Islam au Maroc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'islam est la religion d'État et la plus pratiquée au Maroc. Elle représente 98,7 % de la population marocaine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire des religions au Maroc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Maroc.

Histoire de l'islam au Maroc[modifier | modifier le code]

L'islam a été introduit au Maroc pour la première fois en 670 par le général Arabe Oqba Ibn Nafaa, envoyé par les Omeyyades. En 788, les Idrissides furent la première dynastie musulmane du Maroc. La plupart des Berbères se convertirent à l'islam puis formèrent leurs propres dynasties islamiques régnant sur le pays.

Islam moderne au Maroc[modifier | modifier le code]

Islam et politique au Maroc[modifier | modifier le code]

Le roi du Maroc possède la dénomination de Commandeur des croyants, ce qui lui confère un pouvoir religieux.

Il existe également des partis dit "islamistes" comme le PJD au Maroc mais donc les lignes politiques au final restent très proches des autres partis politiques en matière de religion du fait que:
- Tous les partis politiques se revendiquent du même courant musulman sunnite malékite dont le Roi est le Commandeur
- Il n'existe pas de partie politique laïc ou d'une autre confession

Les mouvements politiques extrémistes sont, quant à eux, interdit ou à la limite tolérés mais pas reconnus comme Al Adl Wal Ihsane

Islam et droit[modifier | modifier le code]

Contrairement à certains pays du Golfe, le Maroc a une constitution écrite et se définit comme un pays musulman attaché à l'ouverture et la tolérance comme l’atteste le préambule de sa constitution de 2011 :

« État musulman souverain, attaché à son unité national […]. Le prééminence accordée a la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture , de modération , de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde. »[2]

Par ailleurs, bien que reposant essentiellement sur le droit musulman le droit marocain n'est pas issue d'une charia mais est l’émanation de législations parlementaires et de dahir royaux.

Le code de la famille est régie, quant à lui, par la Moudawana ou Code du statut personnel marocain.

Débats sociétaux[modifier | modifier le code]

  • L'apostasie

En 2005, l'apostasie d'un musulman, le fait de quitter sa religion, n'est pas explicitement illégale selon le droit écrit marocain[3]. En plus de s'exposer à une possible « mort civile[3] », parler de ou afficher sa nouvelle croyance peut être interprété comme du prosélytisme. Si ces actions ont lieu en présence d'un musulman, on peut alors être poursuivi en vertu de l'article 220 du code pénal marocain:
« Quiconque, par des violences ou des menaces, a contraint ou empêché une ou plusieurs personnes d'exercer un culte, ou d'assister à l'exercice de ce culte, est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams.
Est puni de la même peine, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l'établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder trois années[4]. »

Article détaillé : Apostasie_dans_l'islam#Maroc.
  • L'obligation du jeune

Selon l'article 222 du code pénal marocain, la consommation de nourriture en public pendant le mois de ramadan est interdite par la loi pour toute personne de confession musulmane. Néanmoins durant le mois de ramadan, les établissements de certaines chaines de restauration rapide comme McDonald’s, Pizza Hut ou KFC, restent ouverts durant la journée[5],[6].

Une enquête intitulée « L’Islam au quotidien » révèle que 60 % des sondés ne considèrent pas comme musulman celui qui ne fait pas le ramadan, et 44,1 % d'entre eux estiment qu’un dé-jeûneur doit être puni jusqu’à ce qu’il reprenne « le droit chemin », tandis que près de 82,7 % des interrogés ne sont pas d’accord pour que les cafés et restaurants restent ouverts la journée pendant le mois sacré musulman[7].
Parallèlement se développent des groupes de contestations contre cet article dont les groupes "Masayminch" ou le "Mouvement alternatif pour les libertés individuelles" (Mali)

  • Autres particularité sociétale marocaine

1 - Le port du voile

Historiquement il n' a pas homogénéité dans les modes vestimentaires des marocaines avec de grandes différences entre les femmes berbères du Nord, les femmes de l'Atlas, les femmes arabes des villes ou les femmes juives. Le Maroc a donc de tout temps toujours composés avec ces différences. Il n'y aucune obligation de port de voile au Maroc. Toutefois, les modes venues de certains pays du Golfe, les difficultés à se faire respecter et la peur de se faire agresser poussent de plus en plus de femmes à le porter

2 - La chasse et consommation de sanglier

Certes très minoritaire, la chasse et la consommation de sanglier à toujours existé dans les parties septentrionale du Moyen Atlas ou dans le Rif.

Comme l'attestent certains écrits du XIXe siècle, la consommation de sanglier existait dans la tribu des beni seddath dans le Rif par exemple[8]

3 - La consommation d'alcool

Le sentiment, apparemment « rigoriste », de la population face au jeune durant ramadan est en revanche en contradiction avec le comportement plus ou moins tolérant qu'observent une grande majorité de Marocains vis-à-vis de l'alcool.

Cela s'explique notamment par la production et la consommation millénaire de vin au Maroc, essentiellement par les communautés juives et chrétiennes mais également par les musulmans de manière plus ou moins admises. (cf. Viticulture au Maroc) Cette interdiction a été entérinée par l’arrêté viziriel du 17 juillet 1967 (B.O. no 2856 du 26 juillet 1967 : 829) émanant du Directeur du Cabinet Royal. Les responsables du ministère de l’Intérieur explique que la présence d’une communauté étrangère nécessitait l'existence d'une politique modérée dans ce domaine. Toutefois,le profil des consommateurs de produits alcoolisés est composé généralement de Marocains musulmans. Par ailleurs, l’État marocain perçoit une taxe intérieure de consommation (TIC) sur l’alcool. Ainsi, en 2006, il a récolté plus de 723 millions de dirhams (513 millions de dirhams pour la bière et 223 millions de dirhams pour les vins et spiritueux).

-La consommation de Cannabis

Bien que le cannabis soit une drogue et reste officiellement interdit, il existe une certaine tolérance historique envers la culture et la consommation de Cannabis aussi bien au niveau des autorités qu'au niveau sociétale. Traditionnellement, la consommation de cannabis passe par la consommation de kif à l'aide d'un Sebsi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]