Istanbul

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Istanbul
Istamboul
Dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du haut : pont de Galata sur la Corne d'Or, tour de Léandre, quartier d'affaires de Maslak et Sainte-Sophie.
Dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du haut : pont de Galata sur la Corne d'Or, tour de Léandre, quartier d'affaires de Maslak et Sainte-Sophie.
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de Marmara
Province Istanbul
District Région de Marmara
Maire
Mandat
Kadir Topbaş (AKP)
2004 -
Préfet Hüseyin Avni Mutlu
2010 -
Code postal 34
Indicatif téléphonique international +(90)
Indicatif téléphonique local 212 (Europe) et 216 (Asie)
Plaque minéralogique 34
Démographie
Gentilé Stambouliote ou Istanbuliote
Population 14 160 467 hab. (2013)
Densité 5 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 00′ 44″ N 28° 58′ 34″ E / 41.01224, 28.976018 ()41° 00′ 44″ Nord 28° 58′ 34″ Est / 41.01224, 28.976018 ()  
Altitude 24 m
Superficie 265 100 ha = 2 651 km2
Localisation
Districts de la province d'Istanbul
Districts de la province d'Istanbul

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Istanbul

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Istanbul
Liens
Site de la mairie http://www.ibb.gov.tr
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Istanbul ou Istamboul[1] (en turc İstanbul[2]) est la plus grande ville et métropole de la Turquie et la préfecture de la province homonyme, dont elle occupe environ 50 % de la superficie mais plus de 98 % de la population. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Istanbul est le principal centre financier, commercial et industriel de la Turquie mais aussi la capitale culturelle du pays. La population de l'ensemble de l'agglomération stambouliote est évaluée à 14 millions d'habitants en 2013[3] ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée d'Europe (après Moscou) et l'une des plus grandes mégapoles du monde.

Description[modifier | modifier le code]

Située de part et d’autre du détroit du Bosphore — donc à cheval sur deux continents l’Europe et l’Asie —, Istanbul est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit.

Elle est la plus grande agglomération du pays avec plus de 14 millions d'habitants et l'une des plus grandes agglomérations d'Europe. Elle constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie.

Appelée officiellement İstanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d'autres noms durant son histoire (encore parfois utilisés selon les contextes) notamment : « Byzance », au moment de sa fondation ; puis « Constantinople » (à partir du 11 mai 330 en l'honneur de l'empereur romain Constantin Ier).

Appelée aussi la « Nouvelle Rome », Istanbul appartint d'abord à la Thrace, puis à l’Empire romain dont elle fut la seconde capitale après 395 (devenu l'Empire romain d'orient et appelé au XVIe siècle « byzantin » par Hieronymus Wolf[4]), ensuite à l’Empire ottoman depuis le 29 mai 1453, et enfin, juste après la chute de celui-ci le 10 août 1920, à la République de Turquie, dont elle fut capitale jusqu'au 13 octobre 1923, lorsque cette fonction administrative fut transférée à Ankara.

Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire. Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, il est possible de considérer qu'avec Athènes et Rome, Constantinople (Istanbul) est l'une des trois capitales antiques les plus importantes.

Les habitants de la Byzance antique étaient appelés Byzantiotes et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains. Par contre, aucun citoyen de l'Empire romain d'orient ne s'est jamais appelé Byzantin : ils se définissaient comme « Romains » et lorsqu'ils sont devenus sujets de l'Empire ottoman, celui-ci les a organisés dans le milliyet de Rum. Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes[5].

La « Sublime Porte » ou simplement « la Porte » étaient les expressions qui désignaient le pouvoir politique ottoman s'il s'agissait du gouvernement ou « le Palais » s'il s'agissait du sultan.

Vue panoramique d'Istanbul, vue du Bosphore. De gauche à droite Mosquée bleue, Sainte-Sophie, Palais de Topkapı, et quartier d'affaires de Levent.

Géographie[modifier | modifier le code]

İstanbul, le Bosphore et la mer Noire vus de l'espace.

Localisation[modifier | modifier le code]

Istanbul est située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie de l’Europe, et relie la mer Noire à la mer de Marmara. De nos jours la ville moderne est beaucoup plus grande et couvre à la fois les rives asiatique et européenne du Bosphore.

Sismicité[modifier | modifier le code]

La ville d’İstanbul se situe tout près de la faille nord-anatolienne. Celle-ci est une faille active qui a déjà produit plusieurs séismes très destructeurs à l’époque contemporaine. L’étude de la sismogenèse locale laisse craindre avec une forte probabilité qu'un séisme important frappera İstanbul au cours des prochaines décennies.

Par ailleurs, la difficulté de faire appliquer des règles de construction parasismiques en Turquie fait penser que la plupart des habitations, notamment celles des quartiers populaires, ne résisteront pas. La ville connut plusieurs séismes importants dont particulièrement ceux de 1509 (appelé « la Petite Apocalypse »), 1763, 1894 et 1999.

Climat[modifier | modifier le code]

Istanbul bénéficie d'un climat tempéré, influencé par des zones continentales, mais aussi par les masses maritimes au nord et au sud. Les étés sont chauds, avec un air humide mais des pluies limitées (plus de 295 heures de soleil par mois en juin, juillet et août). Les hivers sont froids et humides, avec beaucoup de pluies et souvent de la neige, mais ils sont rarement glaciaux (moins de 76 heures de soleil par mois en décembre, janvier et février). Les printemps et les automnes sont doux et modérément humides.

La moyenne annuelle des températures est de 14 ° C. Janvier et février sont les mois les plus froids avec une moyenne de 6 ° C ; juillet et août les plus chauds avec une moyenne d'environ 23 ° C. Il y a par an vingt-et-un jours de gel répartis de novembre à mars comme les dix-neuf jours de neige.

Les précipitations annuelles moyennes sont de 850 mm par an. Elles sont réparties à irrégulièrement au long de l'année, et leur quantité soit plus élevée entre l'automne et l'hiver et le plus bas entre les printemps et l'été. Mais la pluie est présente toute l'année et il n'y a pas de saison sèche, parce qu'il y a assez de précipitations pendant le printemps et l'été, et le temps est très humide[6]. L'humidité relative moyenne annuelle et plus de 70 % et est élevée toute l'année[6]. Il neige presque chaque hiver et les chutes de neige abondantes sont assez fréquents mais habituellement de façon courte. Après chaque chute de neige, la neige reste seulement quelques jours[6].

Le brouillard est très fréquent toute l'année, de vingt-deux jours par mois entre novembre et avril à seize jours par mois de mai à octobre pour un total en moyenne de 228 jours par an[6].

Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. La température la plus élevée a été enregistrée le 12 juillet 2000 avec 40,5 ° C[7]. La température la plus froide a été enregistrée le 9 février 1927 avec -16,1 ° C[7]. Le 16 octobre 1985, on a mesuré plus de 212 mm de pluie en vingt-quatre heures[7]. En mars 1987, plus de 60 cm de neige ont été relevés à la côte, avec une hauteur maximale de 80 cm, ce qui a complètement paralysé la ville[7],[8].

Istanbul, Drapeau de la Turquie Turquie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,9 2,8 3,9 7,7 12 16 18,5 18,7 15,5 12 8,5 5,3 10,3
Température moyenne (°C) 5,8 5,9 7,6 12,1 16,7 21 23,4 23,6 20,2 16 11,9 8,2 14,3
Température maximale moyenne (°C) 8,7 9,1 11,2 16,5 21,4 26 28,4 28,5 25 20,1 15,3 11,1 18,4
Record de froid (°C) −10,4 −16,1 −7 −0,6 3,6 8 10,5 8,2 5,2 1 −4 −9,4 −16,1
Record de chaleur (°C) 18,3 24 26,2 32,9 33 40,2 40,5 38,8 33,6 34,2 27,2 21,2 40,5
Ensoleillement (h) 74,4 75,6 139,5 180 251,1 297 325,5 294,5 237 161,2 102 71,3 2 210,1
Précipitations (mm) 101,2 79,3 69,8 45,4 35,2 37,5 38,9 48,9 62,7 100,8 108,5 124,5 850,3
Nombre de jours avec précipitations 20 17 16 14 12 8 5 6 7 12 16 19 152
Humidité relative (%) 77 75 74 71 72 70 67 68 68 72 74 76 72
Nombre de jours avec neige 6 6 3 0 0 0 0 0 0 0 0 4 19
Source : Organisation météorologique mondiale (ONU)[9] Service météorologique d'état de la Turquie (DMI)[10] Centre météo de la BBC[11],[12] [13]


Flore[modifier | modifier le code]

Istanbul est situé dans une des régions botaniques les plus riches de l'Asie, de l'Europe et du monde, avec plus de 10 000 espèces de plantes en Turquie, dont 2 500 endémiques à Istanbul[14],[15] La couverture forestière de la province d'Istanbul est de 45 %[16],[15].

Noms de la ville[modifier | modifier le code]

Plan d'ensemble de Constantinople, 1922.
Istanbul au 21e siècle.
Article détaillé : Noms d'Istanbul.

Diverses hypothèses existent quant à l’origine du nom « Istanbul » :

  • La première en fait une déformation des mots grecs εἰς τὴν Πόλιν / Is tím boli(n), signifiant « vers la Ville » ou « à la Ville », car « Ville » (Πόλις / Pólis) est l’appellation abrégée de Constantinople en grec. Constantinople était en effet considérée comme l'archétype de la ville, celle qu'on ne désigne que par ces mots, « la Ville », comme l'ancienne Rome était appelée Urbs, la Ville par excellence. De même Smyrne (en grec ancien Σμύρνη / Smýrni) est ainsi devenue phonétiquement « İzmir », et Nicée (en grec ancien Νίκαια / Níkaia) est devenue « İznik », par l'ajout de la préposition εἰς / is (« vers ») ou de la voyelle d'appui « i »[17] ou de l'article défini féminin / prononcé [i] depuis l'ère chrétienne. Puisque dans le langage grec courant Constantinople était désigné par Πόλις / Pólis, et en εἰς τὴν Πόλιν / Is tím boli(n) pour « à Constantinople ». Les Ottomans ont donc repris ces termes parce que le grec était la langue de l'Empire byzantin.
  • Une autre interprétation suggère que le nom proviendrait de la contraction turque du nom grec Κωνσταντινούπολις / Kônstantinoúpolis, à laquelle aurait été ajoutée la voyelle d'appui i. Mais la chute de toutes ces syllabes non accentuées est difficile à admettre dans la mesure où la langue turque procède plutôt habituellement par élision (ou aphérèse) : « Selânik » pour Θεσσαλονίκη / Thessaloníkê (Thessalonique).
  • Le nom Islam-bol (« là où l'Islam abonde ») est une étymologie populaire imaginée après la conquête ottomane pour exprimer le nouveau rôle de la cité en tant que capitale de l'Empire ottoman musulman, puis siège du califat mais surtout pour asseoir leur légitimité.

Jusqu'en 1930, l'agglomération d'Istanbul s'appelait officiellement « Constantinople », et « Stamboul » ne désignait que la Vieille Ville (la péninsule historique). Ce nom fut étendu à toute la ville sous la forme moderne d'« İstanbul » à la suite de la réforme de la langue et de l'écriture turque par Atatürk en 1928 (la révolution des signes).

Les Turcs d'origine arménienne appellent Istanbul Bolis, et les Grecs Polis (« la Ville »). « Politis » désigne l’habitant de Constantinople. Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelée et l'appellent toujours Tzarigrad (serbe et bulgare : Цариград) : « la ville de l'Empereur ». Enfin les Varègues, qui la fréquentaient à l'époque byzantine, la nommaient en vieux norrois : Miklagarðr (« ville impériale ») : l'un d'eux a laissé une inscription en runes sur le lion actuellement placé à l'entrée de l'arsenal de Venise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Byzance (VIIe siècle av. J.-C. à 324)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Byzance.

Période byzantine (324 à 1453)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constantinople.

Constantinople fut fondée par l’empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzance qui existe depuis le VIIe siècle av. J.-C. La ville fut baptisée Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’Istanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin.

Période ottomane (1453 à 1923)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Chute de Constantinople et Empire ottoman.

Après la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporée à l’Empire ottoman par Mehmed II et en devint la nouvelle capitale pendant cinq siècles, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace.

Période de la République (1923 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Turquie.

La ville a perdu la fonction de capitale le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, capitale de la République de Turquie. Elle est occupée par les Alliés au lendemain de la Première Guerre mondiale (1921-1923), ce qui motive en partie le déplacement de la capitale. En 1959, la ville est récompensée du Prix de l'Europe[18].

À la suite de migrations à partir des années 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomérations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, un million en 1950, deux millions en 1960, trois millions et demi en 1970 et finalement plus de treize millions à ce jour. La population de l'ensemble de l'agglomération stambouliote est évaluée à 14 millions d'habitants en 2013[3].

Démographie et religion[modifier | modifier le code]

Station de métro d'Istanbul à Şişli
Place du Tünel, Beyoğlu

La ville fut toujours un centre important pour les religions chrétienne et musulmane. En 1453, le sultan Mehmed II qui venait de conquérir la ville et de mettre fin à l'Empire byzantin, décida de perpétuer le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec Gennadios à la tête du patriarcat œcuménique. Dans le même ordre, un patriarcat arménien apostolique s’établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmed II.

Un ferry catamaran de l'İDO

Istanbul devint en 1517 le siège du califat après la conquête de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califaux à la capitale impériale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut porté par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existé séparément en dehors du système étatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal Atatürk.

En 1492, à la suite de l’autorisation du sultan Bayezid II, İstanbul accueillit de nombreux Juifs persécutés par l'inquisition espagnole et chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communauté juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communauté possède seize synagogues (dont la plus grande est Névé Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hôpital (Or haHayim), une école (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : Şalom. Le chef de la communauté est le grand rabbin Isaac Haléva. La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.

L’exarchat bulgare orthodoxe avait pour siège Istanbul entre 1870 et 1912.

La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels arméniens furent arrêtés à İstanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l’Empire ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des 1 200 000 victimes[19]. Toutefois, les Arméniens stambouliotes ne furent pas concernés par les déportations, à l'instar de ceux qui habitaient à Smyrne ou Alep. Aujourd’hui, la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à 45 000 personnes (sur 60 000 dans tout le pays)[20] personnes, possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes, deux hôpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communauté sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l’archevêque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'émigration des Arméniens de Turquie vers l'étranger a perdu son caractère massif dans les années 1980 et leur nombre s'est stabilisé[réf. nécessaire]. L'attention sur la situation de la minorité arménienne a été ravivée par l'assassinat du journaliste Hrant Dink à İstanbul en 2007.

La communauté grecque possède encore 95 églises, vingt écoles, un hôpital et deux quotidiens (Apoyevmatini et Iho), mais cette communauté disparaît progressivement en émigrant. On comptait 170 000 Grecs en 1920, 100 000 en 1927, 19 000 en 1959 après les incidents de septembre 1955 et aujourd’hui leur nombre est de 2 500, ce qui fait que la plupart de leurs institutions ne fonctionnent pas vraiment. Leur chef spirituel est le patriarche œcuménique Bartholomée Ier (depuis 1991). Le séminaire de Halki ayant été fermé alors que la loi impose que le patriarche fut de nationalité turque et né en Turquie, le Patriarcat œcuménique risque lui aussi de disparaître, à moins qu'un nouveau compromis puisse être trouvé[21]. Le siège de l'Église orthodoxe turque, non reconnue, se situe dans le quartier de Phanar.

Vue de Levent à partir de la rive anatolienne du Bosphore à Istanbul

La ville compte également une communauté syriaque jacobite évaluée à 10 000 personnes. Istanbul est aussi peuplée de communautés chaldéennes, melkites, des Bulgares catholiques, des Géorgiens catholiques en nombre réduit. Les Polonais, réfugiés au milieu du XIXe siècle à la suite de la répression russe dans leur pays, ont créé en 1842 le village d'Adampol (aujourd'hui Polonezköy) sur la rive asiatique d'Istanbul. La population polonaise de ce village ne dépasse guère une centaine de personnes actuellement.

Tous les groupes musulmans sont représentés, bien que la grande majorité soit sunnite. Il y a aussi à Istanbul une grande minorité de personnes de religion chiite : les Alévis.

Les villes d'Anatolie dont les Turcs ont le plus émigré vers Istanbul sont les suivantes : Sivas (681 214), Kastamonu (516 556), Giresun (455 393), Ordu (453 197), Tokat (396 840)… Hakkari est la ville dont les habitants ont le moins émigré vers Istanbul (6 957). La ville abrite une population originaire de Sivas, Kastamonu, Sinop, Bayburt, Giresun, Ardahan et Erzincan, supérieure à la population même de ces villes[22].

Entre 2007 et 2008, environ 375 000 personnes ont immigré vers Istanbul : ce sont les habitants de Tokat qui ont le plus immigré à Istanbul (17 374), suivent ensuite Ankara (14 173), Ordu (13 897), Mardin (12 125, en particulier la communauté syriaque), Samsun (11 227), Erzurum (10 898), Kocaeli (10 829), Izmir (10 663)[23], etc. À la même période, environ 350 000 personnes ont émigré d'Istanbul vers les villes d'Anatolie : 17 383 vers Tekirdağ, 15 780 vers Tokat, 15 776 vers Kocaeli, 12 178 vers Ankara, 10 946 vers Samsun, 10 312 vers Giresun[24]etc.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Districts[modifier | modifier le code]

La ville d'Istanbul est divisée en 39 districts.

Maire[modifier | modifier le code]

Kadir Topbaş (AKP) est le maire d'Istanbul depuis 2004.

Économie[modifier | modifier le code]

Parc Gezi près de la place Taksim

Bien qu'İstanbul ait perdu le statut de capitale politique de la Turquie au profit d’Ankara en 1923, elle n'en reste pas moins la ville majeure de Turquie sur le plan économique, industriel, éducatif et culturel, et le plus important centre d’import-export. Elle abrite également le plus grand port de commerce du pays. İstanbul est la ville la plus riche de Turquie avec un PIB de 174 milliards de dollars en 2007[25], ce qui la place également au 28e rang des grandes métropoles mondiales.

Les quartiers d'affaires traditionnels, qui s'étaient édifiés au XIXe siècle dans l'arrondissement de Beyoğlu, se sont étendus vers le nord au cours des années 1960 et 1970, autour de la place Taksim notamment. Bankalar Caddesi (Rue des Banques) à Galata était le centre financier de l'Empire ottoman. Aujourd'hui, l’axe Levent-Maslak, le long du boulevard Büyükdere, concentre de nombreux sièges sociaux d’entreprises à dimension internationale et tend à devenir le pôle financier de la ville. Ces nouveaux quartiers redessinent la skyline de la ville, qui rappelle désormais celle des villes nord-américaines.

Une vue de Levent à Istanbul, la plus grande ville et métropole de la Turquie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'urbanisation non maitrisée est l'un des principaux problèmes de la municipalité d'Istanbul.

Le parc Gezi est un parc urbain d'Istanbul situé dans le quartier de Taksim. Sa suppression est envisagée par le projet de piétonnisation de la place Taksim[26] et engendre un mouvement protestataire.

Récemment, un grand nombre d'arbres ont été coupés au nord d'Istanbul pour la construction du troisième pont sur le Bosphore (Pont Yavuz Sultan Selim) et le troisième aéroport d'Istanbul (2.330.012[27][28] arbres ont été coupés pour le projet de l'aéroport, et 381.096[27][28] arbres ont été coupés pour le projet de pont.)[27],[28],[29]

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau de transport public avec des projets futurs
Un « vapur » sur le Bosphore

İstanbul possède deux gares ferroviaires, Sirkeci (sur la rive européenne) qui date de 1889 et Haydarpasa (sur la rive asiatique) qui date de 1909. C'est de Sirkeci (quai 1) que partent vers l'Europe le prestigieux Venise-Simplon-Orient-Express, mais aussi le Danube-Express et le Bosphore-Express, ainsi que le nouveau Train de l'amitié (voitures-lits franco-turques) vers la Grèce. D'Haydarpaşa, le Trans-Asia-Express dessert l'est du pays vers Téhéran, tandis que le service direct du Taurus-Express vers Bagdad devrait être prochainement rétabli. C'est également la tête de ligne des nouveaux trains à grande vitesse vers Ankara.

Gare de Sirkeci.

La ville est reliée aux autres centres d'agglomération du pays par un réseau autoroutier développé. Deux ponts sur le Bosphore (construits en 1973 et en 1988) assurent la liaison entre les parties européennes et asiatiques de la ville ainsi qu'avec le reste du pays.

Deux aéroports internationaux (Atatürk sur la rive européenne et Sabiha Gökçen sur la rive asiatique) relient İstanbul à la plupart des grandes villes du globe et aux principales villes du pays.

Il existe une ligne de métro, une ligne de métro léger (hafif metro utilisant le Flexity Swift de Bombardier Transport), un tramway et deux funiculaires, ainsi que des lignes de trains de banlieue. Sur le modèle pratiqué dans plusieurs villes, un metrobus (autobus surélevé circulant en site propre) a été mis en fonction en 2009.

La municipalité gère également un système de bateau-navette (composé de vapeurs, d'hydroglisseurs, de transbordeurs et de vedettes rapides) entre les débarcadères situés des deux côtés du Bosphore pour relier les agglomérations riveraines entre elles.

À İstanbul, le transport en taxi (ou « taksi » en turc) est très développé. Les véhicules sont facilement identifiable à leur couleur jaune, à leur enseigne mais aussi avec la lettre T sur leurs plaques d'immatriculation. Pour une course, il faut payer la montée (2,7 TL), la distance parcourue (1,4 TL/km) mais aussi des frais potentiels comme les péages (généralement 5 TL par péage, notamment pour les ponts traversant le Bosphore).

La construction d'un tunnel ferroviaire sous le Bosphore (le tunnel le plus profond du monde), baptisé Marmaray, a débuté en 2004. L'inauguration a eu lieu le 29 octobre 2013[30].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un navire de croisière à Istanbul

Istanbul, avec plus de 9,4 millions de visiteurs en 2011, est une destination touristique importante et la 7e dans le monde. Le nombre de touristes a augmenté de 9,2 % par rapport à l'année 2010. 14,6 % de ces touristes sont allemands, suivent ensuite les Russes (6,0 %), les Américains et les Britanniques (5,1 %), les Français et les Italiens (4,9 %), les Néerlandais (3,5 %), les Espagnols (3 %)[31]. Istanbul a donc accueilli environ un quart des 31,5 millions de touristes venus en Turquie en 2011[32].

La ville a également été désignée Capitale culturelle de l'Europe pour 2010.

Monuments d’İstanbul[modifier | modifier le code]

Principaux monuments[modifier | modifier le code]

Sainte-Sophie vue de jour

L’église Sainte-Sophie est aussi appelée Ayasofya : les deux signifient Sainte Sagesse, mais une confusion est possible avec le prénom Sophie avec la première dénomination. Or, elle ne fut jamais dédiée à une sainte qui s'appelle Sophie. Elle fut construite par les architectes Anthémius de Tralles et Isidore de Milet, à la demande de l’empereur byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait été incendiée en 532 pendant une révolte de la population.

Depuis son ouverture en 537, ce bâtiment vieux de quinze siècles fut l’objet de nombreuses réparations dont la principale, effectuée par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dôme.

Elle fut transformée en mosquée à la suite de la prise de Constantinople en 1453. Quatre minarets furent ajoutés sous le règne de différents sultans. Mustafa Kemal Atatürk la fit transformer en musée en 1934.

La construction, célèbre pour ses mosaïques à fond d’or, est couverte d’une coupole à quarante côtés ayant un diamètre interne de 30,80 à 31,88 m et une hauteur de 55,60 m. Cette hauteur sous coupole resta inégalée durant neuf siècles, jusqu’à la construction du Dôme de Florence par Filippo Brunelleschi au début de la Renaissance italienne. Le bâtiment est soutenu par cent sept colonnes dont quarante se trouvent en bas et soixante-sept à l’étage supérieur.

La Mosquée bleue

Cette mosquée fut, jusqu’à la fin du XXe siècle, la seule de Turquie à être entourée de six minarets. Elle fut construite par l’architecte Sedefkâr Mehmet Ağa sous le règne du sultan Ahmet Ier entre les années 1609 et 1616.

L’intérieur de la mosquée, qui encadre une cour de 64×72 m, est éclairée par 260 fenêtres. Ce sont ses nombreuses faïences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « Mosquée bleue » en Europe. Quant aux calligraphies, elles sont l’œuvre de Seyit Kasım Gubarî, originaire de Diyarbakır. La Mosquée bleue est l'une des plus visitées à İstanbul qui s'est néanmoins dotée de 565 mosquées dans son histoire.

Ce palais fut le centre administratif de l’Empire ottoman après la chute de Constantinople. Il est situé au bord de la vieille ville d’İstanbul, avec une vue à la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Ce palais des sultans, à la pointe de la Corne d'Or, s'étend à l'emplacement d'une antique oliveraie.

Sa construction commença en 1461 sous le règne de Mehmed II, et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siècle où les sultans ottomans l'abandonnèrent en 1856 au profit du palais de Dolmabahçe. Mustapha Kemal, en fondant la république en 1924, le transforma en musée.

« Dolmabahçe » était à l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblée petit à petit à partir du XVIIe siècle pour devenir un jardin des plus appréciés par les sultans ottomans, d’où son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli » et bahçe « jardin ».

Différentes résidences d’été y furent construites au cours de l’histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit entre 1853 et 1856 sous le règne du sultan Abdülmecid, à l’emplacement de l’ancien palais côtier de Beşiktaş par les architectes de la famille Balian. Il est le plus grand des palais du Bosphore. Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i Hümâyûn (salon réservé aux hommes), le Muayede Salonu (salon des cérémonies) et le Harem-i Hümâyûn (les appartements de la famille du sultan). On trouve dans le bâtiment 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes, pour une surface utilisable de 45 000 m2. L’horloge du palais de Dolmabahçe est arrêtée à l’heure du trépas de Mustafa Kemal Atatürk, qui y perdit la vie le 10 novembre 1938 à h 5.

Autres sites[modifier | modifier le code]

Intérieur du grand bazar
Istanbul - la tour de Léandre
Istanbul - quartier de Galata[33]
Intérieur de la basilique-citerne

Sur la rive européenne[modifier | modifier le code]

  • Le grand bazar (Kapalı çarşı) est un dédale de couloirs couverts (le grand bazar s'étend sur plusieurs hectares et est une véritable enclave dans la ville) dont toutes les allées sont bordées de boutiques, le bazar était autrefois le marché typique turc. Aujourd’hui, les quelque 3 000 boutiques sont devenues touristiques et les Turcs s'y rendent souvent[réf. nécessaire].

Collections retraçant l'histoire de l'Orient (Babylone, Perse, Sidon), bas-reliefs de la porte d'Ishtar, le sarcophage des Pleureuses, le sarcophage d'Alexandre le Grand et le kiosque en faïences. Le musée fut inauguré en 1891.

Construite par les Génois en 1368, est située au sud de Taksim sur la rive européenne. Elle offre une vue panoramique d’İstanbul et de la Corne d’Or. Appelée Tour du Christ par les Génois, elle faisait partie du système de protection de Galata, ancienne colonie génoise, dont les remparts furent entièrement démolis en 1453.

Haut lieu de pèlerinage musulman, construit autour du tombeau du porte-étendard du prophète de l'islam, Mahomet, Eyüp, décédé en 669 lors du siège échoué de Constantinople par les Arabes. Une petite mosquée fut érigée par Mehmet II en 1458 qui fut remplacée par l'édifice monumental actuel en 1733. Un cimetière musulman s'est formé au tour de la mosquée au fil du temps. C'est actuellement l'un des plus grands cimetières de la ville.

Elle date de 527 et fut conçue pour fournir de l'eau potable au palais impérial byzantin.

Cette église, convertie en mosquée au XVIe siècle par les Ottomans, est considérée comme étant un des plus beaux exemples d’église byzantine. Elle est située dans le district stambouliote occidental d’Edirnekapı. Elle devint un musée en 1948 (Kariye müzesi en turc). L’intérieur est couvert de fines mosaïques et de fresques.

Anciennement la « Grande Rue de Péra », rebaptisée l'avenue de la Libération (İstiklal) en 1924, c'est l'axe principal du quartier chrétien de la ville. Hôtels particuliers des riches négociants chrétiens (ottomans ou levantins) du XIXe siècle, écoles étrangères, consulats, églises (dont la Basilique Saint-Antoine de Padoue, la plus grande église latine catholique du pays), les bars branchés, les librairies, les cinémas, tous entassés sur cette rue de 2 200 mètres traversée par le tramway historique.

La mosquée d'Ortaköy (de son nom officiel Büyük Mecidiye Camii) est une mosquée d'Istanbul en Turquie, dans le quartier d'Ortaköy. Située au bord du Bosphore, elle fut construite en style néobaroque pour le sultan Abdülmecit Ier en 1854-1855. Les architectes étaient les arméniens Garabet Amira Balyan et son fils Nikogos Balyan.De 1970 à 1973, le pont du Bosphore fut édifié à proximité et forme aujourd'hui un arrière plan insolite.

Sur la rive asiatique[modifier | modifier le code]

Campé sur un îlot à 200 mètres de la rive d'Üsküdar, cet ancien phare et poste douanier offre une vue globale sur la ville.

  • Les mosquées d'Üsküdar
  • Les îles des Princes
    Ensemble composé de neuf îlots (les plus importantes sont les 4 premières) :
    • Büyükada (en grec Prinkipo Πρίγκηπο(ς), Prinkipo(s), de πρίγκιπας sens "prince") de 5,46 km2,
    • Heybeliada (Halki en grec : Χάλκη Halki) de 2,4 km2,
    • Burgazada (Antigoni en grec : Αντιγόνη Antigoni) de 1,5 km2,
    • Kınalıada (Proti en grec : Πρώτη Proti, sens "Premier", la plus proche d'Istanbul) de 1,3 km2,
    • Sedef Adası (Grec classique Τερέβινθος Terebinthos et grec moderne : Αντιρόβυθος Antirovithos sens mère des perles) de 0,157 km2,
    • Yassıada (Grec : Πλάτη Plati, sens île plate) de 0,05 km2,
    • Sivriada (Grec : Οξειά Oxeia, sens le même, île fine) de 0,05 km2,
    • Kaşık Adası (Grec : Πίτα Pita, sens île de la cuillère(pour sa forme)) de 0,006 km2,
    • Tavşanadası (Grec Νέανδρος Neandros, sens île de la souris) de 0,004 km2.

Terre d'exil des princes byzantins, lieu de villégiature de la grande bourgeoisie stambouliote depuis le XIXe siècle, les îles donnent à voir de majestueuses demeures en bois, entourées de jardins plantés de bougainvilliers et de camélias. En haut d'une colline à Büyükada, le monastère grec Saint-Georges, qui date du Xe siècle, est un important lieu de pèlerinage. L'orphelinat grec sur Büyükada est quant à lui l'un des plus grands bâtiments en bois de la ville. Comme toute circulation automobile y est interdite, les îles constituent aujourd'hui un lieu de détente et de loisirs pour les Stambouliotes fuyant pour quelques heures la pollution et le bruit de la ville.

Les « Champs-Élysées » d'İstanbul, s'étend sur 10 km entre Kadıköy et Bostancı.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lycées[modifier | modifier le code]

Universités publiques[modifier | modifier le code]

Universités privées[modifier | modifier le code]


Sport[modifier | modifier le code]

Istanbul a été candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'été, perdu aux jeux de 2000, de 2008, et de 2012, puis aux jeux de 2016 où elle a finalement retiré sa candidature (villes finalistes : Tokyo, Chicago, Madrid, Rio de Janeiro). La métropole turque est de nouveau candidate à l'organisation des Jeux pour l'édition d'été de 2020. L'annonce a été faite le 13 août 2011 par la voix du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan[34].

Les Stambouliotes ont une passion pour le sport, en particulier pour le football. Les principaux clubs de football d'Istanbul, qui sont également les plus titrés du pays, sont : Galatasaray, Fenerbahçe, Beşiktaş JK. Au basket-ball, l'Efes Pilsen İstanbul, Fenerbahçe Ülker, Beşiktaş Cola Turka et le Galatasaray Cafe Crown sont les principales équipes de la ville. Eczacıbaşı Spor Kulübü et Fenerbahçe dominent le volley-ball stambouliote. En handibasket, le championnat national et même les compétitions européennes sont dominés par les équipes de Galatasaray Medical Park et Beşiktaş JK.

Depuis 2005, la ville accueille le Grand Prix de Turquie de Formule 1 sur le circuit d'Istanbul Park, et Burcu Cetinkaya en est originaire. Ce grand prix ne figure plus sur le calendrier de la F1 à partir de 2012.

Istanbul a accueilli la finale de la Ligue des champions 2005 entre Milan AC et Liverpool au Stade olympique Atatürk. En 2009, la dernière finale de la coupe de l'UEFA s'est jouée dans le stade du Fenerbahce, Şükrü Saraçoğlu[35].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité d'Istanbul est jumelée ou en partenariat avec cinquante-et-une villes[36] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Commission générale de terminologie et de néologie est indifférente aux deux graphies : « Recommandation concernant les noms d'États, d'habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires », Journal officiel de la République française,‎ 24 septembre 2008
  2. Voir article İ pour la prononciation et l'écriture.
  3. a et b (en)The Results of Address Based Population Registration System, 2013
  4. Une controverse oppose l'historiographie turque et l'historiographie grecque au sujet de l'identité culturelle de l'Empire byzantin : multinational et multiculturel pour la première, le grec servant seulement de langue officielle, mais entièrement hellénophone pour la seconde ; l'historiographie européenne et américaine prend des positions plus nuancées. Selon l'historiographie turque, par exemple dans İlber Ortaylı : Son İmparatorluk Osmanlı, 2006, (ISBN 9752634907), il y aurait eu dans l'Empire ottoman, au XVIIIe siècle, une colonisation grecque à partir de l'actuelle Grèce, et une hellénisation de diverses populations chrétiennes, liées au dynamisme économique et démographique des Grecs.
  5. Le Petit Larousse donne les deux dénominations mais il semblerait que le terme « Stambouliote » soit le plus utilisé.
  6. a, b, c et d " (en) « Historical Weather for Istanbul, Turkey », WeatherBase (consulté le 27 June 2010)
  7. a, b, c et d (tr) (en) « İstanbul Bölge Müdürlüğü'ne Bağlı İstasyonlarda Ölçülen Ekstrem Değerler (Extreme Values Measured in Istanbul Regional Directorate) », Meteor.gov.org (consulté le 27 juillet 2010)
  8. (en) « March 1987 Cyclone (Blizzard) over the Eastern Mediterranean and Balkan Region Associated with Blocking », American Meteorological Society (consulté le 27 juillet 2010)
  9. (en) « Climatological Information of Istanbul (Information climatologique d'Istanbul) »
  10. (tr) « Yıllık Toplam Yağış Verileri - İstanbul (Les données des précipitations annuelles totales d'Istanbul) » « Ölçülen En Düşük Sıcaklıklar: 30.01.2012 06:00 - 31.01.2012 06:00 (UTC) - İstanbul (Record de froid) »
  11. (en) « BBC Weather Centre - World Weather - Average Conditions - Istanbul, Turkey (Centre météo de la BBC - Météo monde - Conditions moyennes - Istanbul, Turquie) »
  12. (en) « Statistics: Historical Weather Information for Istanbul (Statistiques: Informations météorologiques historiques d'Istanbul) »
  13. (en) « Extreme Temperatures Around the World - Highest and lowest record temperatures: Istanbul (Températures extrême dans le monde - record température maximales et minimales: Istanbul) »
  14. (en) The Additional Records for the Flora of Istanbul - M.Keskin, N. Özhatay - Istanbul University - Faculty of Pharmacy.
  15. a et b (en) "Spring in Istanbul’s forests" Article: Mehmet Tokcan, Photo: AYKUT İnce. Monthly Magazine of Turkish Airlines SkyLife - April 2008.
  16. (en) Study Area : Istanbul. OoCities.org
  17. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire de noms de lieux, Le Robert, 1992 (ISBN 285036195X).
  18. Villes lauréates du Prix de l’Europe (1955-2010)
  19. Les chiffres varient de 300 000 à 500 000 selon l'État turc, 800 000 selon certains historiens turcs, 1 200 000 selon la plupart des historiens occidentaux à 1 500 000 selon les autorités arméniennes.
  20. (en) Turkish "Foreign Ministry: 89,000 minorities live in Turkey" "Containing detailed statistics about the minority groups in Turkey, the report reveals that 45,000 of approximately 60,000 Armenians reside in İstanbul.", sur le site todayszaman.com
  21. Turquie: espoir pour les chrétiens?
  22. (tr) /www.kuraldisi.com
  23. « Immigration anatolienne vers Istanbul entre 2007 et 2008 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29
  24. « Émigration d'Istanbul entre 2007 et 2008 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29.
  25. Il s’agit du Produit Intérieur Brut (PIB) estimé ou Estimated Gross Domestic Product(purchasing power parity). Source : PriceWaterhouseCoopers, UK Economic Outlook and Global City Ranking 2005-2002, Full Report, 2007
  26. (fr) « Istanbul : les Indignés de Taksim », Laurène Perrussel-Morin, Le Journal International, 29 mai 2013
  27. a, b et c Oda TV: "İstanbul'da 2 milyon 700 bin ağaç kesilecek"
  28. a, b et c T24: "Veysel Eroğlu, CHP'li Gürkut Acar'ın sorularını yanıtladı"
  29. İnternet Haber: "Yeni köprü için kaç ağaç kesildi?"
  30. Inauguration du Marmaray : « Le tunnel sous le Bosphore, rêve des sultans ottomans », Journal Le Point,‎ 29 octobre 2013
  31. (tr) turizmdebusabah.com Le nombre de touristes a augmenté de 10 %.
  32. haberturk.com(tr) le nombre de touristes a dépassé la barre des 31 millions.
  33. Istanbul.
  34. Le Parisien
  35. fr.uefa.com
  36. (en) « Sister Cities of Istanbul », Great Istanbul,‎ 2007 (consulté le 26 septembre 2009).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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