Isoflurane

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Isoflurane
Isoflurane2.pngIsoflurane-3D-vdW.png
Identification
Nom IUPAC (RS)-2-chloro-2-(difluorométhoxy)-1,1,1-trifluoro-éthane
No CAS 26675-46-7
No EINECS 247-897-7
Code ATC N01AB06
PubChem 3763
SMILES
InChI
Apparence liquide incolore[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C3H2ClF5O  [Isomères]
Masse molaire[2] 184,492 ± 0,005 g/mol
C 19,53 %, H 1,09 %, Cl 19,22 %, F 51,49 %, O 8,67 %,
Propriétés physiques
ébullition 48,5 °C[1]
Solubilité dans l'eau : faible[1]
Masse volumique 1,5 g·cm-3[1]
Pression de vapeur saturante 32 kPa à 20 °C[1],
39,9 kPa à 25 °C
48,9 kPa à 30 °C
60,0 kPa à 35 °C
Données pharmacocinétiques
CAM 1,15 % vol.
Métabolisme Hépatique (0,2 %)
Excrétion Pulmonaire
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Anesthésique général
Voie d’administration Inhalatoire
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'isoflurane est un agent anesthésique volatil de la famille des éthers halogénés utilisé pour l'entretien des anesthésies générales aussi bien en médecine humaine que vétérinaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'isoflurane a été introduit à la fin des années 1970. Il reste très utilisé car il a peut d'effets secondaire et est peu cher, mais il tend à être progressivement remplacé, dans les pays occidentaux, par le desflurane et le sévoflurane.

Indications[modifier | modifier le code]

Mécanisme d'action[modifier | modifier le code]

Le mode d'action de l'isoflurane est imparfaitement connu. Il diminue la sensiblité à la douleur (analgésie) et est myorelaxant. Il semble que l'isoflurane se fixe aux récepteurs du GABA, du glutamate et de la glycine. Il potentialise l'activité des récepteurs à la glycine, ce qui diminue l'activité motrice. Il inhibe l'activité des des récepteurs dans les sous types des recepteurs NMDA glutamate. Il inhibe la conduction dans les canaux potassiques activés. Il agit aussi sur les molécules intracellualaires. Il active l'ATPase calcique en augmentant la fluidité membranaire. Il se fixe à la sous-unité D de l'ATP-synthase et la NDH dehydrogénase[réf. nécessaire].

Administré au masque grâce à un vaporisateur anesthésique, il est le plus souvent associé au protoxyde d'azote et à l'oxygène. Son odeur âcre empêche son utilisation pour l'induction de l'anesthésie, en particulier chez les enfants. Sa CAM est de 1,15 % vol. Son coût modique en comparaison à celui du desflurane et du sévoflurane le font encore parfois préférer à ces deux gaz plus modernes, notamment en médecine vétérinaire.

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

Il a peu d'effets indésirables. Il peut entrainer une toux chez le patient. Comme tous les gaz halogénés il favorise une hypotension artérielle per-opératoire et augmente le risque de nausées et de vomissements post-opératoires. Des hépatites à l'isoflurane ont été décrites, c'est pourquoi le desflurane et le sévoflurane sont préférés, malgré leur prix élevé (120 € les 250 ml, soit 25 cl). Il est susceptible, chez les sujets prédisposés, de déclencher une crise d'hyperthermie maligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]