Ishin Sūden

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Ishin Sūden

Ishin Sūden (以心崇伝, 1569-1633?), parfois appelé Konchiin Sūden, est un moine Zen Rinzai qui fut conseiller de Tokugawa Ieyasu, et de ses successeurs Hidetada et Iemitsu, sur les questions religieuses et les affaires étrangères. Il joue un rôle important dans le développement initial du shogunat Tokugawa.

Sūden supervise l'administration des sanctuaires shinto et des temples bouddhistes du pays aux côtés de Itakura Katsushige, et participe à beaucoup de débats de grandes affaires diplomatiques en compagnie des conseillers Hayashi Razan et Honda Masazumi. Sūden résidait au temple Konchi-in qu'il avait fondé à Sunpu, et en avait fondé un autre du même nom à Edo en 1618. Il était l'abbé du temple Nanzen-ji à Kyoto[1].

Sūden joue un rôle important dans les négociations avec la cour des Ming sur la réouverture du commerce (Haijin) et le problème de la piraterie.

Sūden était aussi chargé des communications avec les autorités espagnoles de Manille et le royaume du Siam[1]. Il organisait l'accueil des ambassades coréennes au Japon.

Sūden rédige de nombreux rapports durant cette période, dont un dans lequel il rejette l'idée que le shogun soit appelé « roi » (王, ō) ce qui sous-entendrait une subordination envers l'empereur de Chine et un statut tributaire au sein d'un monde sinocentrique.

Il rédige également les buke shohatto en 1615, qui sont ensuite lus devant un rassemblement de daimyo au château de Fushimi, ainsi que l'édit interdisant le christianisme quelques années auparavant. En 1616, il supervise les funérailles de Tokugawa Ieyasu, avec des prêtres Tenkai et Bonshun.

Sūden compilera tous ses rapports diplomatiques rédigés au sein du Ikoku nikki (Chronique des pays étrangers)[1] . Il est également l'auteur du Honkō kokushi nikki (Chroniques de maître Honkō[2]). Les deux ouvrages sont de précieuses sources d'informations sur la diplomatie de l'époque et sur des événements spécifiques.

Ouvrages réalisés[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Nussbaum, Louis Frédéric et al. (2005). Japan Encyclopedia, p. 381.
  2. Enshō Honkō Kokushi était un titre que lui avait conféré l'empereur Go-Mizunoo en 1626.

Bibliographie[modifier | modifier le code]