Islom Karimov
| Islom Karimov Ислом Каримов |
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Islom Karimov en 2002 |
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| Fonctions | |
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| 1er président de la République d’Ouzbékistan | |
| En fonction depuis le 24 mars 1990 (23 ans, 1 mois et 28 jours) |
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| Élection | 31 août 1991 |
| Réélection | 9 janvier 2000 23 décembre 2007 |
| Premier ministre | Abdulxashim Mutalov O‘tkir Sultonov Shavkat Mirziyoyev |
| Biographie | |
| Date de naissance | 30 janvier 1938 |
| Lieu de naissance | Samarcande, |
| Conjoint | Tatyana Karimova |
| Religion | Sunnite |
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| Présidents de la République d’Ouzbékistan | |
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Islom Abdug‘aniyevich Karimov (en ouzbek сyrillique : Ислом Абдуғаниевич Каримов, en russe : Ислам Абдуганиевич Каримов, transcrit en Islam Abdouganievitch Karimov, la forme la plus souvent employée), né le 30 janvier 1938 à Samarcande est le président de la République d’Ouzbékistan en poste depuis le 24 mars 1990.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Après avoir été élevé dans un orphelinat de la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan, Islom Karimov fait ses études supérieures à Tachkent et devient ingénieur en machines-outils et économiste. Il adhère en 1964 au Parti communiste de l'Union soviétique.
Suit une ascension classique dans l’appareil du parti : Karimov commence dès 1966 par participer à l’élaboration du plan quinquennal de la RSSOu, puis il devient ministre des Finances de 1983 à 1986, vice-premier ministre et enfin premier secrétaire du Parti communiste d’Ouzbékistan en 1989. Le 24 mars 1990, il devient Président de la RSS d’Ouzbékistan et, après l’effondrement de l’URSS et l’indépendance du pays, déclarée le 31 août 1991. Il assume le rôle de Président d’Ouzbékistan en attendant l’élection présidentielle du 29 décembre.
Islom Karimov gagne la première élection présidentielle en 1991 avec 86 % des suffrages. En 1995, il organise un référendum qui étend son mandat jusqu’en 2000 et obtient environ 100 % des voix. Puis Karimov est réélu le 9 janvier 2000 avec 91,6 % des voix face au seul autre candidat Abdoulaziz Djalalov. Djalalov ne cache même pas qu’il n’est qu’un candidat servant à donner au régime un minimum de façade démocratique et que, d’ailleurs, il a personnellement voté pour Karimov. Le 27 janvier 2002, Karimov fait encore prolonger son mandat par référendum.
Les ONG présentes dans la région ainsi que l’ONU dénoncent les tortures, le manque de démocratie, la répression contre l’opposition politique et religieuse, le manque de liberté de la presse en Ouzbékistan sous la coupe de Karimov. Le chef du parti Erk, Muhammad Solih, est obligé de partir en exil alors que son collègue Atanazar Oripov passe beaucoup de son temps en détention « provisoire ». Néanmoins la structure sociale qui existe en Ouzbékistan est très différente des sociétés occidentales qui laissent une plus grande liberté à l’individu. En Ouzbékistan, le pouvoir est basé en grande partie sur l’accord des mahallas (communautés de quartier) et donc il doit satisfaire un minimum aux exigences de la population. Il reste toutefois indubitable qu’en dehors de la soumission aux mahallas et aux représentants de l’islam officiel, la répression est féroce.
Voulant créer une image positive en occident pour y obtenir des investissements dans les industries du pays en manque de réformes structurelles, Karimov essaie de montrer quelques signes d’évolution du régime. Ainsi lors de la venue à Tachkent, en février 2004, de Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense des États-Unis, et des médias internationaux qui le suivent, Karimov fait libérer une femme condamnée à six ans de prison pour avoir dénoncé les tortures qui ont causé la mort de son fils.
Les vagues d’attentats en mars et juillet 2004 montrent que la répression musclée de Karimov n’a pas endigué le renouveau de l’islamisme armé dans la vallée de la Ferghana et que son alliance avec les États-Unis a été source de contestation. Karimov persiste à attribuer ces attentats au mouvement islamiste Hizb ut-Tahrir, alors que certains éléments permettent de croire qu'il peut s'agir d'actions du Mouvement islamique d'Ouzbékistan de Tohir Yo‘ldosh et Djuma Namangani.
Karimov a effectué le pèlerinage de La Mecque (hajj) en 1992 et a approuvé la construction de plusieurs grandes mosquées à travers le pays.
Ne voulant pas être déstabilisé par les États-Unis, Karimov ouvre son territoire et ses bases aériennes aux militaires américains qui combattent en Afghanistan à partir de la fin 2001. L’Ouzbékistan devient pour quelques années un allié stratégique des États-Unis, et ce jusqu’en été 2005 quand il fait un brusque virage vers Moscou et expulse les militaires américains de son sol.
Le 13 mai 2005, il réprime une insurrection à Andijan, dans la vallée de la Ferghana, en faisant tirer sur les insurgés à la mitrailleuse lourde[1], 169 morts selon les sources officielles ouzbèkes, 769 morts selon l’opposition, des ONG présentes sur place estiment qu’il y en aurait plus d’un millier.
Le 23 décembre 2007 Karimov est à nouveau élu pour sept ans avec 88,1 % des voix. Trois autres candidats « alternatifs » participent au scrutin, mais ils soutiennent tous implicitement la candidature de leur « rival » Karimov.
Le Sénat de l'Ouzbékistan a approuvé le 5 décembre 2011 un amendement constitutionnel qui réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans. La Chambre basse du parlement, la Chambre législative, a approuvé le changement plus tôt. Le changement a été initié par le président Islam Karimov. La Constitution de l'Ouzbékistan avait fixé le mandat présidentiel à cinq ans mais un référendum en 2002 a étendu le mandat à sept ans.
Famille [modifier]
Karimov est marié à l’économiste Tatiana Akbarovna Karimova. Ils ont deux filles et trois petits-enfants.
Sa fille aînée, Gulnora Karimova (née en 1972), est très active dans le milieu des affaires.
Le 19 mai 2011, Lola Karimova-Tillyaeva, fille cadette du président ouzbek (née en 1978), attaque le journal français Rue89 pour « diffamation » de son père, notamment pour l'avoir qualifié de « dictateur »[2]. Fin juin 2011, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris relaxe Rue89.fr de toutes les accusations de la fille du président[2].
Notes et références [modifier]
- A Andijan, à la mitrailleuse lourde, l'armée ouzbèke a tiré sur la foule - Le Monde, 24 mai 2005
- Le procès de Rue89 devient celui de la dictature ouzbek, Rue89, 20 mai 2011.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Politique de l'Ouzbékistan
- Histoire de l'Ouzbékistan

- Liste des présidents d'Ouzbékistan
- Liste des dirigeants actuels
- Massacre d'Andijan
Liens externes [modifier]
- (en) (fr) : Biographie sur le site de Human Rights Watch
- (fr) Site officiel de l’Ambassade d’Ouzbékistan en France
- (en) Site officiel du service de presse du président ouzbek
- (en) Site officiel du gouvernement ouzbek
- (fr) divers liens sur les événements de mai 2005 en Ouzbékistan
- (en) Site d’information sur la région