It girl

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la « vraie » It Girl, voir Clara Bow.
Page d'aide sur l'homonymie Pour la série de livres de Cecily von Ziegesar, voir It Girl.

Une It girl ou It-girl est une femme, souvent jeune, qui bénéficie d'une couverture médiatique très importante, souvent en lien avec son activité dans le milieu de la mode (parfois sans lien ou disproportionnée par rapport à ses mérites personnels).La plupart d’entre elles sont connus pour être habillées par les plus grands couturiers et pour être à la une de tous les tabloïds.

Les It girls sont aussi connus, pour certaines, pour leurs déboires personnels et médiatiques : le plus souvent pour leur histoires de cœurs ou leur démêlées avec la justice. Le « règne » d'une « It girl » est en général éphémère ; certaines des It girls montantes vont soit tomber dans l'oubli, soit voir leur célébrité ternie.

Le terme « It boy » est plus rarement utilisé pour désigner l'équivalent masculin. Ce terme n'a aucun lien avec l'abréviation anglaise IT.[non neutre]

Clara Bow et It (1926)[modifier | modifier le code]

Le terme a été utilisé pour la première fois par la romancière et scénariste anglaise Elinor Glyn dans une histoire parue dans la revue 'Cosmopolitan'[1] et utilisé par la suite pour décrire l'actrice Clara Bow telle qu'elle apparaît dans le film muet hollywoodien de 1927 It. Dans sa présentation du film, Elinor Glyn décrit le terme ainsi :

Clara Bow en 1927
"IT" is that quality possessed by some which draws all others with its magnetic force. With "IT" you win all men if you are a woman—and all women if you are a man. "IT" can be a quality of the mind as well as a physical attraction.[2]
("IT" est cette qualité possédée par certains qui attire tous les autres avec sa force magnétique. Avec "IT" vous gagnez tous les hommes si vous êtes une femme et toutes les femmes si vous êtes un homme. "IT" peut être une qualité de l'esprit aussi bien qu'une attirance physique. )

et

Self-confidence and indifference whether you are pleasing or not—and something in you that gives the impression that you are not at all cold. That's "IT".[2]
(La confiance en soi et l'indifférence que vous soyez agréable ou nonet quelque chose en vous qui donne l'impression que vous n'êtes pas du tout froid. C'est "IT")

Cependant, le film joue aussi sur la notion que « it » est une qualité qui surpasse les définitions et les catégories ; par conséquent, la fille incarnée par Clara Bow est l'amalgame d'une ingénue et d'une femme fatale, avec une touche de « material girl ». Par contraste, sa rivale est tout aussi jeune, avenante et riche, blonde etc., mais n'a pas acquis ce je-ne-sais-quoi, « it ».

Librement inspiré de la nouvelle éponyme d'Elinor Glyn, le film était destiné à monter en épingle l'actrice populaire des Studios Paramount.

« It girls » modernes[modifier | modifier le code]

Depuis 1927, le terme s'est étendu en dehors du milieu du cinéma, se référant à quiconque était en vogue à un certain moment dans la société, la mode ou le spectacle, et s'est étendu jusqu'aux jeunes femmes artistes devenues des « célébrités des médias »[3].

La revue underground britannique International Times, également connue sous le nom de IT, utilisait comme logo l'image en noir et blanc de Theda Bara, la star vamp du cinéma muet. Les fondateurs de la revue voulaient au départ incorporer une image de Clara Bow, mais une image de Theda Bara fut utilisée par accident et, une fois mise en place, on n'y toucha plus. Le logo de la revue est pour cela parfois appelé « the it girl »[réf. nécessaire].

Dans les années 60, Edie Sedgwick, la muse d'Andy Warhol était qualifiée de It girl[4]. Sa popularité, qui est plus du à son physique et à son style qu’à ses apparitions à l’écran, est née à la suite de plusieurs apparitions dans des courts-métrages de l'artiste américain[5].


A la même époque, Jacqueline Kennedy-Onassis, qui était l’épouse du président américain John Fitzgerald Kennedy, a, durant le mandat de son mari et jusque dans les dernières années de sa vie, fait figure de véritable It girl. Son charme, son charisme et sa grâce lui ont valu d’être la Première Dame des Etats-Unis la plus photographié par les paparazzis, la plus copiée et la plus jalousée par les femmes du monde entier. La fascination qu’elle a exercée pour les médias et le grand public ayant continué même après le décès de son mari, Jacqueline Kennedy est un exemple du caractère incertain de la durée popularité d’une It girl.

Dans les années 90, une It girl d’un tout autre style prend possession des couvertures de magazine : Kate Moss. A tout juste 16 ans, celle qui sera surnommée plus tard

« la brindille » se fait découvrir des plus grands créateurs avant d’être accueillis par le grand public à bras ouverts. Grace à sa beauté juvénile et à ses mensurations atypiques pour l’époque, elle devient vite « la » jeune fille que toutes les ados veulent copier : coiffure, corps, vêtements.. Kate Moss devient un phénomène. Malgré les années, le mannequin anglais reste le top-model de référence et continue d'enchaîner les contrats avec de grandes agences ainsi que les défilés de mode. Même si le model anglais ne détient plus son "titre" de It girl, à tout juste 40 ans, elle restera sans doute une des femmes qui aura le plus marqué le monde de la mode.

Kate Moss à ses débuts

L'auteur William Donaldson (en) a remarqué qu'ayant été utilisé pour la première fois dans les années 1920, le terme a été utilisé dans les années 1990 pour décrire « a young woman of noticeable 'sex appeal' who occupied herself by shoe shopping and party-going. » (« une jeune femme au sex appeal notoire qui passe son temps à acheter des chaussures et à participer à des fêtes. »)[6]

Les années deux-milles commencent avec une tout autre sorte d’It girl : l’It girl « people »[7]. Et c’est l’héritière de l’empire Hilton, Paris Hilton, qui va enfiler cette casquette la première. La jet-setteuse américaine débute sa « carrière » en tant que mannequin, puis actrice, puis chanteuse. Aucune de ces différentes voies ne lui apportera jamais une réelle reconnaissance, mais la popularité est bien là : Paris est devenu en quelques années l’It girl à suivre pour les paparazzis et pour le grand public, à travers la presse à scandale et les tabloïds. En effet, ses problèmes de drogues et ses relations de courtes durées avec différents peoples auront alimenté la presse. Bien que sa célébrité a été ternie par ses nombreuses frasques (drogues, alcool, sex tape..), Paris n'étant plus une It girl à l'heure actuelle, elle reste la jet-setteuse numéro un.

Cory Kennedy en 2008

A l’été 2005 et dans un tout autre style, le monde des It girls ouvre ses portes à Cory Kennedy, jeune lycéenne américaine âgée d’à peine 15 ans à l'époque. Découverte sur internet à la suite de photo d’elle prise lors d’un concert par le photographe Mark Hunter, plus connu sous le nom de The Cobra Snake, Kennedy devient la nouvelle icône des adolescentes avant même d’avoir pu s’en rendre compte[8]. Elle est la première « It girl 2.0 ». À la suite de ces premiers clichés, Cory et Mark ont continués à travailler ensemble, pendant que celle-ci devenait la nouvelle bloggeuse mode que tous les magazines s’arrachaient. Durant cette période, elle a aussi posé pour plusieurs magazines, comme Nylon par exemple. Comme il est habituel pour les It girl, cette célébrité fut aussi brève qu’elle n’a été soudaine et a replongé Cory dans la dépression, maladie dont elle avait déjà souffert. Elle continue cependant à être active sur son blog internet même si beaucoup moins médiatisée qu’à l’époque.

Depuis 2007, l’anglaise Alexa Chung est devenue un vrai phénomène Outre-Manche. Cette jeune femme, âgée de 30 aujourd’hui, a fait ses débuts sur la chaîne anglaise Channel 4 en tant que présentatrice de talk-show avant de continuer sa carrière de journaliste sur la chaîne de musique MTV. Sa carrière de mannequin débutera en 2009 lorsqu’elle commencera à défiler pour la créatrice anglaise Vivienne Westwood à la Fashion Week de Londres. Plus que pour les différentes émissions qu’elle anime ou les défilés où elle défile, Alexia devient LA It girl que tout le monde s’arrache et dont le style est copié dans le monde entier. Le magazine Vogue UK la désignera d'ailleurs « Fille la mieux habillée de 2009 ». En plus de continuer à signer des contrats avec les plus grandes marques, Alexa a publié un livre en septembre 2013, It, un guide pour devenir la parfaite It girl

Kim Kardashian en 2011

Toujours en 2007, c’est au tour d’une autre « It girl  people » de faire son entrée : Kim Kardashian. La fille du célèbre avocat américain

Robert Kardashian, n’est pas étrangère à ce monde, c’est en effet une amie assez proche de la jet-setteuse et ex-« It girl people », Paris Hilton. Kim a été connue par le grand public à la suite de la publication d’une sex tape sur internet la mettant en scène avec son petit-ami de l’époque, le rappeur Ray J. A la suite de cette vidéo polémique, la chaîne E! commence à diffuser l’émission L'Incroyable Famille Kardashian qui met en scène Kim et toute sa famille. Depuis le début de l’émission qui fait un tabac partout où elle est diffusée dans le monde, Kim Kardashian n’a pas cessé d’enchaîner les différents contrats et apparitions, et est devenue en très peu de temps la cible préféré des paparazzi. Ces histoires de cœurs ont souvent alimenté la presse à scandale, comme son mariage de 90 jours avec le basketteur Kris Humphrey ou son idylle actuelle avec le rappeur Kanye West avec lequel elle a notamment eu une petite fille en 2013, North West. À l’opposé de son amie Paris Hilton, malgré les différentes polémiques à son sujet, Kim Kardashian ne fait que gagner en célébrité depuis le début de sa « carrière ».

It girls 2.0[modifier | modifier le code]

Avec les années 2010 et les différentes plates-formes de médias qui en ont découlés, de nouvelles It girl ont vu le jour. À l’opposé de certaines de leurs prédécesseurs, ces jeunes femmes ont de réelles carrières professionnelles pour lesquelles elles sont reconnues : musique, cinéma, mode... Nées avec l’internet, ces jeunes femmes sont les It girls 2.0.

Cara Delevingne est l’exemple le plus notable de cette nouvelle génération : à tout juste 21 ans, le jeune mannequin anglais est devenue en à peine quelques mois une icône mondiale. Elle commence sa carrière à 19 ans en défilant pour des marques telles que Burberry et en posant pour certains des magazines les plus reconnus en matière de mode. Muse du créateur Karl Lagerfeld et égérie de plusieurs grandes marques, tel que Zara, Cara nourrit également sa popularité aux travers des réseaux sociaux où elle poste très régulièrement des photos d’elle et de ses amis. Malgré tout cela, comme la plupart des It girls, Delevingne ne fait pas exception en matière d’idylles enchaînées et de problèmes avec la drogue.

Dans le même registre, la chanteuse et mannequin Sky Ferreira : également âgée de 21 ans, cette américaine ne cesse de faire parler d’elle au cours des derniers mois. Découverte sur Myspace, elle fait la couverture de nombreux magazines et pose pour le photographe de star Terry Richardson avant de sortir son premier album, Night Time, My Time en 2013. Elle a été en septembre dernier au coeur d'une polémique après avoir été arrêtée à Paris avec son petit-ami, Zachary Cole Smith, en possession de cocaïne.

Fin 2013, une nouvelle icône venue de Nouvelle-Zélande apparait sur les tapis rouges et s’emparent des ondes radios : Lorde. Cette chanteuse de tout juste 17 ans a été découverte du grand public grâce à sa chanson Royals et depuis, la jeune néo-zélandaise ne cesse de faire parler d’elle tant pour ses performances vocales que pour son style vestimentaire qualifié à de nombreuses reprises d'audacieux.[style à revoir][non neutre]

Comédie musicale[modifier | modifier le code]

Le scénario du film d'Elinor Glyn a été adapté en une comédie musicale appelée The It Girl, qui a débuté off-Broadway en 2001 à la York Theatre Company avec dans le rôle principal Jean Louisa Kelly[9].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Il existe deux jeux vidéo s'inspirant de l'univers des It Girls, sous la forme de jeux par navigateurs :

  • www.the-Itgirl.fr est un jeu pour filles disponible par navigateur dont le but est de devenir une It Girl, en participant notamment à des concours et en devenant populaire.
  • Crowdstar It Girl, disponible sur Facebook, est une application sous forme d'un jeu en Flash dont le but est la compétition entre amies sur Facebook.

Même s'ils ne se réfèrent pas directement aux it Girls, de nombreux autres jeux pour filles utilisent leurs codes propres (importance de l'apparence, de la popularité etc).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Weedon, Alexis, 'Elinor Glyn's System of Writing', Publishing History, vol. 60. pp. 31-50 2006.
  2. a et b Introduction script from the movie "It" (USA, 1927)
  3. « The It girls: What does it take to be society's most wanted? »
  4. http://amanoutoftime.livejournal.com/600411.html?mode=reply
  5. « The Top 10 "It" Girls of the 1960s »
  6. Brewer's Rogues, Villains and Eccentrics, 2002
  7. « On a les it girls que l'on mérite... »
  8. « The secret life of Cory Kennedy »
  9. It Girl Musical

Liens externes[modifier | modifier le code]