Israël Shamir

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Israël Shamir

alt=Description de l'image Israel Shamir RN MOW 05-11.jpg.
Nationalité Flag of Russia.svg russe, Flag of Israel.svg israélien, Flag of Sweden.svg suédois
Profession Essayiste

Israël Shamir est le pseudonyme d'Adam Ermash — nom changé légalement en Jöran Jermas —, un écrivain et journaliste très controversé, connu pour son militantisme anti-sioniste et pro-palestinien. Il est régulièrement accusé d'antisémitisme et de négationnisme[1],[2]. Israël Shamir a vécu longtemps en Israël et en Palestine ; il est citoyen israélien d'origine arabe selon certaines versions, d'origine juive russe selon d'autres ; il est converti au christianisme orthodoxe. Il réside en Suède, pays dont il a pris la nationalité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éléments présentés par Israël Shamir[modifier | modifier le code]

Israël Shamir se présente comme un intellectuel russo-israélien, écrivain, traducteur et journaliste, né à Novossibirsk, en Sibérie et petit-fils d’un professeur de mathématiques, le descendant d’un rabbin de Tibériade.

Après des études à la prestigieuse École de l’Académie des Sciences, il enseigne les mathématiques et le droit à l’Université de Novossibirsk et en 1969 s'établit en Israël. Parachutiste durant son service militaire, il aurait combattu durant la guerre d’octobre 1973.

Après l’armée, il aurait repris des études de droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem, mais aurait laissé la carrière juridique pour se consacrer au journalisme et à la littérature.

Il aurait eu une première expérience du journalisme à la Radio israélienne. Reporter freelance, ses diverses missions l’auraient amené au Vietnam, au Laos et au Cambodge, serait entré à la BBC et il se serait installé à Londres. En 1977-79, il aurait écrit pour Maariv ainsi que d’autres journaux depuis le Japon, où il aurait été envoyé spécial. À Tokyo, il aurait écrit son premier roman : Voyages avec mon fils, et traduit un certain nombre de classiques japonais.

Revenu en Israël en 1980, Israël Shamir aurait écrit pour deux quotidiens israéliens : Haaretz et Al HaMishmar (en). Il aurait été également porte-parole du Parti socialiste israélien (Mapam) à la Knesset. Il aurait traduit en russe l’œuvre de S Y Agnon, le seul écrivain en hébreu moderne lauréat du Prix Nobel de littérature. Cette traduction aurait été publiée à plusieurs reprises tant en Israël qu’en Russie. Il aurait également traduit des sélections de l’Ulysse de James Joyce, traduction qui aurait été accueillie très favorablement tant à Moscou qu’à Tel Aviv, New York et Austin (Texas). Une autre de ses traductions, celle de l’ouvrage du Président israélien Haïm Hertzog Les guerres israélo-arabes, aurait été publiée à Londres.

Son œuvre la plus populaire, Le Pin et l’Olivier, qui retrace l’histoire de la Palestine/Israël, aurait été publiée en 1988. En couverture, une illustration du peintre palestinien Nabil Anani. Au début de la première Intifada, Israël Shamir serait reparti en Russie, où il aurait assuré la couverture de l’actualité au cours des années 1989-1993, riches d’événements décisifs. De Moscou, il aurait envoyé des reportages au quotidien israélien Haaretz, mais il aurait été licencié pour avoir écrit un article qui appelait au retour des réfugiés palestiniens et à la reconstruction de leurs villages détruits. Il aurait écrit pour divers journaux et périodiques russes, notamment la Pravda et l’hebdomadaire Zavtra.

Selon la biographie figurant sur son site internet, en 2004, Shamir aurait été baptisé dans l'Église orthodoxe grecque de Jérusalem par l'archevêque Théodose (Atallah) Hanna Sabastia et aurait reçu le nom d'Adam[3].

Éléments corroborés par des investigations de la presse et par les autorités suédoises[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, Shamir semble avoir été établi à Moscou, où il a rédigé plusieurs articles pour des publications russes sous le nom « Robert David ».

Dans un article daté 1991 paru dans le Jerusalem Post, Mikhail Agursky fit état de ce qu'il percevait comme la double identité de Shamir[4]. Selon Agursky, Shamir était lié à des groupes d'extrême-gauche en Israël et dénonçait l'antisémitisme des nationalistes d'extrême-droite russes. À la même époque, il fut associé à des groupes d'extrême-droite anti-sionistes et antisémites en Russie. Agursky relate que Shamir, sous le pseudonyme « Robert David », avait rédigé pour un magazine russe d'extrême-droite un article dans lequel Andrei Sakharov était dénoncé comme un agent sioniste nuisible. Agursky a dévoilé le passé de Shamir :

« En tant qu'Israël Shamir (Shmerling) il arriva en Israël à la fin des années 1960 en provenance de Novosibirsk et fit rapidement partie de l'extrême-gauche.

Il acquit une excellente maîtrise de l'hébreu et publia de nombreux articles dans Ha'aretz, Al HaMishmar ainsi que dans le Jerusalem Post. Il fut également pour un temps porte-parole du Mapam à la Knesset. À la fin de 1980 il publia un violent article contre le nationalisme russe dans Ha'aretz, accusant les soutiens de Soljenitsyne d'être les pires ennemis des juifs. Ce qu'ignoraient les Mapam et les autres cercle de gauche ou libéraux israéliens était que Shamir entretenait également d'étroits contacts avec la droite européenne et israélienne.

Shamir vit actuellement à Moscou sous le nom de Robert David; sous son véritable nom il ne manque aucune occasion de prétendre que les sionistes sont les pires ennemis du peuple russe et de traiter les libéraux russes d'agents sionistes[5] »

Selon un récit dévoilé le 14 août 1994 par IPS, Shamir était à l'époque associé à l'entourage d'Alexander Prokhanov et apporta sa contribution à son journal d'extrême-droite et anti-sémite Dyen (épelé « Djim » dans la relation d'IPS). Selon IPS, qui citait des « sources israéliennes », Shamir « ne vécut que brièvement en Israël », avant de retourner en Russie.

Lorsque Dyen (« jour » en russe) fut fermé par les autorités russes, Prokhanov le republia sous le nom Zavtra (qui signifie « demain »). Au cours des dernières années, Shamir a contribué de façon régulière à ce journal sous le nom « Israel Shamir »[6],[7].

En dehors des cercles d'extrême-droite russe, Shamir semble avoir été peu connu jusqu'en 2001, lorsqu'il créa son site web et changea son nom en Jöran Jermas[8],[9],[10],[11].

Selon les autorités suédoises[12], Shamir aurait vécu en Suède de 1984 à 1993, moment où il émigra pour la Russie. En 1998 il redevint un résident permanent de la Suède où il réside toujours. Il devint citoyen suédois en 1992[13],[14]. Selon le CV figurant sur son site web, il aurait vécu en Israël de 1980 à 1989, en Russie de 1989 à 1993, et à nouveau à Jaffa, en Israël depuis 1993.

Shamir est un des fondateurs de One Democratic State in Israel/Palestine’ basé à Lausanne[15]. Il fait également partie du cercle des conseillers de Deir Yassin Remembered[16], une association dont l'objet est de créer un monument à la mémoire des victimes du massacre de Deir Yassin (1948) dans le village du même nom.


Vues politiques sur le conflit israélo-palestinien[modifier | modifier le code]

Israël Shamir est un opposant au sionisme. Il reproche le caractère juif de l'État d'Israël qu'il considère comme raciste vis-à-vis de sa minorité arabe. Il y réclame l'égalité entre Arabes et Juifs. Il milite également pour l'établissement d'un seul État démocratique sur l'ensemble des territoires d'Israël, de Cisjordanie et de Gaza, c'est-à-dire sur le territoire de la Palestine historique, fondé sur le principe « un homme, une voix »[17].

Israël Shamir développe ses vues notamment dans l'ouvrage L'Autre visage d'Israël, connu sous le titre de Flowers of Galilee dans son édition anglaise, ou de Blumen aus Galiläa en allemand. Il contient une traduction d’essais défendant, selon l'auteur, l’égalité entre Juifs et non-Juifs en Palestine/Israël, et prônant l’instauration d’une véritable démocratie en Israël. Certains propos contenus dans l'ouvrage sont par ailleurs dénoncés comme antisémites[18].

Israël Shamir se présente sur son site internet comme un « éminent intellectuel russo-israélien »[19]. Il ne bénéficiait cependant d'aucune notoriété en Israël avant 2000-2001[20] : aucun de ses livres ou articles n'est publié en hébreu, et même son site Internet ne contient que trois articles sous sa signature en hébreu (contre neuf en norvégien, sept en danois, et des dizaines en anglais). Aucune organisation israélienne, y compris les plus virulentes dans leur opposition à la politique du gouvernement, voire à l'existence de l'État, ne l'a accueilli dans ses rangs.

Critiques[modifier | modifier le code]

Accusations d'antisémitisme[modifier | modifier le code]

Le site PHDN, citant notamment Dominique Vidal du Monde diplomatique, le qualifie d'antisémite, non du fait de ses prises de position radicalement antisionistes, mais des propos qu'il tient sur les Juifs[21]. Les premières accusations d'antisémitisme visant Israël Shamir ont été portées en 2001 par Ali Abunimah et Hussein Ibish, deux des principaux animateurs du mouvement propalestinien aux États-Unis, qui dans une lettre ouverte datée du 16 avril 2001 ont exprimé leurs « sérieuses inquiétudes » au sujet de cet homme.

Par la suite, Hussein Ibish (qui est à cette époque le porte-parole de l’American-Arab Anti-Discrimination Committee (ADC), et deviendra par la suite l'un des responsables de l'American Task Force on Palestine) publiera le compte rendu d'une rencontre qu'il a eue avec Israël Shamir. Selon Hussein Ibish, Israël Shamir dernier y apparaît à la fois comme un antisémite obsessionnel et comme un homme vénal[22].

Des accusations d'antisémitisme ont également été portées par le journal antifasciste britannique "Searchlight"[23], par le journal trotskiste "Socialist Viewpoint"[24] ainsique que par le journaliste en:Michael C. Moynihan[25]

Interdiction de L’Autre visage d’Israël en France[modifier | modifier le code]

Le livre L'Autre visage d'Israël a initialement été proposé à la vente en France en coédition par les Éditions Blanche et les Éditions Balland. Le 6 septembre 2005, comparaissaient, devant la quatorzième chambre du Tribunal de grande instance de Nanterre, la maison d’édition Al Qalam et son gérant, Abdelila Cherifi Alaoui, pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion, à la suite d’une plainte de la LICRA. Al Qalam (qui signifie « la Plume» en arabe) est l’éditeur français du livre d’Israël Adam Shamir, L’autre visage d’Israël[26],[27].

Lors de l'audience, l'avocat de la maison d'édition d'Israel Shamir, Me Eric Delcroix, souligne qu' :

En ce qui concerne l’aspiration des Juifs à dominer le monde, et la véracité des Protocoles des Sages de Sion, (...) Israël Shamir « s’interroge sur le sens, la valeur et la portée des célèbres Protocoles des Sages de Sion, dans lequel [sic] il voit, tout comme Soljenitsyne, un roman prophétique décrivant, un siècle à l’avance, ce qu’allait devenir l’Occident, à l’instar du fameux 1984 de George Orwell.
Et Me Delcroix de poursuivre : « Le propos de Monsieur Shamir n’implique évidemment pas les Juifs du fait de leur religion, mais du fait qu’ils adhérent trop souvent, sous leur seule responsabilité individuelle, à des “idées” néfastes induites ». Et il cite Israël Shamir : « Non, l’intérêt des Protocoles n’a pas disparu, car le plan qui y est décrit, consistant à instaurer un régime oligarchique (non nécessairement juif), est en train d’être mis en vigueur en temps réel ; cela s’appelle le nouvel ordre mondial. »[26].

Le 3 novembre 2005, le gérant d’Al Qalam a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis, 10 000 € d’amende, et à verser 13 500 € à la LICRA au titre de dommages et intérêts, frais de justice. En outre, l’éditeur a dû retirer l’ouvrage de la vente[28],[29].

En réaction, la rédaction du site quibla.net déclare :

Cette condamnation est d'une extrême gravité. Elle va à l'encontre d'une jurisprudence acceptant des critiques contre des religions, quelles qu'elles soient. Il suffit de lire le livre de Shamir pour se rendre compte que les accusations d'« antisémitisme » sont infondées. Dans Les Sages de Sion et les maîtres du discours, un article de 2002, Shamir tente d'analyser pourquoi, un siècle après leur première publication, les Protocoles des Sages de Sion continuent à avoir un tel succès dans le monde entier. Il en conclut que c'est parce que les sionistes se comportent au jour le jour comme s'ils appliquaient le programme de domination décrit dans ce livre. L'éditeur victime de cette condamnation inique va faire appel. Cette affaire est loin d'être finie[28].

Venant de la presse britannique[modifier | modifier le code]

En avril 2005, dans un article du Times en ligne, le journaliste Stephen Pollard critique un membre de la Chambre des Lords, Lord Ahmed, pour avoir invité, pour la lancée d'un de ses ouvrages, « un antisémite extrémiste » dans les bâtiments de l'institution.

Il rapporte qu'Israel Shamir aurait notamment déclaré :

Les Juifs, en effet, possèdent, contrôlent et publient une grand part de la presse.

Ou encore :

Au Moyen-Orient, les guerres, la terreur et les troubles n'ont qu'une cause - et c'est la suprématie juive.

Contacté au téléphone, Lord Ahmed aurait déclaré n'avoir aucun commentaire à faire[30].

Sur les crimes des Khmers rouges[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre 2012, Israël Shamir publie sur le site counterpunch.org un article consacré au Cambodge, dans lequel il présente Pol Pot, le chef des Khmers rouges comme un « dirigeant incorruptible », louant la politique d'indépendance du Kampuchéa démocratique et assurant que les Cambodgiens ont un bon souvenir de Pol Pot ; il remet par ailleurs en cause le bilan humain des crimes du régime Khmer rouge, dont il assure qu'il s'agit d'une « légende noire » répandue par les Vietnamiens[31].

Publications[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive :

  • Pardès, une étude de la Kabbale, Al Qalam, 2005
  • (en) Flowers of Galilee, Dandelion, 2004 (ISBN 1-893302-78-4)
  • (de) Shamo 14, Egmont Manga & Anime GmbH, 31 juillet 2005
  • (de) Rosa Luxemburg, Promedia Verlagsges. Mbh, 31 mars 2005
  • (de) Blumen aus Galiläa, Promedia Verlagsges. Mbh, 31 mars 2005
  • Notre-dame des Douleurs, Booksurge, avril 2006 (ISBN 1419636235)
  • (en) Our Lady of Sorrow, Booksurge, 2006 (ISBN 1419608355)
  • La bataille du discours, Booksurge, 2008 (ISBN 1-4392-1143-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)http://www.guardian.co.uk/media/2011/jan/31/wikileaks-holocaust-denier-handled-moscow-cables
  2. (en)http://www.ibtimes.com/articles/107407/20110201/wikileaks-julian-assange-biography-war-on-secrecy-inside-media-deal-guardian-real-father-wig-old-wom.htm
  3. (en)http://www.israelshamir.net/Biography.htm
  4. Jewish-Christian Relations Biography of Mikhail Agursky
  5. Jerusalem Post archive We mustn't shun the Russian right
  6. DEAD LINK
  7. Google search site:zavtra.ru "Исраэль Шамир"
  8. Media Monitors Network Israel Shamir
  9. http://web.archive.org/web/20011009000132/http://www.israelshamir.net/
  10. http://www.completewhois.com/cgi-bin/whois.cgi?query=israelshamir.net
  11. www.magasinet-monitor.net RV member to be expelled?
  12. http://www.skatteverket.se/blanketterbroschyrer/broschyrerforsattssidor/711b.4.39f16f103821c58f680008009.html
  13. Israel Shamir ljuger om sin historia Israel Shamir ment sur son passé
  14. Israeli writer is Swedish anti-Semite, Searchlight Magazine en ligne, May 2004
  15. http://www.lpj.org/Nonviolence/Sami/OneState/Association.html
  16. http://www.deiryassin.org/board.html
  17. Exclusif : rencontrez Israël Shamir lors de son passage en France
  18. Voir quelques citations.
  19. [1]
  20. THE ISRAEL SHAMIR CASE
  21. Israel Shamir, un antisémite
  22. « Il a suggéré que la seule chose qui pourrait aider la cause de la libération palestinienne serait la marginalisation de la communauté juive américaine. J’ai eu le très net sentiment qu’il signifiait par là une campagne visant à répandre, au sein de la majorité chrétienne aux États-Unis, la méfiance envers la communauté juive, car il insistait sur le fait que “seule la majorité peut contrôler ce groupe minoritaire”. Je lui ai demandé si c’était là l’objet essentiel des textes qu’il écrivait, et il m’a répondu: “C’est possible”. Je lui ai demandé d’être plus précis; mais il a été évasif m’expliquant que “c’était la première fois que nous nous rencontrions”. Il me dit ensuite qu’il était venu dans ce pays pour trouver un soutien financier [sponsor] qui l’enverrait faire une longue tournée de conférences dans les églises américaines. Je lui ai demandé comment il comptait prôner l’antisionisme à une congrégation qui attend le combat de la fin des temps [Armageddon]. Il a dit qu’il les convaincrait que Sharon est “l’Antéchrist juif”. Puis il a dit qu’il cherchait activement une source de financement, sous forme de bourse ou de salaire, pour payer ses articles. Il me dit que c’était “une marque d’immaturité”, de la part de notre communauté, qu’aucun Arabe américain n’ait encore veillé à cela. » http://www.phdn.org/antisem/antision/notreami.html
  23. «Israeli writer is Swedish anti-Semite»[2]
  24. «Israel Shamir: Wolf in Sheep’s Clothing»[3]
  25. Assange's Extremist Employees - Why is WikiLeaks employing a well-known Holocaust denier and his disgraced son?, Reason.com, 14 décembre 2010Ajout
  26. a et b Islamic and Jewish News - Toronto Page
  27. Al Qalam
  28. a et b Condamnation
  29. [4]
  30. Lord Ahmed's unwelcome guest - Comment - Times Online
  31. http://www.counterpunch.org/2012/09/18/pol-pot-revisited/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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