferveur patriotique et de courage tranquille.

Sorti en 1928 de l'Université de Liège où il venait, comme interne, de prendre contact avec l’oto-rhino-laryngologie, le docteur Colmant vécut trois ans à Strasbourg et Paris où, auprès des professeurs Canuyt et Bourgeois, il parvenait au titre enviable d’assistant de clinique.

Dès son arrivée à Huy, sa remarquable intelligence, sa probité professionnelle, sa sureté de diagnostic, son adresse opératoire lui valaient l'estime et l'absolue confiance de ses confrères. Ses malades l'adoraient. Les amis nombreux qu'il avait groupés autour de lui, l'aimaient pour son caractère généreux et passionné, son esprit vif, toujours alerte, son éloquence redoutable.

Travailleur acharné, cherchant sans cesse à approfondir ses connaissances, à enrichir son bagage scientifique, il puisait chaque jour dans les livres, aux congrès ou auprès des maîtres étrangers, de nouveaux éléments qui firent de lui un remarquable théoricien tout en lui conférant une parfaite maîtrise dans le domaine de la technique chirurgicale.

Ce fut ainsi qu'en 1933, à la suite d'une visite d'études à la clinique du professeur Haslinger à Vienne, il revenait passionné par la technique bronchoscopique.

Vinrent alors les heures de guerre. Après la brève campagne, le docteur Colmant, dans son ardent patriotisme et sa haine farouche pour les envahisseurs, organisa le service médical dans les mouvements de résistance.

Il est tombé, victime de son devoir, sacrifié à la haine que lui avaient vouée les collaborateurs, à l'aube d'une délivrance à laquelle il avait tant aidé. »

Écussons des mouvements armés[modifier | modifier le code]

Descendance d'Ivan[modifier | modifier le code]

Il épousa Jeanne Julie Goffin (1904-2008) qui appartient à une vieille famille d'Ans. Elle est la descendante directe de Hubert Goffin lequel, par son héroïsme, sauva de nombreux ouvriers mineurs lors de l'inondation du Charbonnage de Beaujonc du 28 février 1812. Cet acte de courageux dévouement lui valut d'être fait Chevalier de la Légion d'honneur[8](1814) (voir Histoire de Belgique de F. Van Kalken p. 503) La commune d'Ans lui a levé un monument sur la place communale.

Ils eurent :

I. Jacqueline (27 novembre 1930-14 novembre 1986), qui épousa Georges Pastor

Dont :

  • Thierry ° 1955, qui suit
  • Anne ° 1959

Thierry

Dont :

  • Nathalie
  • Alexandra

Ibis. Paule ° 1933, qui suit en Ibis.

Iter. Yvan (19 février 1935-11 novembre 1996), qui épousa Anne Denis

Dont :

II. Jean-Yves

Dont :

  • Thomas Ivan
  • Julien

Ibis. Paule, épousa le 13 mai 1958 Henry Coart, écuyer, docteur en droit, licencié en science économique appliquée, administrateur de sociétés, lieutenant de réserve honoraire d'infanterie blindée, chevalier de l'ordre de la Couronne (1931-2004).

Dont :

Dont :

  • Amaury ° 1996
  • Quentin ° 1998

Paul, écuyer, lieut. de rés. de cav. bl. épousa le 22 août 1987 Clausia Brausch (mar. diss. Saint-Gilles 19 novembre 1996)

Dont :

  • Geoffrey ° 1989

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Famille alliée[modifier | modifier le code]

Personnalités liées par alliance[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Jules Joseph, le père d'Ivan Colmant, photographié à l'age de trente ans (1886), soit six ans avant la naissance de son premier fils.

« Le château précédant qui avait été érigé par l’architecte anversois Joseph-Henri Schadde (1818-1894) ... a été détruit lors du conflit de 1914-1918. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Les données suivantes proviennent des archives de la famille Coart
  2. (nl) http://guldenboek.yser.eu/html/guldenboek/4e_legerdivisie_20e_linie.html Article sur le 20e de ligne par le major René Willems.
  3. Note : par l'arrêté royal du 14 février 1939 des glaives croisés ont été institués pour trois ordres de chevalerie belges (l'Ordre de Léopold I, l'Ordre de la Couronne et l'Ordre de Léopold II) afin de désigner que la décoration a été décernée pour des services rendus en temps de guerre.
  4. Note : cette décoration est l'équivalent de la Légion d'honneur en France
  5. Créé en 1792, il est considéré comme la plus ancienne distinction militaire encore existante. La Croix de Victoria britannique et la Medal of Honor américaine peuvent être considérées comme des décorations équivalentes étrangères.
  6. Source : Ces deux anecdotes recueillies de sa fille Paule
  7. Source : extrait de Cœurs belges, Bimensuel de la Résistance de mars 1946
  8. Note : d’après nos sources c’était la première fois que la Légion d’honneur était délivrée à une personnalité belge. Cette information reste toutefois à vérifier.