Israël Nisand

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Pr Israël Nisand

Description de cette image, également commentée ci-après

Israël Nisand, 2012

Naissance 13 décembre 1950 (63 ans)
Afula (Drapeau d’Israël Israël)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Gynécologie, obstétrique
Institutions Université de Strasbourg
Diplôme Université de Strasbourg

Israël Nisand, né le 13 décembre 1950 à Afula (Israël), est un gynécologue obstétricien français aux hôpitaux universitaires de Strasbourg. Il est professeur des universités et enseigne les sciences humaines à la faculté de médecine de Strasbourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Léon Nisand et de Andrée Lévy, Israël Nisand est le frère de Michaël Nisand, Uriel Nisand, Raphaël Nisand, maire de Schiltigheim, avocat et Président d'Honneur de la LICRA du Bas-Rhin, et du docteur Gabriel Nisand.

Il fait ses études à la faculté de médecine de l'université de Strasbourg[1]et devient professeur des universités. Il a été directeur de l'école des sages-femmes du centre hospitalier intercommunal de Poissy. Depuis 2005, il est chef du département de gynécologie-obstétrique des Hôpitaux universitaires de Strasbourg[2]. Il est membre de la Commission nationale de la naissance[3].

Israël Nisand est l'auteur d'un rapport sur « L'IVG en France », remis en février 1999 à Martine Aubry. Il est à l'origine du mouvement de protestation des échographistes face à la jurisprudence Perruche[4].

Dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde en date du 2 janvier 2003, ainsi que dans des entretiens avec la presse, Israël Nisand a proposé que le clonage reproductif soit reconnu comme étant un crime contre l'humanité[5] tout en écartant l'interdiction du clonage thérapeutique. Depuis, les changements scientifiques et éthiques relatifs au clonage reproductif l'ont fait changer d'avis, et il enseigne d'ailleurs à ses élèves de l'Université de Strasbourg les raisons de ses propos et de l'évolution de sa pensée.

Après y avoir été opposé dans un premier temps, Israël Nisand est aujourd'hui favorable à la légalisation encadrée de la Gestation pour autrui[6],[7].

Parcours[modifier | modifier le code]

  • 1967-1974 : études de médecine à Strasbourg
  • 1974-1978 : interne des hôpitaux de Strasbourg
  • 1978-1981 : chef de clinique-assistant des Hôpitaux
  • 1988-1992 : expert en diagnostic prénatal et médecine fœtale à la cour d'appel de Colmar
  • 1992-1998 : chef du service de gynécologie-obstétrique à Poissy
  • 1993-1998 : expert (diagnostic prénatal et médecine fœtale) à la cour d'appel de Versailles
  • Depuis 2002 : chef du pôle de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg
  • 2011 : création du forum européen de bioéthique de Strasbourg

Spécialités[modifier | modifier le code]

Gynécologue obstétricien, Israël Nisand est spécialiste :

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Se disant « le cœur à gauche », Israël Nisand a néanmoins voté en faveur de Nicolas Sarkozy aux deux tours de l'élection présidentielle de 2007 pour « éviter l'élection de Ségolène Royal », jugée « conservatrice et surtout douée pour retourner sa veste »[8].

Il a présidé le comité de soutien du député (PS) sortant et réélu de la première circonscription de Strasbourg Armand Jung pour les élections législatives de 2007.

Candidat aux municipales de 2008 à Strasbourg, en septième position sur la liste du socialiste Roland Ries, il est élu conseiller municipal, et obtient la délégation, auprès du maire, pour les affaires ayant trait aux hôpitaux de Strasbourg[9].

Le Forum européen de bioéthique[modifier | modifier le code]

Israël Nisand au 3e forum européen de bioéthique à Strasbourg le 28 janvier 2013.

Lors de la campagne des municipales de 2008 à Strasbourg, il propose la création du Forum européen de bioéthique où le grand public est convié gratuitement à des débats ouverts et pédagogiques. En février 2011, la thématique de la fin de vie et du vieillissement a réuni 6 500 personnes. En février 2012, La famille en chantier a attiré plus de 9 000 personnes. En février 2013, la thématique porte sur le corps humain en pièces détachées.

Polémique sur la pilule[modifier | modifier le code]

Dans un article du quotidien Le Monde parue en janvier 2013[10], Israël Nisand apparaît comme l'un des principaux « gynécologues médiatisés » dont on affirme que ses conflits d'intérêt autour de la préconisation des pilules de troisième et quatrième générations auraient pu l'influencer [11]. Israël Nisand répond négativement sur ce sujet[réf. souhaitée] car il n'a jamais prescrit ces pilules mais il regrette qu'elles ne soient pas retirées du marché s'il est prouvé qu'elles sont plus dangereuses.

Sélection de colloques, conférences et auditions[modifier | modifier le code]

  • « Recherches sur l'embryon : comment redéfinir les règles » colloque à la Cité des sciences, Paris, 20 novembre 1999[12]
  • « Les nouvelles méthodes de procréation et leur impact sur la famille », conférence à l'université de tous les savoirs (UTLS), Paris, 11 janvier 2005
  • « Les problèmes soulevés par les nouvelles méthodes de procréation » conférence donnée à l'ENA, Strasbourg, 23 janvier 2006[13]
  • « Avorter : pas si simple » Débat de l'émission C dans l'air, France 5, 13 février 2007

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

Israël Nisand a écrit de nombreux articles dans les revues nationales et internationales et il a participé à de nombreux congrès et comités scientifiques.

Il est l'auteur d'un rapport sur l'IVG en France (1999) et il a publié et dirigé plusieurs ouvrages.

  • Gynécologie obstétrique, éditions Doin, (ISBN 2-7040-1128-1)
  • Soins infirmiers en maternité et aux personnes atteintes d'affections gynécologiques NCI NO22, éditions Masson, (ISBN 2-225-85735-0)
  • 9 mois, et cætera, avec Sophie Marinopoulos, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-63330-5)
  • Elles accouchent et ne sont pas enceintes - Le déni de grossesse, avec Sophie Marinopoulos, 2011, édition Les Liens qui Libèrent, (ISBN 978-2-918597-28-5)
  • Et si on parlait de sexe à nos ados ? (collectif), Odile Jacob, 2012, (ISBN 9782738127563)
  • L’IVG, Collection « Que sais-je ? » PUF, juin 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]