Issigeac

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Issigeac
L'église d'Issigeac.
L'église d'Issigeac.
Blason de Issigeac
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Issigeac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Issigeacois
Maire
Mandat
Jean-Claude Castagner
2008-2014
Code postal 24560
Code commune 24212
Démographie
Gentilé Issigeacois
Population
municipale
708 hab. (2010)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 46″ N 0° 36′ 21″ E / 44.7294, 0.605844° 43′ 46″ Nord
       0° 36′ 21″ Est
/ 44.7294, 0.6058
  
Altitude Min. 94 m — Max. 166 m
Superficie 9,16 km2
Localisation

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Issigeac

Issigeac (Sijac en occitan[1]) est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton d'Issigeac.

Ses habitants sont appelés les Issigeacois(es).

Sommaire

Géographie [modifier]

Issigeac se trouve dans la vallée de la Banège, au sud-est de l'important vignoble de Monbazillac.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes d’Issigeac
Monsaguel Saint-Cernin-de-Labarde Montaut
Issigeac
Plaisance Monmarvès Boisse

Histoire [modifier]

A 20 km au sud de Bergerac, le village d'Issigeac est essentiellement un bourg médiéval. Cependant, ses racines sont bien plus anciennes car des vestiges préhistoriques ont été retrouvés sur la commune.

Au IVe siècle de notre ère, il existait une villa gallo-romaine dont la partie balnéaire a été retrouvée en 1994, à l'occasion de travaux de voirie. Cet édifice était orné de mosaïques, d'éléments décoratifs en stuc. Une nécropole mérovingienne s'implanta sur le site même de la villa, ruinée lors des invasions barbares.

La première mention écrite d'Issigeac date de 1008 et concerne l'église Saint-Martin. En 1153, les textes mentionnent le monastère, qui dépendait de la grande abbaye de Sarlat. Durant le XIIIe siècle, la cité se blottit à l'intérieur de remparts, afin de se protéger des combats de la Guerre de Cent Ans. Cette seigneurie dépendait des seigneurs de Bergerac, mais très vite, les doyens (responsables de la communauté de moines) accaparèrent les droits féodaux, et devinrent seigneurs spirituels et temporels de la juridiction d'Issigeac. Des coutumes (« Charte de privilèges ») furent rédigées en 1298.

En 1351, Issigeac fut rattaché aux biens de l'évêché de Sarlat : dès lors, Issigeac devint une résidence des prélats de Sarlat. L'église actuelle fut construite au XVIe siècle par l'évêque Armand de Gontaut-Biron. Mais bientôt, la cité souffrit beaucoup des Guerres de Religion. Le château et l'église furent en partie détruits, et la cité ne retrouva son calme qu'au XVIIe siècle. L'église et l'actuel château furent reconstruits sous l'épiscopat de François II de Salignac de Lamothe-Fénelon. C'est à cette même époque que Fénelon, célèbre écrivain, résida chez son oncle dans ce château.

En 1789, la cité rédigea son cahier de doléances et connut pendant tout le XIXe siècle de nombreux changements, heureusement sans trop d'effets sur l'architecture du bourg. Malgré un regain d'activités au siècle dernier, la cité s'endormit au début du XXe siècle, ce qui la préserva des grands travaux de réaménagements urbains.

À partir de 1973 et la parution du livre Le Temps incertain de Michel Jeury, Issigeac attire un certain intérêt de la part d'auteurs et de lecteurs de science-fiction[2].

Aujourd'hui, Issigeac est une petite cité qui a maintenant enrayé son exode rural tout en se préservant de l'essor industriel du XXe siècle. Issigeac fut en 1988 le lieu de tournage du film "La Soule" (ancêtre du rugby) de Michel Sibra avec notamment Richard Bohringer. Le marché dominical, relancé par le développement international de l'aéroport de Roumanière, est particulièrement réputé.

Héraldique [modifier]

Armes d'Issigeac

Les armes d'Issigeac se blasonnent ainsi : « D'argent à quatre lionceaux de gueules armés, couronnés et lampassés de même, brisé d'un bâton écoté d'azur raccourci et péri en bande. »[3]

Administration [modifier]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Claude Gisquet    
1989 mars 2008 Jean-Marie Bos PS Conseiller général
mars 2008 en cours Jean-Claude Castagner PS Directeur d'école retraité
Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Issigeac, cela correspond à 2004, 2009, 2014[4], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2010, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
921 879 936 970 977 1 040 1 068 1 089
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 064 1 020 1 043 1 026 1 062 1 046 1 103 959
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
914 851 780 801 769 737 730 790
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
842 687 683 712 709 669 686 638
1999 2004 2006 2009 2010 - - -
617 665 677 634 708 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2004 : population municipale légale.
Sources : Ldh/EHESS/Cassini[5] jusqu'en 1962 puis Insee : 1968-1999[6], 2004[7], 2006[8], 2009[9], 2010[10].

Lieux et monuments [modifier]

Église Saint Félicien [modifier]

À la fin du XVe siècle, Armand de Gontaut-Biron, évêque de Sarlat et seigneur d'Issigeac, fit élever l'église actuelle sur l'emplacement du prieuré roman. La construction a duré près de 40 ans et fut achevée en 1527.

L'église Saint-Félicien présente un bel ensemble de l'architecture gothique finissante (un exemple rare en Périgord) à trois nefs soutenues par des arcs-boutants. Le clocher octogonal rompt avec l'architecture des XVe et XVIe siècles et rappelle l'art roman.

Éléments remarquables :

L'église Saint-Félicien est classée au titre des monuments historiques en 2001[11]. Des travaux de rénovation importants sont en cours, car de graves fissures sont apparues ces dernières années et une partie de la nef sud s'est écroulée en 2006.

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Château des évêques de Sarlat [modifier]

Château des évêques de Sarlat

Dès le XIVe siècle, les évêques de Sarlat viennent s'installer à Issigeac et en font leur résidence ordinaire. L'un des successeurs, François III de Salignac de La Mothe-Fénelon fait construire le château en 1660 sur des fortifications médiévales.

Ce bâtiment, inscrit aux monuments historiques, révèle les caractéristiques de l'architecture classique française : sobriété, symétrie, ordre, clarté.

Son allure est cependant adoucie par les deux petites tourelles rondes accrochées à chaque angle des ailes latérales. Aujourd'hui, le château abrite le syndicat d'initiative dans ses caves voûtées.

Autres monuments [modifier]

  • Maison des Têtes : maison gothique du XIVe siècle avec pans de bois et poutres sculptées sur base en pierre de taille. Elle est inscrite en 1946 au titre des monuments historiques[12]. Son propriétaire la laisse à l'abandon depuis 1995. Une pétition lancée en 2012 a rassemblé plus de 500 signatures[13].
  • Ancienne Prévôté, XVIIe et XVIIIe siècles[14], également inscrite en 1946.
  • Maison des Dîmes.
  • Maisons à galeries de bois.
  • Vestiges de l'ancienne enceinte de fossés et de remparts dits « Tour de Ville ».
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Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Michel Jeury y a écrit l'essentiel de son œuvre de science-fiction (période 1960-1987).

Gastronomie [modifier]

  • Issigeac produit des vins de bergerac et de monbazillac
  • La « lise » est un gâteau brioché, recouvert de sucre glace, généralement parfumé à la fleur d'oranger.

Événements [modifier]

  • Courses de chevaux le dimanche de Pentecôte
  • Village du disque et de la BD, le troisième week-end de juin
  • Bodega le deuxième week-end de juillet[15]
  • Foire aux paniers chaque été depuis le début des années 1990[16]
  • Exposition sur l'œuvre de Michel Jeury en juin 2013[17], faisant également référence à Cyrano de Bergerac, visant à conforter l'image du village en tant que lieu de pèlerinage de la science-fiction.

Notes et références [modifier]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 4 décembre 2012.
  2. Préface de Gérard Klein au Temps incertain de Michel Jeury, reproduite sur le site Quarante-deux. Page consultée le 8 avril 2013.
  3. Histoire d'Issigeac
  4. Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  5. Notice communale d'Issigeac, sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 24 février 2013.
  6. Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  7. Recensements de la population de 2004 à 2007 (archive), sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  8. Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  9. Populations légales 2009 des communes du département, sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  10. Populations légales 2010 des communes du département, sur Insee. Consulté le 24 février 2013.
  11. Église Saint-Félicien, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 novembre 2010.
  12. Maison gothique, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 novembre 2010.
  13. Marie-Dominique Gérard-Bot veut sauver la maison des têtes à Issigeac sur Le Démocrate indépendant, consulté le 8 avril 2013.
  14. Ancienne prévôté, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 novembre 2010.
  15. Bodega Issigeac sur le site du Pays de Bergerac, consulté le 17 janvier 2012.
  16. Le week-end des paniers, Sud Ouest édition Dordogne du 13 juillet 2012.
  17. http://blog.jeury.fr/pages/Exposition-Entre-Futurs-et-terroirs

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]