Isabella Teotochi Albrizzi

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Isabella Marin Teotochi Albrizzi, née Elisabetta Teotochi (née à Corfou en 1760, morte à Venise le 27 septembre 1836) est une auteure italienne, amatrice d'art, qui tenait un célèbre salon littéraire à Venise.

Isabella Teotochi Albrizzi

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans la famille d'aristocrates corfiotes Théotokis, elle reçoit une bonne éducation et est introduite à la littérature italienne et française. À seize ans, le 10 avril 1776, elle épouse un patricien vénitien, Carlo Antonio Marin (it) et s'installe à Venise après la naissance de leur fils, Giambattista Marin (it) en 1777. C'est là qu'elle tient son salon littéraire fréquenté par l'élite intellectuelle de l'époque, tels qu'Ippolito Pindemonte (it) (qui lui dédiera des œuvres poétiques, il l'appelait Temira), Antonio Canova, Aurelio di Giorgi Bertola, Chateaubriand, Madame de Staël, Ugo Foscolo, Lord Byron et Vittorio Alfieri.
En 1794, à trente quatre ans, elle a une liaison avec Ugo Foscolo, alors âgé de seize ans[1]. En novembre 1796, elle se remarie en secret avec Giovanni Battista VI Albrizzi (it) et transfère son salon dans sa maison de campagne (l'actuelle Villa Franchetti (it), à San Trovaso (it) di Preganziol). Le couple à un fils, Giovanni Battista Giuseppe Albrizzi (it) (1799-1860). Elle publie en 1807 I Rittrati (it), le portrait des différentes personnalités qui ont fréquenté son salon, parmi lesquels Ippolito Pindemonte, Antonio Canova, Ugo Foscolo, Lord Byron, Melchiorre Cesarotti, Vittorio Alfieri. Quelques lettres d'Isabelle nous sont parvenues.

Lord Byron dira d'elle dans une de ses lettres : « La comtesse Albrizzi, que j'ai citée, est la de Staël de Venise ; plus très jeune, mais très cultivée, simple, naturelle, très aimable avec les nouveaux venus, et, à ce que je crois, pas du tout dissolue, contrairement à la plupart des femmes. On lui doit un excellent ouvrage sur l'œuvre de Canova, ainsi qu'un volume de Caractères, entre autres publications. Elle est originaire de Corfou, mais elle a épousé un Vénitien mort — je veux dire mort depuis »[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cinzia Giorgetti, Ritratto di Isabella. Studi e documenti su Isabella Teotochi Albrizzi, Florence, Le Lettere, 1992.
  • Adriano Favaro, Isabella Teotochi Albrizzi, Gaspari Editore, Udine 2003. Préface de Alvise Zorzi. En appendice, un guide de la Villa Albrizzi-Franchetti.
  • Luisa Ricaldone, La scrittura nascosta, Paris-Florence, Champion-Cadmo, 1996.
  • Susan Dalton, Searching for Virtue : Physiognomy, Sociability and Taste in Isabella Teotochi Albrizzi's Ritratti, Eighteenth-Century Studies, 40, 1, 2006, p. 85-108.
  • Enciclopedia Italiana, 33, Rome 1937, p. 537
  • M. Dal Corso. Un émigré nel salotto Albrizzi. Le lettere di Philippe D'Arbaud Jouques a Isabella Teotochi Albrizzi, "Bollettino della Biblioteca Civica di Verona", 4, Inverno 1998-Primavera 1999, p. 119-151.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Italia Libri
  2. Lettre à Thomas Moore du 24 décembre 1816, in Lettres et Journaux Intimes, Albin Michel 1987