Isabella Colbran

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Isabella Colbran

Isabella Colbran est une chanteuse d'opéra (mezzo-soprano) espagnole née le 2 février 1785 à Madrid, et morte le 7 octobre 1845 à Castenaso, près de Bologne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Juan Colbran, est musicien de la Chapelle royale à la cour d'Espagne. Elle fait ses débuts en 1806 à Madrid, mais fait carrière en Italie. Elle devient la prima donna officielle du Théâtre San Carlo de Naples de 1811 à 1822. Rossini arrive à Naples en 1815. Elle devient l'interprète principale et l'inspiratrice du compositeur qu'elle épouse le 15 mars 1822. Ainsi, elle crée successivement Otello (1816), Armida (1817), Mosè in Egitto (1818), Ermione (1819), Maometto II (1820), Zelmira (1822). Boudée par le public, elle juge sage de mettre fin à sa carrière dès 1823.

Elle reste à Bologne alors que Rossini s'installe à Paris. Le couple divorce officiellement en 1837. Une enfant illégitime naît de cette alliance, Annette Du Tilly Lefebvre, qui voit le jour dans des circonstances nébuleuses. Elle meurt officiellement des suites d'une maladie respiratoire en 1839 mais en 1879, plusieurs gens affirment voir Annette, errant dans les rues de Paris. Des enquêteurs s'occupent de l'affaire croyant d'abord à un coup monté. En 1880, Annette Du Tilly Lefebvre se rend à la gendarmerie de Naples. L'histoire éclate alors au grand jour : Isabella Colbran avait eu une liaison extraconjugale avec le juge de paix de Bologne de l'époque et décida de cacher sa naissance pour éviter le scandale.[réf. nécessaire]

Isabella Colbran a composé quatre recueils de chansons.

Voix[modifier | modifier le code]

Au vu de la difficulté des airs que Rossini lui écrit, il semble qu'elle avait une maîtrise parfaite des trilles et triolets, des sons liés et piqués, des roulades, gammes ascendantes et descendantes, ainsi que des sauts d'octave[1]. Sa tessiture allait du sol2 au mi5 [2]. Dans des jours de grande forme vocale, elle était capable d'atteindre le fa5 [2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stendhal, Vie de Rossini (plusieurs éditions).
  • Pierre Miscevic, Divas, la Force d'un Destin, Hachette 2006 (OCLC 63376818).
    Tout le premier chapitre est consacré à Isabella Colbran.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Rizoud, "Des limites d'un exercice", Forum Opéra, 20-06-2010.
  2. a et b Giorgio Appolonia, Le voci di Rossini, Eda, Turin, 1992, p. 174.