Irom Sharmila Chanu

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Irom Chanu Sharmila

Irom Sharmila Chanu (1970 -), également connue sous le nom de Sharmila Chanu ou d'Irom Chanu Sharmila, est une femme de l'ethnie des Meiteis, majoritaire dans l'État indien du Manipur.

Elle est connue pour sa campagne contre la très controversée loi Armed Forces (Special Powers) Act, l'AFSPA, loi sur les pouvoirs spéciaux des forces armées.

Opposition à l'AFSPA[modifier | modifier le code]

Contexte local[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Manipur.

Le Manipur a été annexé en 1949 par l'Union Indienne dans un climat de contestation. Depuis naissent sporadiquement des mouvements séparatistes[1].

La loi AFSPA a été imposée depuis 1980 au Manipur et dans les autres Etats du Nord-Est de l'Inde. Elle étend de façon considérables les pouvoirs des forces de sécurité pour lutter contre des mouvements sécessionnistes[1].

L'AFSPA a mené à de nombreux actes de violence militaires, causant la mort de dizaines de milliers de personnes[1].

Grève de la faim[modifier | modifier le code]

Irom Sharmila Chanu a entamé le 4 novembre 2000, une grève de la faim qu'elle entend poursuivre jusqu'à l'abrogation de la loi AFSPA. Elle a pris cette décision de jeûne politique à la suite de l'assassinat de dix jeunes hommes par les soldats de l'organisme paramilitaire indien "Assam Riffles"[2].

La police l'arrête alors en l'accusant de tentative de suicide. Elle est condamnée à la peine maximale prévue par les lois indiennes pour un tel cas, un an. Libérée au bout de cette durée, elle poursuit sa protestation par le même moyen et est arrêtée à nouveau, vivant l'alternance d'une année de prison avec une journée de liberté. Elle est alimentée de force à l'aide d'une canule nasale[2].

Devenue une figure emblématique de la lutte de son peuple, elle inspire de nombreuses pétitions demandant sa libération.

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Le Conseil économique et social des Nations unies lance le 19 janvier 2001 un appel urgent au gouvernement indien concernant Irom Sharmila Chanu. Dans son rapport du 20 février 2003 sur les Défenseurs des Droits de l'Homme, il remercie le gouvernement indien de sa réponse du 24 octobre 2002 et regrette l'absence de réaction à ses messages suivants[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Un vent de colère souffle sur le Manipur, Ingrid Therwath
  2. a et b Irom Sharmila, dix ans de jeûne solitaire, Shoma Chaudhury
  3. (en) United Nations, Commission on Human Rights - 2003 (fichier Word, texte en anglais)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]